Si on parle plus de "science" que de goût, c'est qu'il est plus facile de parler via un forum de l'avantage d'un refroidisseur à plaques par rapport à un refroidisseur serpentin que de parler de la qualité en bouche d'un malt par rapport à un autre.
Aussi est il plus polémique de parler de goût, "les goûts et les couleurs..." on connait la suite. Tandis qu'au niveau matériel, une fois choisi ta méthode de brassage (infusion,décoction, HERM, chauffage direct,...) il n'y a plus 36 000 possibilité... Et il est facile d'argumenter que telle projet de pico n'est pas viable pour des raisons techniques...
Aussi, mais ça me concerne, je n'ai jamais eu de problème de parler du matériel, technique de brassage,... Mais je suis un peu plus frileux de parler recette, afin de ne pas nuire à la diversité de nos réalisation.
Et bien sûr, j'arrive à la fin de mes études et mon projet de brasserie se concrétise de mois en mois, je n'aimerai pas que mes recettes soit connus à ce moment là.
A force de brasser, lire, et gouter tu vas avoir tes habitudes, ta levures, malt, houblon fétiches qui donneront ta signature à ta bière, la différence qui te permettra de reconnaitre tes bière parmi toute les bières...
Je ne suis pas tellement d'accord avec toi que l'aspect scientifique soit notre moteur.
Si on brasse nous même c'est pour se distinguer de l'industrie, faire une bière de manière artisanal, avec pour seuls ingrédients: eau, malt, sucre, épices, levures houblons,... Peu de produits alimentaires actuels peuvent se targuer d'être aussi naturels.
Aussi brasser chez soi, permet de réaliser une bière dont le goût est introuvable dans le commerce (très houblonné, Barley Wine, Saisons original,...) Donc le Goût est notre moteur!
Et je suis d'accord avec toi, la science n'est pas gage de qualité, la preuve les ingénieurs brasseurs sont plus souvent recruté pour brasser de la m**** chez Inbev, kro, ou autre du même style... et plus rarement pour œuvrer dans la qualité
Pour ce qui est de ton houblon, (je suis un adepte du cône).
Les pellets ont été formé à chaud et perdent une partie de leurs arômes tandis qu'un cône est séché à l'air chaud mais pas autant qu'un pellet.
Donc un pellet frais aura moins d'arôme qu'un cône frais.
Mais ils ont l'avantage de conserver plus longtemps son arôme qu'un cône,
Donc un vieux pellet aura plus d'arôme qu'un cône du même âge.
Néanmoins je ne jette pas les vieux cône, ils sont devenu ce que l'on appelle dans le jargon brassicole "suranné" et font partie intégrante d'une série de recette "Belge"
Maintenant pour l'odeur du pellets, je ne sais pas trop t'aider, je n'ai jamais eu de pellets malgré que je fête cette année mes 3000 litres.
L'odeur du houblons, au début le plus souvent ça repousse, et au fils du temps, tu vas de plus en plus l'apprécier, vouloir une bière de plus en plus houblonné, tu feras peut être du Dry Hooping,... On lit souvent que le brasseur développe une relation passionnelle avec celui-ci quelques années après...
Julien