Excellente la vidéo

Avec la suite, bien entendu :
en effet, il est préférable d'utiliser de l'orge de brasserie, avec un taux d'azote maitrisé, nécessitant une conduite de culture particulière ; cela dit, ça marchera quand même avec une orge classique, mais tes rendements seront moins bons, et tu auras probablement quelques défauts (taux de protéines trop élevés, donc risque de trouble très important, comme avec du blé)
J'ai vu 2 personnes malter leur orge. L'un utilise un cumulus, monté sur un axe de rotation, avec une zone percée, pour le trempage et la germination. Il a ensuite une cellule de séchage, une touraille faite maison à partir d'un four transformé. Le dégermage est fait à l'aide d'un moulin électrique (si, ça marche très bien !) A priori, il ne peut faire que d'assez petites quantités à la fois...
L'autre fait son trempage dans un petit tank à lait (300L de mémoire). Il utilise un germoir magnifique, entièrement fait main, en bois de récupération. C'est un gros tambour, actionné par un moteur électrique avec un gros démultiplicateur de vitesse (du coup le moteur n'a pas besoin d'être très puissant, la réduction de vitesse de rotation entraîne un gros gain de couple) , piloté par un programmateur, et une soufflerie avec un brumisateur pour refroidir le grain pendant la germination. Enfin, il a une grande touraille en bois avec un isolant multicouche à l'intérieur, et il utilise un système de ventilation et un radiateur de camion pour injecter de l'air chaud par dessous le malt vert étendu en couche épaisse sur un grillage très fin. Les radiateurs sont chauffés par une chaudière à bois, et un échangeur air-air permet aussi d'injecter de l'air chaud en récupérant la chaleur des fumées de la chaudière. Je crois me souvenir qu'il utilise un trieur à céréales pour dégermer ; l'opération est assez similaire à l'ébarbage que subit le grain d'orge brut pour le séparer de la grande barbe qui l'accompagne, et cela permet aussi de le nettoyer à nouveau, et de filtrer les éventuels intrus qui auraient traversé le processus de maltage (pailles notamment ; ce n'est pas négligeable, puisque l'on trouve régulièrement de la paille dans des malts commerciaux...)
Oui c'est extrêmement ingénieux, et nécessite des connaissances assez avancées en transferts thermiques, en mécanique, en électricité, en électronique, en soudure et en bricolage

mais sa malterie est une vraie petite merveille ! Et tout à été bricolé à partir de matériaux de récupération... Bon c'est peut-être un peu surdimensionné pour du brassage amateur, le matériel proposé sur la vidéo est aussi très sympa et techniquement plus abordable.