En lisant l'article de femme actuelle, c'est un peu (beaucoup) du click bait. Quand on lit l'article, on voit ça :
En tout, 250 pesticides ont été testés et seuls 4 ont été répertoriés dans l’échantillon.
Et juste après, on apprend que sur les 45 bières testées, UNE seule présente 4 substances sur les 250 testés.
pour le glyphosate, on lit ça
Mauvaise surprise : la plupart des bières contaminées par des pesticides contiennent du glyphosate, dont deux bières bio. Mais la teneur est très faible, selon 60 millions de consommateurs, il faudrait boire “près de 2000 litres par jour pour dépasser la dose admissible”.
Dans les bières sans pestos, il est très étonnant de retrouver HK et Kro. Ils ne sont pas réputés pour faire dans le bio. Remarque à moi-même : ils ne sont pas réputé non plus pour utiliser du malt et du houblon
Note : dans ma région, il s'est monté un club de "pisseurs volontaires", qui veulent attaquer l'état parce que leur urine contient plus de 10 ng/litre de glyphosate. Point croustillant : 10 nanogrammes/litre, c'est le seuil de détectabilité... Le jour où l'humanité prendra des décisions avec sa tête (logique, étude scientifique non biaisée et
publique, etc) plutôt qu'irrationnellement avec ses croyances et sa foi, on y arrivera. En attendant,
je ne donne pas cher de l'humanité...
@ty rouz : "syndicat agricole majoritaire" → sachant que la FNSEA et les JA ont été fondé après guerre, n'est-ce pas normal qu'ils soient majoritaires s'ils répondent aux besoins de leurs adhérents ? Ce n'est pas mieux que de mettre tous les agris conventionnels dans le même sac. Entre ceux qui font de l'élevage dans le bocage, les viticulteurs du bordelais ou les fruiticulteurs du Roussillon, il y a une sacré marge. C'est très à la mode en ce moment le french-agris-conventionel-bashing, surtout de la part de citadins ou de néo-ruraux* qui souvent n'ont :
- jamais mis les pieds dans une ferme,
- jamais sarclé ne serait-ce qu'un hectare de betterave ou de choux
(bah oui, les produits phyto, c'est plus cher qu'un gosse avec une tranche qui de toute manière ne saurait pas quoi foutre de ses 10 doigts pendant les vacances d'été),
- jamais bossé 80h/sem pour se tirer une paie de misère sans jamais avoir pris UN jour de congé, même pas de congé maladie (enceintes, mes mère et belle-mère ont fait leur job jusqu'aux premières contractions, et repris le taf presque dès leur sortie de l'hôpital)
- jamais être allé traire ses bêtes
à genoux et à 4-pattes à cause d'un lumbago parce qu'on "ne peut pas laisser une bête souffrir comme ça" (ceux qui ont déjà entendu une vache beugler parce que la traite n'arrivait pas à l'heure comprendront),
- jamais pleuré de voir leurs bêtes partir à l'abattoir après avoir "repris" la ferme familiale à 20 ans et pas un sou,
- jamais enterré un voisin qui n'en pouvait plus de se faire démolir son matériel par des anti-"quelque chose".
*cela ne te vise pas, j'ai cru comprendre que tu étais désormais dans l'agriculture donc tu sais de quoi tu parles.
PM, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de sarcleur, feneur, trayeur, et qui a lui même usé ses mains sur des manches, dans la poussière et la boue, sous le cagnard et sous la pluie, et qui souvent aurait bien aimé passer un coup de pulvé pour soulager sa charge !
A toute fin utile, je précise mon point de vue :
- on est allé trop loin avec les pesticides. Souvent pour des raisons pratiques (vous avez déjà essayé de trouver 10 personnes pour sarclez un champ de maïs ? ), et parce qu'il n'y avait pas de raisons scientifiques
à l'époque pour s'en priver.
- aujourd'hui, on veut les supprimer : c'est une bonne chose (sincèrement)
- mais à trop supprimer, on va se retrouver dans le cas inverse. Déjà, on voit réapparaitre des maladies qu'on n'avait plus vue depuis la seconde guerre (carie du blé par exemple).
- bref, l'histoire se répète toujours deux fois. Une première fois comme une tragédie, une seconde fois comme une farce. Là, on en prend le chemin.