Salut,
Je suis bien content de tomber sur ce post car c'est exactement le sujet sur lequel j'essaye d'y voir plus clair en ce moment !
J'étais perdu entre carbonatation des fûts et des bouteilles mais j'ai finalement compris qu'il y avait une différence notoire...
J'ai pas encore fini mes recherches et donc je ne maîtrise pas encore tout (loin de là...).
Pour la refermentation en bouteille, il y a en effet, une distinction à faire entre taux de CO2 dans la bière avant embouteillage et le taux de C02 généré par le travail des levures lors de l'ajout de sucre en bouteille.
Pour ceux qui n'ont pas de fermenteur à contrepression (comme moi...), le taux de CO2 dans la bière avant embouteillage ne dépend que de la pression atmosphérique (que l'on va considérer stable à 1 atm soit 101325 Pa) et de la température de la bière à l'embouteillage (sous réserve qu'il n'y ait pas eu de grosses variation dans les heures qui précèdent ce moment probablement le plus chiant de la fabrication de la bière...

).
Les taux annoncés dans le tableau me semblent énorme mais bon... je vais continuer de regarder ça. Dans le cas de l'eau, la concentration du CO2 à saturation se mesure en mg/l et non en g/l - Une eau en équilibre avec l'air ne contient à 20°C que 0,53 mg/l de CO2. Bon là, on est dans une situation différente car logiquement le volume libre au-dessus de la bière est censé être à 100% composé de CO2 et à une pression = 1 atm. Pas le temps, là, de regarder ça de plus près mais on doit pouvoir du coup savoir quelle est la concentration résiduelle de CO2 dans la bière en fonction de la t°.
Pour le sucrage, la transformation du sucre en alcool et CO2 dépend bien-sûr de la T° (il faut être dans les plages de travail des levures et le laisser sa bière refermenter suffisamment longtemps). Après l'équilibre entre la phase gazeuse au-dessus de la bière et la bière variera aussi en fonction de la T°.
Pour rappel : C6H12HO6 --> 2 C2H5OH + 2CO2 + 25 Calories
Chaque gramme de Sucre/litre ajouté va donner environ 0,48 g/l de CO2 (je ne prends pas en compte ce qui se barre sous forme de gaz et va venir augmenter la pression du volume libre entre la surface de la bière et la capsule... je ne sais pas combien ça représente mais je pense qu'on est pas trop loin de la vérité).
Masse molaire du CO2 = 44 g/mol --> nombre de mole de CO2 = 0,109 --> Volume molaire à 18°C (T° à laquelle je mets en bouteille) = 23,88 litres -->Pour 1 g de sucre, Volume de CO2 =0,26 litres/l.
Dans le tableau, prenons l'exemple du sucrage à 170 g pour 19 litres --> taux de 8,94 gr/litres --> d'après mes calculs, ça donne : 2,32 Vol Co2/volume soit un peu au-dessus de ce qui est donné. Sans doute ce CO2 qui se barre de la bière pour aller équilibrer le CO2 dans la bière et la phase gazeuse entre surface de la bière et capsule.
A creuser encore donc... Mais merci pour ce tableau qui va bien me servir !
Mais ça m'amène à une question : quelle est la limite de pression des capsules et ou bouteilles BrouBrou ?
J'aime bien faire des blanches et en théorie, il est recommandé pour coller parfaitement au style de carbonater entre 6 et 9 g/l de CO2 soit une grosse pression au final qui représente un sucrage aux environs de 15 g/l en tenant compte du CO2 résiduel à 18°C.
Jamais essayé... Pour le moment, je me suis contenté de 8 g/l et ça assure déjà pas mal.
Désolé pour ce post à rallonge...
Ciao.
Sylvain-Elfy
Apporter sa bière à l'édifice, c'est un peu comme filer un coup de pain...