Discussion générale ⇒ Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
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benboum
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
- Pas besoin de lire l'article sur les vitamines, car effectivement certaines vitamines ont été synthétisées et leur composition moléculaire n'est pas identique. A partir de là, il est clair que leur efficacité n'est pas la même. Ce n'est pas un secret, on ne s'alimente pas n'importe comment et on complète avec des vitamines de synthèse. Crudité, jus de fruits, rien de tel.
- Non cela ne concerne pas que pour les médicaments, tu ne peux pas importer n'importe quoi, n'importe comment. On n'est pas dans les années 60.
- ton article de "Marianne" (sources un peu plus sérieuses please...) qui lie la disparition des abeilles au DDT.... Ce produit n'est plus utilisé depuis les année 70. Alors que c'était le plein boum des abeilles. Les premières mesures prises dans la disparition des abeilles était le retrait de certaines pesticides. Ce n'a en rien changé la mortalité des abeilles et on sait aujourd'hui que la cause est virale.Du moins pour l'Europe et les USA, en Chine il est vrai que c'est l'usage massif d'insecticide. Ceci dit, penses-tu qu'un pesticide bio ou un pesticide chimique soit bon pour les abeilles dans les 2 cas?
- ton article sur les oiseaux ne mentionne pas de la chimie. On y parle et à juste titre de l'urbanisation importante et de l'absence de zones vertes en milieu urbain et du schéma agricole.
- Non cela ne concerne pas que pour les médicaments, tu ne peux pas importer n'importe quoi, n'importe comment. On n'est pas dans les années 60.
- ton article de "Marianne" (sources un peu plus sérieuses please...) qui lie la disparition des abeilles au DDT.... Ce produit n'est plus utilisé depuis les année 70. Alors que c'était le plein boum des abeilles. Les premières mesures prises dans la disparition des abeilles était le retrait de certaines pesticides. Ce n'a en rien changé la mortalité des abeilles et on sait aujourd'hui que la cause est virale.Du moins pour l'Europe et les USA, en Chine il est vrai que c'est l'usage massif d'insecticide. Ceci dit, penses-tu qu'un pesticide bio ou un pesticide chimique soit bon pour les abeilles dans les 2 cas?
- ton article sur les oiseaux ne mentionne pas de la chimie. On y parle et à juste titre de l'urbanisation importante et de l'absence de zones vertes en milieu urbain et du schéma agricole.
Tout n'est pas cirrhose dans la vie!!!
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momie
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
pour les oiseaux
l'article stipule : Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d’agriculture et à la disparition de l’habitat. «C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes», explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude.
pour les insectes
l'article stipule : Dès les années 60, la naturaliste américaine Rachel Carson décrivait dans son best-seller Silent Spring la lente éradication des peuplements d'oiseaux par l'usage irréfléchi du DDT et d'autres insecticides organochlorés. (c'est ton commentaire, mais il faut lire la suite)
Adieu abeilles, papillons, oiseaux
Un danger plus redoutable nous menace avec l'usage des insecticides néonicotinoïdes, dont la molécule dérive de celle de la nicotine. Cette dernière, cause de l'addiction des fumeurs de tabac, est aussi un très puissant insecticide utilisé entre les deux guerres mondiales. Au début des années 90, les chimistes ont mis au point de nouvelles molécules dont l'imidaclopride, la clothianidine ou le thiamethoxam aussi insecticides que la nicotine, mais d'une plus grande stabilité moléculaire. Elles ont aussi pour « avantage » d'être « systémiques » : elles passent directement du sol dans les plantes par absorption radiculaire et pénètrent via la sève jusqu'à l'extrémité des pousses des feuilles et des feurs. Elles se maintiennent au-delà de deux ans dans les sols, de sorte que, plusieurs saisons après l'épandage, d'autres plantes seront contaminées. .......
