Pourquoi Popotte ? Parce que, à défaut de fourquet, j'ai utilisé un presse-purée pour mon premier brassin. (et puis "He Roger, tu me mets une triple popotte !", ça sonne bien je trouve
Pour le folklore, mon plan est d'ajouter une patate dans chaque brassin (cf BYO | Brewing with Potatoes). J'ai évidement oublié de le faire dans le premier. Ça sera donc le plan pour les brassins suivants
Pour ce brassin, je suis parti de la recette Ale au Miel du livre Faire sa Bière Maison de Greg Hughes, que j'ai légèrement adapté aux moyens du bord. La Popotte au Miel donc !
8L | DI 1.053 | DF 1,012? | 19 EBC | 12 IBU | ABV 5.5%?
Empâtage: BIAB | 12.3L | 65°C | 1h
Malts:
Pale Ale | 1.57kg | 7 EBC
Biscuit | 0.12kg | 50 EBC
Cara-120 | 0.17 | 120 EBC
Houblon:
Hallertau Perle | 4.2gr | α 8% | 60 min
Target | 2.8gr | α 11% | 0 min
Levure:
SafAle US-05 | 5gr
Divers:
Miel | 0.17kg | primaire 3 jours
Vu que la mode n'est pas trop aux apéros à 20 personnes, je me fais la main sur des petits volumes (je vise 8L ici, soit un bac de 33 !).
Pour l’empâtage, j'ai un peu sous-estimé l’inertie thermique et j'étais trop haut avec un début à 70° qui a mit une bonne 1/2h pour redescendre à mon 65° visé. Je saurai pour la prochaine fois...
Dans la partie "gaffe", je vous présente :
- bon qu'est-ce que j'utiliserais pour que le sac de brassage ne touche pas le fond ?
- pourquoi pas cette platine à tarte ?
- parfait !
*une heure plus tard, en fin d’empâtage, en sortant la platine*
- elle est en quelle matière ta platine ?
- hmmm en acier brut
Bon, on espère que je n'aurai pas une Ale au Miel, aromatisé à l'acier...
Pendant que le moût chauffe pour l'ébullition, j'en profite pour verser mon malt dans un sachet microfiltré pour cultiver des champignons. Plus de détail sur viewtopic.php?p=481851#p481851 mais mon mycélium était probablement trop vieux...

Refroidissement dans un évier de glaçons avec le deuxième sachet de houblon qui infuse dans le moût qui refroidit plutôt qu'en fin d'ébullition comme dans la recette (inspiré de Save Your Hops for Post-Boil, même si c'est très peu de houblons ici dans cette recette).
Un grand dilemme a été sur l'ajout de miel. Je voulais garder des arômes bien présents de miel, pas envie de l'ajouter en fin d’ébullition comme le disait Greg Hughes. Si ajout à froid, la question de la pasteurisation se posait. J'ai lu un peu tout et son contraire concernant l'obligation de pasteuriser le miel. Contaminations assurées d'un coté et des "j'ai jamais eu de soucis" de l'autre (exemple).
Ne brassant pas pour en vivre, je peux me permettre de perdre un petit brassin et je tente donc le diable ! (et je vous donne une occasion de me dire "on te l'avait bien dit !"). J'ai utilisé un miel de supermarché (ai perdu le débat avec Madame pour utiliser le miel de montagne bien cher...). Miel dilué dans de l'eau tiède (bouillie avant), ajouté dans le fermenteur le 3ème jour (est-ce qu'on appelle ça du "dry honeying"?) ! Alea jacta est !

Pas de calcul de densité après l'ajout de miel, d'après Little Bock, cela devrait me rajouter 6 points de gravité, j'encoderai donc 1,053 dans mon calculateur (1,047 avant fermentation).
Et puis... après seulement 5 jours en fermenteur, alors qu'il faisait -3° dehors, ma chaudière décide de rendre l'âme et je dois partir en urgence de l'appart. 5 jours dans une pièce à 10°, c'est ce qu'on appelle un Cold Crash gratuit ? Heureusement, après la visite de deux chauffagistes, la bête ressuscite et la température ambiante remonte à 18°.
On fait une prière (vous êtes plutôt Ninkasi ou Byggvir vous ?) et on attend une semaine de plus !
Je comptais embouteiller cette semaine mais je laisse une semaine de plus (3 semaines au total donc) pour être certain au cas où l'incident chauffage aurait perturbé la fermentation.
Embouteillage:
A suivre...
Dégustation:
A suivre...







