Penn-Maen a écrit :
C'est AMHA un sujet complexe et passionnant qui mériterait l'intervention de certaines pointures (Submarine Captain, if you heard me ...

)
Je suis tout à fait d'accord avec toi Penn-Maen. Merci en tout cas pour ta réponse et aussi pour la technique du spunding; je ne la connaissais pas.
Penn-Maen a écrit :
Plus on est bas et stable, plus les levures travaillent lentement. Ainsi, il est possible que certains sous-produits de fermentation, ré-assimilés rapidement à plus haute température, soient en partie conservé (cas du diacétyl par exemple, ou de certains composés soufrés). Ces composés peuvent être recherché dans un style et admis comme défaut dans un autre.
C'est ce que j'ai pu lire sur la fermentation de certains brasseurs. Ils réalisaient la phase exponentielle à plus base température (1 ou 2°C de différence), par rapport à la phase stationnaire, afin de moins créer et de plus ré-assimilé de sous-produit. Après comme tu me l'a expliqué, tout dépend du style de bière désirée.
Dr Martin a écrit :Est-ce que ça a pas un rapport avec le fait que plus la bière est froide moins le CO2 a envie de se barrer ? Comme lors du resucrage avant mise en bouteille, plus le moût est froid plus on considère qu'il est chargé en CO2, et si il réchauffe ça libere le CO2 donc on sucre moins
A la fin de la fermentation tu as en effet à prendre en compte le CO2 résiduel, afin de déterminer la quantité de sucre à ajouté et ainsi obtenir la carbonatation souhaitée....oû même pour éviter de créer une bombe

Plus le température et froide et plus le niveau de CO2 résiduel contenu dans la bière est important. Il y a comme un effet de succion dans le fermenteur, qui réinjecte le CO2 directement dans la bière. Chose que l'on peu remarqué au niveau du liquide dans le barboteur qui se trouve aspiré, surtout pendant un cold crash
Pinchart a écrit :Dans le même ordre d'idées, est-ce que la température de service peut jouer sur la tenue de mousse et la gazéification?
Je me pose la question car j'ai fait une IPA à la mandarine que je dégustais à la sortie du frigo. J'avais peu de mousse ou une mousse qui s'évanouissait rapidement. J'avais mis cela sur le compte des huiles du zeste de mandarine que j'avais mis dans l'ébullition. Mais, ce week-end, j'ai voulu la faire goûter à quelqu'un et je n'en avais plus au frigo. J'ai pris le risque d'en servir une à température de ± 18°. Et, là, miracle, belle mousse qui tient bien dans le verre.
Est-ce que je servais les autres à trop basse température ou est-il possible que ce soit dû à une autre facteur ?
C'est étrange j'aurais dit le contraire. Plus la bouteille est fraiche et plus elle est gazéifié (pétillante). Si on admet que chaque bouteille possède le même niveau de carbonatation, et que l'on se base sur le principe du CO2 résiduel.
Pour la création et la tenu de mousse, il y a dans certain cas un rapport avec la quantité de protéine contenu dans ta bière. Il y a d'autres éléments qui agissent, tu trouveras certaines réponses dans ce post:
ftopic19506.html
Mais ça n'explique pas cette différence de mousse en fonction de la température. Ta bière au frigo était-elle toute aussi pétillante que celle à 18°C ou moins ?