Depuis l'introduction des néonicotinoïdes en 1995, on observe un effondrement du nombre d'abeilles et une dégénérescence des ruches. En France, le nombre de ruches a chuté de 2 millions en 1996 à 600 000 aujourd'hui.Simultanément s'observe une réduction brutale du nombre de pollinisateurs sauvages et, au-delà, de l'ensemble des insectes, comme l'a montré la récente campagne nationale de dénombrement des papillons. Diverses recherches, dont certaines effectuées en France, ont démontré la responsabilité directe des néonicotinoïdes dans cette hécatombe
contamination de l'air par les pesticides : http://www.observatoire-pesticides.gouv ... r_2006.pdf
produits chimiques et cancers : http://www.passeportsante.net/fr/Actual ... -chimiques
extrait : On sait maintenant que certaines substances jouent un rôle déterminant dans l’apparition de ce cancer : 17 produits cancérigènes hautement prioritaires ont été répertoriés. Parmi eux, figurent des produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres substances d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des dissolvants, des textiles antitaches, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable
http://webcache.googleusercontent.com/s ... ent=ubuntu
Depuis les années 1930, la production mondiale de produits chimiques a été multipliée par 400. Parmi les 100000 substances chimiques recensées dans l’Union européenne , 30 000 sont produites à plus d’une tonne par an. Toutefois, moins de 3 000 produits ont fait l’objet d’analyses approfondies quant à leur dangerosité et à l’évaluation formelle et quantifiée des risques toxiques et écotoxiques . Certaines de
ces substances peuvent avoir des effets nocifs importants sur l’environnement et la santé, même à faible dose. Parmi celles-ci, on peut citer les amines aromatiques et goudrons de houille utilisés en milieu professionnel, impliqués dans les cancers de la vessie (2 à 14 % des cas), le benzène auquel sont attribuées 5 à 18 % des leucémies et divers produits (bois, nickel, chrome...)responsables de 7 à 40 % des cancers naso-sinusiens 4 . Certains produits suscitent également des inquiétudes du fait de leur caractère persistant dans les milieux, de la difficulté à les mesurer et de la méconnaissance de leur impact environnemental et sanitaire à long terme.
Je ne suis pas certain que toutes les infos que j'ai diffusés soit toutes 100% vérifiés
Mais qu'en tu indiques que le monde de la chimie est proche du monde des bisounours et que leurs seuls intérêts est notre bonheur, excuse moi mais j'ai de nombreux doutes
En effet tu as tes idées, c'est ton droit, j'ai les miennes (pas toutes fausses je pense...)
Soit on pense que tout va bien dans ce monde (tu n'es pas seul benboum, c'est la majorité et elle est confiante)
Soit on a des doutes sur l'avenir de l'orientation actuelle de notre société ...
mais ce forum et ce sujet n'est pas adapté sur ce genre de conversation
J’arrête donc maintenant cette discussion et je vais allez me boire une bonne bière ... bio a ma façon
l'article stipule : Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d’agriculture et à la disparition de l’habitat. «C’est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l’environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes», explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l’étude.
pour les insectes
l'article stipule : Dès les années 60, la naturaliste américaine Rachel Carson décrivait dans son best-seller Silent Spring la lente éradication des peuplements d'oiseaux par l'usage irréfléchi du DDT et d'autres insecticides organochlorés. (c'est ton commentaire, mais il faut lire la suite)
Adieu abeilles, papillons, oiseaux
Un danger plus redoutable nous menace avec l'usage des insecticides néonicotinoïdes, dont la molécule dérive de celle de la nicotine. Cette dernière, cause de l'addiction des fumeurs de tabac, est aussi un très puissant insecticide utilisé entre les deux guerres mondiales. Au début des années 90, les chimistes ont mis au point de nouvelles molécules dont l'imidaclopride, la clothianidine ou le thiamethoxam aussi insecticides que la nicotine, mais d'une plus grande stabilité moléculaire. Elles ont aussi pour « avantage » d'être « systémiques » : elles passent directement du sol dans les plantes par absorption radiculaire et pénètrent via la sève jusqu'à l'extrémité des pousses des feuilles et des feurs. Elles se maintiennent au-delà de deux ans dans les sols, de sorte que, plusieurs saisons après l'épandage, d'autres plantes seront contaminées. .......
