yougze a écrit :Submarine Captain, j'ai vraiment l'impression de lire une encyclopédie de la bière quand je lis test posts : il y a tout dedans : renseignements techniques, explications scientifiques et historiques : en bref, tout ce que j'attends et qui permet de bien comprendre ce que je fais !
Merci, on fait ce qu'on peut...
yougze a écrit :The Submarine Captain a écrit :ça fait en gros deux siècles que les Britons brassent comme ça. Si ça posait problème, ça se saurait.
Justement, ce sont des Britons !
Justement, ce sont eux qui ont, avec la révolution industrielle au XVIIIe Siècle, les premiers à approcher le brassage de manière rationnelle, thermomètre, densimètre, puis microscope, etc., parce que l'industrialisation signifiait des grosses quantités, donc du pognon, en particulier beaucoup de capital investi, donc de pertes en cas de problème, donc y'avait une solide motivation à optimiser les processus. L'infu monopalier est une de ces optimisations de processus, rendue possible par des malts anglais relativement bien transformés pour l'époque, là où les Allemands, ayant des malts moins bien transformés, ont longtemps dû garder des processus par décoction dispendieux du point de vue énergétique.
yougze a écrit : ... je peux donner des coups de chauffe réguliers pour maintenir le palier : ça fera donc pas mal le yoyo (dans la limite de la plage de température définie). Mais d'après tes explications ça ne devrait pas poser de pb.
C'est quand même délicat, les coups de chauffe,dans le sens où il faut touiller en permanence pour éviter d'avoir de trop grosses disparités de température dans la maîche. Typiquement, l'outillage pour ce genre de chose est de l'ordre de la cuve chauffée à la vapeur, ce qui donne une chaleur bien mieux répartie qu'avec un brûleur à gaz ou des corps de chauffe électriques. Donc faut y aller un peu prudemment.
Pas mal de brasseurs amateurs britanniques ou nord-américains font leurs infus monopalier dans des glacières en plastique, soit dit en passant, justement à cause de ces histoires de maintien de température.
yougze a écrit :OK, ce sera un demi sachet alors : la levure est encore quelque chose de précieux à mes yeux !

Pas forcément un bon calcul. Entre le coût d'un demi sachet de levure et celui d'un brassin au complet qui démarre moins bien...

A moins que tu aies un 2e brassin à 10 litres prévu dans les tous prochains jours ?
yougze a écrit :Le nain brasseur a écrit :Niveau houblonnage si tu aime bien pousse encore le magnum à 15g là tu auras quelque chose d'explosif

OK, mais je vais y aller molo quand même, pcq je ne serai pas seul à boire ces 10L !

bah, 43 IBU pour 6,5% si ton houblon aromatique est bien accentué, surtout avec un houblonnage à cru (dry hopping), tu serais surpris de la manière dont ce genre de bière, ou même des choses plus musclées dans les 50, 60, 65 IBU, peuvent cartonner même avec des palais a priori pas très aguerris...
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)