Jour 2 donc :
On se réveille dans le jardin de Pascal. Il fait beau (fait rare cet été).
Je me lève après Alpaca, vers 10h je dirais, et là je le trouve affairé dans le garage sur le tandem avec Pascal, et Eric le brasseur-commercial de la brasserie de Bouillon ! Que nous avions rencontré la veille au magasin et avec qui nous avions rendez-vous à 14h pour la visite... Drôle de coincidence... La conclusion est formelle : un écrou indispensable au dérailleur (diamètre 8, filetage "anglais") a perdu son filetage avec le poids des années. Impossible de repartir.
Une petite photo de la scène
Tout le monde s'affaire donc pour trouver le fâmeux écrou dans notre entourage. Coup de chance, Pascal habite à côté d'une quincaillerie tenue par un témoin de Jéhova. Pb, on est dimanche... On est donc contraints de le déranger chez lui pour qu'il nous ouvre son magasin, fort gentiment d'ailleurs. Je pense que le tendem à la cote, et ajoute à notre charme naturel... On trouve donc les écrous en questions, on boit une dernière Kriek avant de reprendre la route vers la Brasserie de Bouillon.
On retrouve donc Eric et un couple de visiteurs. Visite + dégustation : 5€
environ. Très intéressant pour une novice comme pour un brassam.
La brasserie vue de l'extérieur
Les cuves de brassage et filtration, visibles de la salle de réception
Les 2 cuves, 1 brassage et ébullition et 1 filtration (système commun à quasiment toutes les brasseries visitées) ont une capacité de 700L. Chauffage double paroi au gaz.
De plus près (de dos) avec le moulin
De plus près de face (bcp de tuyauterie inox et de vannes!)
Chauffe eau
J'ai oublié de prendre en photo les cuves de fermentation primaire. Ce sont des cylindroconiques double paroi de 14 hecto de mémoire, afin d'y mettre 2 brassins. La levure vient directement d'orval. La primaire dure env. 5 jours de mémoire (une douzaine de degrés si je me rappelle bien... Alpaca, aide moi), et la bière est ensuite transférée dans les cuves de garde situées dans une salle réfrigérée pendant 3 semaines. La température y est abaissée progressivement.
La salle de garde
L'aiguilleur de liquide entre les différentes cuves (avec une cuve de primaire derrière en fait !)
Ensuite embouteillage
Pour info, des levures sont rajoutées à l'embouteillage. Refrementation de semaines.
Et voila, c'est fini pour la brasserie de Bouillon.
Conclusion : ça vaut vraiment le détour !
Un petit topo sur les bières :
- la marteloise : excellente! S'apparenterait à ma Duvel
- une nouvelle brune très torréfiée : la aussi, excellente !
- la blonde Bouillon : leur première bière, blonde légèrement surée (fruitée). Un peut trop à mon goût.
- la médiévale : une ambrée au fort goût caramélisé, car elle a la particularité d'être brassée avec 100% de malt caramel 80 EBC !
Le reste, vous le découvrirez vous mêmes...
On repart donc en direction de Bastogne, mais on se rend compte qu'on a perdu la carte. On la cherche, en vain. On s'arrête donc manger une frite avec une Godefroy (brasserie du Bocq, je crois).
On plante la tente 20km plus loin, fatiqués, mais avec des bières de Bouillon dans les sacoches. Pas pour longtemps.
