Je me permet de vous partager une petite expérience qui pourras en intéresser quelques uns
Ayant ramener un échantillon de ma bière en cours de fermentation au boulot pour doser le taux d'alcool, j'en ai profiter par curiosité pour réaliser un couplage GC/MS dans le but d'identifier les molécules présentes dans ma bière.
Un peu de technique, l'analyse à été réalisée par chromatographie en phase gazeuse associé à un spectromètre de masse basse résolution. La chromatographie en phase gazeuse permet, dans le cas de la colonne apolaire utilisée, de séparer les différents composés en fonction de leur température d’ébullition. C'est assez grossier, mais en gros c'est ça. Le spectromètre de masse va permettre, via une source à impact électronique, de fragmenter les molécules en sortie du chromatographe. Cela nous permettra, pour chaque pic chromatographique, l'obtention d'un spectre de masse. Ce fameux spectre obtenu, est comparé à une bibliothèque de spectre et permet dans l'idéal d'identifier la molécule. Dans certains cas il n'est pas possible de faire l'identification pour différentes raisons.
Je précise que les appareils utilisés n'ont pas du tout été optimisés pour ce genre d'analyse. Il se peux donc que certains composés ne soit pas visible par ce biais, typiquement de haut poids moléculaire, ou bien simplement non détectés car inférieur à la limite de détection qui est de l'ordre de 5 ppm.
Dernière petite chose, l'intensité des pics obtenus ne permet pas d'en estimer les quantités, la méthode n'est pas quantitative.
Je ne vous ai pas tous perdus ?!
Revenons à notre sujet de base, la bière analysée est issue de mon dernier brassin, qui est en tout fin de fermentation. Pour faire rapide la recette est basique, pils + candi empâtage 64°C ( Bon DI finale à 1.065 au lieu de 1.080 donc gros problème non identifié durant le brassage). Au moment de l'analyse la DF est atteinte à 1.008.
Après ce monologue, voici les résultats d'analyses. N'hésitez pas si vous avez des remarques, questions ou autres

