Aïe, elle fait mal celle là.Eric974 a écrit :Je n'ai aucune envie de mettre les pieds dans une ferme traditionnelle car je pense qu'elles sont vouées à disparaître.
Conventionnelle et non traditionnelle.
Et si tu n'y met pas les pieds comment veux tu être en mesure d'avoir un avis sur la question.
Dire que "le conventionnel c'est le mal et le bio c'est le bien" revient a s'arrêter à une étiquette, ça revient à tomber dans le panneau du buisness AB et co, ça revient à être un mouton et à mettre tout le monde dans le même panier (vignoble, céréalier, maraicher, laitier, éleveur etc) alors que beaucoup de branche de l'agriculture conventionnel ne pose aucun problème en terme de pollution. J'en veux pour preuve l'agriculture locale d'élevage où personne n'est labellisé et qui est surement plus bio (dans le sens: saine et naturelle) que beaucoup de culture maraichère certifié bio. Pour te faire comprendre je te prend les deux exemples les plus extrêmes qu'on peut trouver chez moi en terme d'agriculture conventionnel:
- celui qui a 40 mères vaches à viande et 40 mères brebis à viande sur 80 hectare de prairie et pacage (qui ne subisse au traitement si ce n'est pour les prairies un labourage et un semi de régénération tout les 20 à 30 ans, et un épandage de fumier annuel), qui fait donc du foin parfaitement bio (dans le sens premier du terme), de l'enrubannage (déjà plus discutable à cause de l'emballage mais qui est de toute façon utiliser en AB également) et du regain, pour nourrir ses vaches et brebis l'hiver. Il cultivent un peu de céréales (triticale, orge et avoine), le triticale et l'orge sert en complément alimentaire à pousser légèrement les broutards qui profite mal en hiver, l'avoine pour les brebis en période d'allaitement et la paille pour les litières. Ces cultures de céréale ne sont pas traiter en préventive, l'amendement se fait encore avec du fumier et suivant l'année il sera amener à faire un traitement curatif ou non (selon le bon sens), généralement il n'y en a pas mais seulement certaines années au climat atroce il est confronté au choix de traiter un peu ou perdre sa récolte (préfère tu ne rien manger, perdre le fruit de ton travail et l'énergie qui a été investi ou recourir à un moyen pas toujours très glorieux mais peu nocif au vu de l'ensemble? C'est le bon sens qui l'emporte et la nature va s'en remettre
- celui qui a 60 mères laitières sur 70 hectares de prairie et pacage, qui donne un apport a l'azote pour augmenter son rendement de fauche et qui se fait livrer de l'aliment + que discutable pour augmenter la production de lait. Dans tous les cas je préfère quand même prendre mon lait dans cette ferme qu'acheter mon lait AB au supermarché qui est de toute façon lui aussi fait de la même façon à la différence que l'aliment donné au vache est certifié AB, que les cultures AB ne sont pas forcément parfaite non plus.
- et enfin le cas le plus débile que je connaisse c'est le cas d'une année difficile niveau fourrage à cause du temps, où la bergère qui fait sont fromage AB obtient une dérogation pour utilisé du fourrage conventionnel venant d'espagne tout en conservant son Label AB.
Voilà, j'espère au moins que ça peut faire réfléchir ceux qui s'arretent comme toi sur un logo qui te dicte ton jugement que je trouve bien trop simpliste à savoir de dénigrer celui qui n'a pas de label et de croire que celui qui en a un incarne la valeur morale.


