Le premier calcul c'est effectivement le calcul du nombre de joules nécessaires pour passer l'eau de 20 à 60, puis du temps en fonction du nombre de joules fournis par la résistance de chauffe.
Le deuxième c'est le calcul du temps de montée en fonction du nombre de joules requis par la masse et le nombre de joules que peut donner la résistance de chauffe.
C'est très simplifié et un exemple en l'air, pas une réalité.
C'est là que beaucoup de personnes se trompent en prenant la cuve d'eau chaude du Herms pour une réserve de chaleur.RomainS a écrit :Concernant la chauffe de l'eau du bain du HERMS, n'oublions pas qu'elle peut être faite ENTRE les paliers. Une fois la circulation activée pour la montée de palier, les calories sont potentiellement déjà là ! (cela ne dit pas si elles seront suffisantes, ni si la résistance pourra alors compenser les pertes).
Ça l'est dans les faits, mais elle est très faible. L'eau sert surtout de fluide de transfert.
On n'active pas la pompe pour faire les paliers, elle reste activée en permanence.
En fait les calculs sont tout à fait faisables, il faut savoir ce que l'on veut exactement et raisonner en terme d'échange de chaleur, car c'est ce que c'est.RomainS a écrit :Le calcul de dimensionnement global me semble assez peu évident, puisqu'on peut jouer sur la température et le débit.
Pour atteindre l'objectif du 1°C/min, quels choix avons nous en terme de couple : température de sortir du HERMS / débit ? (en prenant en compte les limitations de débit de la pompe, de la filtration de la maishe etc)
Ensuite quels couples de température bain HERMS / serpentin (inox ou cuivre & longueur) avons nous pour répondre à cet objectif de débit et température de sortie ?
Comme tu le dit, tu as un objectif à atteindre qui est le 1˚C par minute en variation de température.
Le débit doit être sélectionné pour ne pas boucher le faux fond ou trop tasser le gateau. Par expérience de plusieurs personnes, on avait conclu à un 4L/min pour une pico standard qui fait des brassins de 20 litres, avec les faux fond standard.
Le serpentin est dimensionné en fonction de la surface d'échange et du débit massique (note bien le massique) qui le traverse et le bain est considéré comme étant uniforme, d'où l'agitation nécessaire.
Tout est envisageable, mais tu te perds car tu envisage trop de choses et tu veux faire varier le débit par exemple avec une consigne de température.RomainS a écrit :Sachant qu'on peut envisager (peut être ?) envisager une sortie de HERMS constante assez chaude (sous entendu bien au dessus de la consigne finale visée), constante plutôt proche de la consigne visée (donc débit plus élevé pour tenir le même objectif de temps de montée), ou même variable ! (chaude au début, puis de moins en moins au fur et à mesure de l'arrivée vers la consigne)
Pose toi d'abord la question de savoir où tu mesures la température.
En automatisation, il y a plusieurs façon de réguler.
Par exemple on arrive en dessous de la consigne et on s'en approche très lentement pour ne pas la dépasser, soit on la dépasse légèrement et on oscille un tout petit peu autour de la consigne.
Il te faut une masse représentant le grain.RomainS a écrit :Il est certain qu'un jour, je procéderai à quelques essais à vide (enfin, en eau), pour observer de manière empirique comment tout cela peut réagir sur notre installation.
En faisant ça, rajouter de l'eau, tu viens de déséquilibrer ton système.RomainS a écrit :En fonction de l'empatage (volume et ratio), l'eau de rinçage peu se trouver assez réduite en terme de volume, il faudra probablement dans ce cas y ajouter de l'eau supplémentaire pour assurer la fonction HERMS (pour que l'inertie reste suffisante lors des paliers, mais tout en laissant le temps de chauffer assez l'eau entre les paliers).
Pour que ça fonctionne optimal, défini un volume d'eau tel que tu sais que tu en auras assez pour rincer avec, tout le temps, et rajoute en un peu.
Il y a une solution très simple pour le herms.
Tu peux réguler ton bain d'eau à une certaine température, celle du palier, et t'assurer que tu as suffisamment de longueur de tuyau pour qu'en sortie le liquide se retrouve à la température du palier.
De cette façon, tu sais qu'au bout d'un certain temps ta maische est à température du palier et que quand tu vas vouloir rincer, ton eau de rinçage sera a température du mashout.
C'est une solution très empirique, mais qui fonctionne si tu as de quoi chauffer, c'est à dire en mettant au minimum 4500W de chauffe à vue de nez.
Je ne pourrais pas te donner tous les calculs que j'ai fait pour mon unité herms car je ne les ai plus.
La taille du bain n'est pas par hasard, et celle du serpentin non plus. Je voulais minimiser l'inertie et maximiser le transfert.
Lorsque je l'ai fait je voulais être capable de l'utiliser à la fois sur la pico de 50L au gaz avec une glacière de 40L au milieu que je devais tenir à température du palier, et sur la femto qui me permet de brasser à l'intérieur avec 2 gamelles de plus pour l'eau et l'ébu.
Le contrôleur est un système qui implémente un PID avec deux entrées de température et un débitmètre. Le débitmètre s'est avéré inutile.
La puissance de chauffe est contrôlée à la fois par la température du bain et celle de sortie de serpentin, le système est capable de déterminer la quantité de chaleur échangée.
C'est peut-être beaucoup de calcul et d'emmerdes pour pas grand chose, mais je suis comme ça.


