La France se situe au 2ème rang européen de substances actives vendues avec 66 659 tonnes* après l’Espagne (69 587 tonnes) et devant l’Italie (49 011 tonnes). En termes d’utilisation, la France est au 9ème rang européen avec 2,3 kg / ha.
Si on sort des chiffres, il serait peut-être plus utile de faire une comparaison par production. Parce qu'entre les cultures fourragères (ouest), les fruitiers (sud), les vignes (partout) et les céréales (nord) la différence doit être sensible
(pour être exact, elle était de 1 à 12 en 2016...) Est-ce aussi volontaire que dans le propos "9ème rang européen" on occulte qu'avant la France se trouve certains pays toujours considérés comme vertueux et régulièrement cité en exemple
(Allemagne en tête, vous savez, ce petit pays qui a voté "pour". Mais aussi la Belgique et les Pays-bas) ? Ou qu'on occulte les efforts drastiques fait en France depuis peu de temps
(il y en avait bien besoin ceci dit) ? Le bashing des agros français, c'est gentil, mais faudrait aussi comparer le niveau d'étude de ceux qui s'installent aujourd'hui versus ceux qui se sont installés il y a 30 ou 40 ans, ainsi que ce qu'on leur demandait à l'époque, et surtout stopper le gros amalgame entre les cultures. Tous les agros ne sont pas à mettre dans le même sac
Pour ce qui est du bio local, ça semble presqu'une évidence*. Pour ce qui est du bio "générique", il faudrait déjà que les états se mettent d'accord sur la définition du terme bio, puis que les "labels" se mettent aussi d'accord... Certains pays autorisent des cultures bio a recevoir 3 ou 4 traitements (ex: des citrons traités à l'Hydrazil en Espagne), avant une livraison par gros semi-remorque tout aussi consommateur et pollueur. Pour les labels, comme dit Bazoo, c'est parfois une vaste blague.
- c'est plus cher
au supermarché, là où 95% des gens qui gagnent le smic avec 2 ou 3 personnes à charge font leur course : oui. Directement chez le producteur : ça dépend. Dire qu'acheter du bio permet à la filière de se développer : oui. Dire que les agris bio s'en tirent mieux : oui si vous achetez en direct. Si vous achetez en GMS, revenez me le dire quand vous aurez assisté à une négociation avec certains acheteurs, on en reparlera
Ma réponse est trollesque, j'assume. Des 2 cotés (conventionnels ou bio), chacun a des arguments, des bons et des moins bons. Le truc qui m'ennuie le plus, c'est que autant d'un coté des efforts —souvent couteux dans une activité souvent exsangue— ont été fait pour changer les pratiques, autant l'autre coté juge tout aussi souvent que ce n'est pas assez ou pas assez vite. On assiste alors à un dialogue de sourd, chacun campant sur ses positions. Puis à une radicalisation partisane bi-latérale et totalement non constructive.
La question pourrait aussi être posée comme suit: - Préférez vous utiliser des matières premières issues de l'agriculture biologique ou de l'agriculture chimique?
dis mon chéri, tu préfères manger un bon steak de soja brésilien ou un méchant morceau de vache morte ?
@moron : pardon pour la digression. Si mes propos sont jugés trop HS, n'hésite à contacter la modération, il y en a bien un qui se dévouera pour la suppression...
PM, troll de combat, fournisseur de popcorn
*presque car je connais des paysans qui "redécouvre" des trucs très sympa depuis leur conversion. Si la "carie du blé" parle à certains et qu'ils ont un traitement bio et miraculeux, ça les intéresse fortement, parce que le dernier a en avoir senti sur la ferme, c'était le grand-père dans les années 60... Et j'ai bien dit senti, pas vu : à l'odeur, on dirait vraiment du poisson pourri.