C'est bien ce qu'il me semble, sur des tonnes d'orge, les controles de pesticides ou autre polluant ne doivent pas peser bien lourd.
tout dépend de la volumétrie. Partons sur 10€/produit recherché (le test glyfo* coute pas loin de 80€ mais il y a bien pire que le glyfo...), multiplie par le nombre de substances actives utilisables sur l'orge de brasserie. Si tu fais cela pour un lot de 1000 tonnes (malteur indus), ou si tu le fais pour un lot de 5 tonnes (artisan), le coût est le même. Sauf que sur 5 tonnes, ta marge (déjà très faible par rapport à ton concurrent à 1000 tonnes) va totalement disparaitre. Entre ce qu'on imagine et la réalité économique, il y a souvent un gap important.
Ty Rouz a raison sur les doutes et certitudes (nb ça peut fonctionner dans les 2 sens, chaque camp manipulant à la perfection les techniques FUD). Des boites comme Celnat le font (pas vérifié, et c'est peut-être juste de la com, ou une fréquence plus élevée, ou une réalité). Mais d'autres ne le font pas car
ça coute un bras et que les marges sur le malt sont faibles (dixit un artisan malteur bio). Si ton fournisseur te certifie que le produit est bio, pourquoi dépenser ta marge dans des tests qui ne feront que confirmer ce qu'on te dit ? Là où je ne suis pas d'accord avec Ty Rouz c'est sur le terme "sérieux". Si un transformateur estime nécessaire de vérifier que les produits qu'on lui livre sont conformes, c'est qu'à la base il a un problème de confiance/traçabilité envers ses fournisseurs.
Sinon, autant appliquer cela jusqu'au bout de la logique :
- l'agriculteur teste
- le collecteur teste
- le trieur teste
- le malteur teste (2 fois : avant et après transformation, car l'eau étant ce qu'elle est, on n'est pas à l'abri d'une contamination)
- le brasseur teste
- le consommateur teste
Et là, on est dans le cas simple où chaque lot d'orge reçu par le malteur ne provient que d'un seul et unique agriculteur, d'un seul et unique champ, récolté tout le même jour et qu'il n'a pas été mélangé en silo avec d'autres lots.
il doit bien y avoir des analyses de faites de temps à autre sur l'orge destiné au maltage, bio ou pas bio.
là encore, rien de certain. Cela dépend du label, de la rigueur de son application et la fréquence des audits, de la confiance qu'a chaque intervenant dans le précédent maillon de la chaine, etc
il ne suffit pas à une malterie d'acheter de l'orge bio pour le vendre bio. Encore faut-il qu'elle se soumette à une procédure de certification, qu'elle s'interdise l'emploi d'acide gibbérellique pour lancer la germination
... personne n'a dit que ça suffisait. Mais d'un autre coté, quel intérêt économique à acheter une matière première bio si c'est pour la revendre en conventionnel (donc moins chère) ?
D'ailleurs, est-il possible de revendre un produit avec l'étiquette bio si on n'est pas certifié ? Et je suppose que la certification entraine de facto le non-usage de certains produits ? Si la réponse est "oui" à la dernière question et "non" à la précédente, alors logiquement mon affirmation était correcte (bio In = bio out, et réciproquement)
*un test en laboratoire indépendant. Parce que j'ai toujours du mal quand on me dit qu'un test est "toujours positif" (6000+ tests en France fin juillet 19, tous "positifs", aucun "négatif" ou "incertain". Je ne sais pas pour les gens qui ont une mini culture scientifique, mais moi ça m'interpelle, même si
la méthode à fait l'objet d'une publication scientifique.)
Edit :
Mais l'alcool est naturel, contrairement à beaucoup de produits que l'on peut retrouver sur les vegetaux que l'on consomme.
ça aussi c'est de l'argument "fumeur de clope". Tu mélanges "naturel" et "sain" VS "non naturel" et "mauvais"...