Depuis l'introduction des néonicotinoïdes en 1995, on observe un effondrement du nombre d'abeilles et une dégénérescence des ruches. En France, le nombre de ruches a chuté de 2 millions en 1996 à 600 000 aujourd'hui.Simultanément s'observe une réduction brutale du nombre de pollinisateurs sauvages et, au-delà, de l'ensemble des insectes, comme l'a montré la récente campagne nationale de dénombrement des papillons. Diverses recherches, dont certaines effectuées en France, ont démontré la responsabilité directe des néonicotinoïdes dans cette hécatombe
contamination de l'air par les pesticides : http://www.observatoire-pesticides.gouv ... r_2006.pdf
produits chimiques et cancers : http://www.passeportsante.net/fr/Actual ... -chimiques
extrait : On sait maintenant que certaines substances jouent un rôle déterminant dans l’apparition de ce cancer : 17 produits cancérigènes hautement prioritaires ont été répertoriés. Parmi eux, figurent des produits chimiques présents dans l'essence, le gasoil et autres substances d'échappement des véhicules, ainsi que des ignifuges, des dissolvants, des textiles antitaches, des décapants à peinture et des dérivés de désinfectants utilisés dans le traitement de l'eau potable
http://webcache.googleusercontent.com/s ... ent=ubuntu
Depuis les années 1930, la production mondiale de produits chimiques a été multipliée par 400. Parmi les 100000 substances chimiques recensées dans l’Union européenne , 30 000 sont produites à plus d’une tonne par an. Toutefois, moins de 3 000 produits ont fait l’objet d’analyses approfondies quant à leur dangerosité et à l’évaluation formelle et quantifiée des risques toxiques et écotoxiques . Certaines de
ces substances peuvent avoir des effets nocifs importants sur l’environnement et la santé, même à faible dose. Parmi celles-ci, on peut citer les amines aromatiques et goudrons de houille utilisés en milieu professionnel, impliqués dans les cancers de la vessie (2 à 14 % des cas), le benzène auquel sont attribuées 5 à 18 % des leucémies et divers produits (bois, nickel, chrome...)responsables de 7 à 40 % des cancers naso-sinusiens 4 . Certains produits suscitent également des inquiétudes du fait de leur caractère persistant dans les milieux, de la difficulté à les mesurer et de la méconnaissance de leur impact environnemental et sanitaire à long terme.
Que tu travailles dans la chimie, c'est ton droit,benboum a écrit :Non cela ne concerne pas que pour les médicaments, tu ne peux pas importer n'importe quoi, n'importe comment. On n'est pas dans les années 60.
Je ne suis pas certain que toutes les infos que j'ai diffusés soit toutes 100% vérifiés
Mais qu'en tu indiques que le monde de la chimie est proche du monde des bisounours et que leurs seuls intérêts est notre bonheur, excuse moi mais j'ai de nombreux doutes
En effet tu as tes idées, c'est ton droit, j'ai les miennes (pas toutes fausses je pense...)
Soit on pense que tout va bien dans ce monde (tu n'es pas seul benboum, c'est la majorité et elle est confiante)
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J’arrête donc maintenant cette discussion et je vais allez me boire une bonne bière ... bio a ma façon
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Alpaca
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
J'adore les yeux, on dirait Charles Pasqua!momie a écrit : Voila ce que je pense de notre société par rapport a la chimie![]()
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Alpaca
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
Jamais entendu parler de ça (l'hypothèse virale). Pesticide bio ou pas = Pesticide.benboum a écrit :-
Les premières mesures prises dans la disparition des abeilles était le retrait de certaines pesticides. Ce n'a en rien changé la mortalité des abeilles et on sait aujourd'hui que la cause est virale.Du moins pour l'Europe et les USA, en Chine il est vrai que c'est l'usage massif d'insecticide. Ceci dit, penses-tu qu'un pesticide bio ou un pesticide chimique soit bon pour les abeilles dans les 2 cas?
Comment expliques-tu que les abeilles meurent moins en ville? (où il n'y a pas de pesticides justement, bio ou pas)
Assez drôle l'idée que chez nous c'est pas les pesticides, mais chez les autres oui! On utilise (et surtout les américains) moins d'insecticide que les chinois? Pas les mêmes? Ca parait quand même un peu bancal...
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pechou
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
Salut,
Il n'y a pas de systémie chez les insecticides biologiques car ils agissent le plus souvent par contact.
De plus, la rémanence est bien plus faible car ils sont pour la plupart photosensibles.
Pour info, une simple huile de colza (celle de la cuisine) est un très bon insecticide, et pourtant, sa nocivité est quasi nulle pour l'Homme
Bonne soirée.
Pas tout à fait.Pesticide bio ou pas = Pesticide.
Il n'y a pas de systémie chez les insecticides biologiques car ils agissent le plus souvent par contact.
De plus, la rémanence est bien plus faible car ils sont pour la plupart photosensibles.
Pour info, une simple huile de colza (celle de la cuisine) est un très bon insecticide, et pourtant, sa nocivité est quasi nulle pour l'Homme
Bonne soirée.
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picobrasseur
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
Ca tourne toujours au carnage et à l'affrontement Bio/antibio, c'est dommage.
