Vince de la BDH a écrit :Il semblerait que cela puisse également venir de malts de mauvaise qualité (question d'enzymes vraisemblablement, un pro m'a dit ça un jour mais je n'en sais pas plus).
donc on en revient à un problème de conversion : beaucoup de sucre résiduel (trioses, dextrines) qui vont se faire grignoter lentement → donc DF stable mais pas réellement atteinte à l'embouteillage (amha, c'est le problème n°1 des amateurs, parce que pour le reste, on n'a souvent rien à envier aux pros)
Vince de la BDH a écrit :J'ai vu que PM a reçu 19 fois +1 pour ce tableau. Cela dit, je reste assez perplexe car :
- Je trouve qu'il y a de grands écarts selon la température max (sujet qui fait débat d'ailleurs dans la suite du post)
- Que les plages selon les styles sont très larges.
- Que le tableau ne prend pas en compte l'atténuation type de la levure utilisé (qui me semble amha être le critère principal).
Je ne cours pas après les +1 ou les tapes dans le dos

Il y avait un besoin, j'ai fait des recherches, j'ai pondu / repompé / traduit un outil, je l'ai mis à dispo, comme je le fais à chaque fois (il n'y pas un outil que j'utilise que je n'ai pas partagé). Mais comme dit, ça reste un outil : le meilleur marteau du monde, dans les mains d'un manchot, restera toujours inadapté/perfectible/sujet à caution

. Il faut faire l'outil à sa main, pas sa main à l'outil ! Si l'outil ne va pas, pas besoin de se forcer à l'utiliser : on change/modifie l'outil (et on partage !). Ça reste un outil
Ecart selon t° max : oui, c'est une loi physique. Impossible de s'y soustraire. La définition du trouple "température/instant de la mesure/durée de référence" est par contre plus difficile à faire consensus. Pour ma part, j'pplique la règle suivante : on ne parle pas de la T° ambiante, mais de la température du moût dans sa globalité (donc on fixe la problématique T°/Durée) et tant qu'est pas au moins à entre 2 et 5 points de la DF (on fixe le dernier point : à partir de quand le gaz n'est plus produit) ← pas certain d'être clair, j'illustrerais si besoin.
Plage : il y a des regroupements et simplification par grandes famille pour l'aspect visuel. Libre à chacun ensuite de se référer au BJCP pour avoir les valeurs exactes de chaque style. Sur un A4, le nombre d'info qu'on peut mettre en restant lisible reste assez maigre
Prendre en compte l'atténuation de la levure : Question légitime, mais AMHA non, ça ne peut pas être un critère principal pour une bonne raison. [mode "PM va probablement dire des conneries, un expert est demandé"] L'atténuation est déterminée selon un moût "standard", ayant une composition "plus ou moins standard" (en gros, ce que tu trouves dans un extrait de malt blond type Muntons, équivalent à un empâtage de pale/pils @67°C). Certaines levures peuvent métaboliser uniquement les sucres simples, d'autres les di-oses, d'autres encore les tri-oses. Parfois c'est partiel (certaines di-oses ou tri-oses, mais pas toutes). Mais si tu prends n'importe quelle levure capable de fermenter du glucose ou du saccharose (resucrage de la plupart des brassams), que tu l'inocules dans un mélange d'eau et de sucre, tu obtiendras une atténuation apparente beaucoup plus importante que sur du moût (tant que tu restes en dessous de la tolérance à l'alcool de la souche). Le facteur limitant pour cette expérience est la présence d'oxygène et de nutriments pour les parois cellulaires.[/mode]
L'atténuation se joue sur la composition des sucres et leur répartition dans le moût "standard", pas sur un "pourcentage sur une étiquette". Imagines-tu la levure qui tout à coup, sort ses outils de mesure et sa calculatrice, puis dis "STOP, j'ai bouffé 75% des sucres, maintenant on arrête. Pas que je sois incapable de boulouter les 25% restants, mais le fabricant a marqué 75% d'atténuation sur ma fiche technique, alors ranafaire, j'arrête" ?