Je lis aussi que le bio est juste un attrape Bobo. Ca me fait bien marrer quand je vois des cultivateurs en conventionnel qui viennent acheter des légumes Bio à notre marché à la ferme, ainsi que ma bière (pas bio car non certifiée) ...
Dans le fil de discussion, il me semble que l'on met trop en opposition des initiatives individuelles, alias des personnes sans label qui sont en quasi Bio, et la certification Bio (forcément critiquable et perfectible). Je m'interroge sur la bonne façon de donner à un consommateur une visibilité (autrement dit une confiance) sur le mode de culture d'un agriculteur donné, sans avoir recours à une certification --> Si c'est pas mon pote, comment je sais qu'il est pas en train de m' enfumer ?
En particulier, et sans vouloir lancer un autre débat, pratiquement tous les agriculteurs se réclament aujourd'hui d'une agriculture raisonnée, sans qu'on sache bien de quoi il s'agit et ce que ça change, et pour l'environnement, et pour le consommateur...
Alors j'aurais envie de retourner la question et demander: que devrait être une bière Bio ?
Pour ma part, il est évident que c'est avec du malt Bio, d'une part je crois savoir que les pesticides sont principalement accumulés sur l'enveloppe du grain et que celle-ci est par conséquent présente dans le malt. Par ailleurs je pense aux modes culturaux, et même sans accumulation de pesticide sur l'enveloppe du grain, je ne suis pas heureux à penser à la perturbation de la chaine alimentaire de la faune locale, à la manipulation de poison par mes amis agriculteurs qui prennent un risque pour leur propre santé, ainsi qu'à la contamination des sols et nappes phréatiques. Côté houblon je connais moins les impacts. Dans un deuxième temps, si l'on peut éviter les additifs , tels qu'Irish Moss ou correction de ph de l'eau, ça me semble pas mal. Je ne veux pas faire de la chimie industrielle lorsque je brasse. C'est mon choix et je n'empêche personne de faire différemment.
Je suis sincèrement intéressé pour avoir les idées de chacun sur ce que devrait être un label 'Bio' pour une bière. Il y a eu beaucoup de critiques virulentes à l'égard du label Bio dans ce post, aussi, serait-il possible d'avoir des propositions de ce que serait une reconnaissance (alias un certificat à l'attention des clients) adaptée pour une bière Bio (je ne sais pas quoi mettre d'autre comme dénomination pour ne froisser personne) ?
Je lis aussi que le bio est juste un attrape Bobo. Ca me fait bien marrer quand je vois des cultivateurs en conventionnel qui viennent acheter des légumes Bio à notre marché à la ferme, ainsi que ma bière (pas bio car non certifiée) ...
Dans le fil de discussion, il me semble que l'on met trop en opposition des initiatives individuelles, alias des personnes sans label qui sont en quasi Bio, et la certification Bio (forcément critiquable et perfectible). Je m'interroge sur la bonne façon de donner à un consommateur une visibilité (autrement dit une confiance) sur le mode de culture d'un agriculteur donné, sans avoir recours à une certification --> Si c'est pas mon pote, comment je sais qu'il est pas en train de m' enfumer ?
En particulier, et sans vouloir lancer un autre débat, pratiquement tous les agriculteurs se réclament aujourd'hui d'une agriculture raisonnée, sans qu'on sache bien de quoi il s'agit et ce que ça change, et pour l'environnement, et pour le consommateur...
Alors j'aurais envie de retourner la question et demander: que devrait être une bière Bio ?
Pour ma part, il est évident que c'est avec du malt Bio, d'une part je crois savoir que les pesticides sont principalement accumulés sur l'enveloppe du grain et que celle-ci est par conséquent présente dans le malt. Par ailleurs je pense aux modes culturaux, et même sans accumulation de pesticide sur l'enveloppe du grain, je ne suis pas heureux à penser à la perturbation de la chaine alimentaire de la faune locale, à la manipulation de poison par mes amis agriculteurs qui prennent un risque pour leur propre santé, ainsi qu'à la contamination des sols et nappes phréatiques. Côté houblon je connais moins les impacts. Dans un deuxième temps, si l'on peut éviter les additifs , tels qu'Irish Moss ou correction de ph de l'eau, ça me semble pas mal. Je ne veux pas faire de la chimie industrielle lorsque je brasse. C'est mon choix et je n'empêche personne de faire différemment.
Je suis sincèrement intéressé pour avoir les idées de chacun sur ce que devrait être un label 'Bio' pour une bière. Il y a eu beaucoup de critiques virulentes à l'égard du label Bio dans ce post, aussi, serait-il possible d'avoir des propositions de ce que serait une reconnaissance (alias un certificat à l'attention des clients) adaptée pour une bière Bio (je ne sais pas quoi mettre d'autre comme dénomination pour ne froisser personne) ?
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pechou
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
Bonsoir,
Surtout que le coût de production est plus important en bio donc il y aura une répercussion sur le prix de vente, qu'il faudra forcément justifier auprès du consommateur si tu vends au prix d'un produit certifié bio (alors que tu n'as pas la certification).
Du coup, ça devient vite un casse-tête.
De plus, ça dépend des productions des régions, des parcelles, des agriculteurs, ...
Si tu as des questions plus précises, je pourrai surement t'aider et te renseigner vu que je travaille dans ce milieu.
Bonne soirée.
Un débat est constructif que si y'a argumentation. Je ne trouve pas que cela soit un débat stérile et inintéressant.Ca tourne toujours au carnage et à l'affrontement Bio/antibio, c'est dommage.
La certification bio n'est pas obligatoire si tu fais uniquement de la vente directe car tu peux communiquer directement auprès du consommateur sur ton processus de production mais dès que tu commences à vendre à un intermédiaire, comment les clients de celui-ci peuvent ils être sur de la "qualité" de ce qu'ils achètent sans certification? C'est là que ça devient presque "obligatoire".Dans le fil de discussion, il me semble que l'on met trop en opposition des initiatives individuelles, alias des personnes sans label qui sont en quasi Bio, et la certification Bio (forcément critiquable et perfectible). Je m'interroge sur la bonne façon de donner à un consommateur une visibilité (autrement dit une confiance) sur le mode de culture d'un agriculteur donné, sans avoir recours à une certification --> Si c'est pas mon pote, comment je sais qu'il est pas en train de m' enfumer ?
Surtout que le coût de production est plus important en bio donc il y aura une répercussion sur le prix de vente, qu'il faudra forcément justifier auprès du consommateur si tu vends au prix d'un produit certifié bio (alors que tu n'as pas la certification).
Du coup, ça devient vite un casse-tête.
Ce n'est pas aux agriculteurs de communiquer, mais aux coopératives (voir à l'industrie agro-alimentaire, cliente des coopératives) qui, le plus souvent, font le conseil et suivi cultural...En particulier, et sans vouloir lancer un autre débat, pratiquement tous les agriculteurs se réclament aujourd'hui d'une agriculture raisonnée, sans qu'on sache bien de quoi il s'agit et ce que ça change, et pour l'environnement, et pour le consommateur...
De plus, ça dépend des productions des régions, des parcelles, des agriculteurs, ...
Si tu as des questions plus précises, je pourrai surement t'aider et te renseigner vu que je travaille dans ce milieu.
Bonne soirée.
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picobrasseur
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
Bonjour,
Je te remercie pour ta réponse. Je n'ai pas de question plus précise que celle que j'ai posée; j'ai lu beaucoup de critiques sur la certification Bio mais peu de propositions d'amélioration.
Dans tes réponses/questions, tu fais écho aux questions que je crois avoir posées: comment donner la visibilité au client du respect d'un cahier des charges, d'une éthique de culture autrement que par une certification ? Personnellement je ne vois pas.
A la ferme, nous avons pas mal critiqué Ecocert, n'empêche, quelle solution alternative ? Il y a cependant d'autres agences de certification ...
Après, quand tu dis: Ce n'est pas aux agriculteurs de communiquer, mais aux coopératives (voir à l'industrie agro-alimentaire, cliente des coopératives) qui, le plus souvent, font le conseil et suivi cultural...
De plus, ça dépend des productions des régions, des parcelles, des agriculteurs, ...
Il me semble qu'on dit aussi la même chose: aucune clarté sur le contenu pour le client. Cependant, si c'est à la coopérative de communiquer c'est qu'on n'est plus en vente directe et dans ce cas, il me semble que tu attribues à la coopérative le rôle d'agent certificateur, c'est à dire le faire valoir auprès de l'acheteur direct; le transformateur ou le revendeur, encore faut-il que cette valorisation soit palpable pour le client final: quel moyen de mesure sinon certification exerne (Bio par exemple) ou spécifique au réseau (Banette je crois fonctionne de cette façon pour ses farines avec des CDC spécifiques) ?
Je te remercie pour ta réponse. Je n'ai pas de question plus précise que celle que j'ai posée; j'ai lu beaucoup de critiques sur la certification Bio mais peu de propositions d'amélioration.
Dans tes réponses/questions, tu fais écho aux questions que je crois avoir posées: comment donner la visibilité au client du respect d'un cahier des charges, d'une éthique de culture autrement que par une certification ? Personnellement je ne vois pas.
A la ferme, nous avons pas mal critiqué Ecocert, n'empêche, quelle solution alternative ? Il y a cependant d'autres agences de certification ...
Après, quand tu dis: Ce n'est pas aux agriculteurs de communiquer, mais aux coopératives (voir à l'industrie agro-alimentaire, cliente des coopératives) qui, le plus souvent, font le conseil et suivi cultural...
De plus, ça dépend des productions des régions, des parcelles, des agriculteurs, ...
Il me semble qu'on dit aussi la même chose: aucune clarté sur le contenu pour le client. Cependant, si c'est à la coopérative de communiquer c'est qu'on n'est plus en vente directe et dans ce cas, il me semble que tu attribues à la coopérative le rôle d'agent certificateur, c'est à dire le faire valoir auprès de l'acheteur direct; le transformateur ou le revendeur, encore faut-il que cette valorisation soit palpable pour le client final: quel moyen de mesure sinon certification exerne (Bio par exemple) ou spécifique au réseau (Banette je crois fonctionne de cette façon pour ses farines avec des CDC spécifiques) ?
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
je crois que personne n'est antibio sauf les tiquespicobrasseur a écrit :Ca tourne toujours au carnage et à l'affrontement Bio/antibio, c'est dommage.
C'est bien le fait de vouloir à tout prix distinguer les choses qui donne lieu à un affrontement. Y'a jamais eu d'impolitesse avant l'invention de la politesse. Qui a instauré la politesse? Et dans quel but? A quoi sert elle dans l'absolu? Est elle bénéfique?
tu goute et si tu es pro bio tu devrai savoir faire la différencepicobrasseur a écrit :Je m'interroge sur la bonne façon de donner à un consommateur une visibilité (autrement dit une confiance) sur le mode de culture d'un agriculteur donné, sans avoir recours à une certification --> Si c'est pas mon pote, comment je sais qu'il est pas en train de m' enfumer ?
mais c'est sur que qu'avec une vision de la sorte, la confiance on est pas prêt de la trouver. Je sais bien que c'est notre société qui veut ça mais bon si pour toi confiance = traçabilité, je te renvois au dictionnaire.
De la traçabilité ça coute de l'argent, ça donne des contraintes supplémentaires aux producteurs autres que celles qui sont essentielles à savoir bien produire, ça fait encore gonfler le prix final bref ça fait chier tout le monde sauf le type qui préfère payer pour le service et l'intermédiaire qui lui évite de s'intéresser à la chose, autrement dit de se déplacer vers le producteur ou de s'intéresser au producteur (en effet pas facile avec des intermédiaire mais a t'on vraiment besoin d'intermédiaire, pas facile non plus quand on est en ville mais est ce que la difficulté est une excuse quand on est censé acheter le produit qui porte une marque particulière donc une marque auxquels on attache un intérêts? pour moi on est pas loin de l'attitude bobo).
Sans lien, sans accueil,sans bonne volonté, sans confiance, je suis d'accord avec toi sur le fait que le label a toute sa place mais sans lien, sans acceuil, sans bonne volonté, sans confiance notre société est absurde. Donc il a toute sa place dans une société absurde telle que la notre. Donc la réponse à ta question pour moi et je le redis (je ne sais même pas pourquoi d'ailleurs) c'est à la base qu'il faut la chercher....
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Penn-Maen
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Miss Vilaine ¯\_(ツ)_/¯ - Brasseur : Amateur
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Re: Que faut-il pour pouvoir appeler une bière bio ?
une partie de l'amélioration possible serait de peut-être confier la certification à une entité totalement publique, dont ce ne serait qu'une activité parmi d'autres.
Pourquoi publique ? Car il n'y aurait dans ce cas pas (ou moins) de souci de "rentabilité", de vendre de la certif pour la certif qui fini fatalement par une baisse des exigences.
En tête, j'ai la DSV par exemple, ou la DGCCRF.
Pourquoi publique ? Car il n'y aurait dans ce cas pas (ou moins) de souci de "rentabilité", de vendre de la certif pour la certif qui fini fatalement par une baisse des exigences.
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Regarde, écoute, questionne, apprend, transmet, recommence sans cesse
Disclaimer : je dis certainement plus de conneries que la moyenne, alors vérifiez !
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