Salut,
Déjà en introduction, je sors de la fête des voisins. J'avais préparé 2 fûts, une blonde et une blanche allemande pour l'histoire.
J'ai remis en service la tireuse pour l'occasion. Je pensais maîtriser la théorie, et je parvenais à tirer régulièrement quelques minifuts.
J'y suis donc allé confiant.
Première claque en plein g****e ! Les gars : dans la bière : y'a pas de malins !! Que des expérimentés et des moins expérimentés
Bref, pour finir mon introduction, je n'ai pu servir que de la mousse ! Aux chiottes toute la confiance emmagasinée sur le sujet

Je pense que j'ai eu des prises d'air car au tirage on voyait de bien belles bulles dans les tuyaux, et le flot de bière était saccadé. Je dois revoir toute mon installation et trouver un moyen d'étancher les connexions (raccords annelés sur certaines, emmanchement barbare et suspect de tuyaux sur le serpentin lisse --> je pense que les prises d'air viennent de là).
Je profite d'ailleurs pour poser la question : comment vous assurez vous de bien rendre étanche tout cela ? Mes cerflex, bien que petits, sont soit fragile (et on ne peut pas rop serrer sous peine de rupture), soit déformés et ovales, ce qui ne garantis pas un serrage uniforme et peut même créer une déformation "ovales" du tuyau, générant une entrée d'air).
Dans la semaine si cela vous intéresse, je peux poster quelques photos, notamment du phénomène de bulles dans les tuyaux.
bastoubilou a écrit :- J’ai lu sur ce topic que lorsque les futs étaient plus froids que la tireuse à froid sec ça moussait : vous ne conseillez donc pas de les mettre au frais avant ?
Je ne sais pas te répondre directement, mais d'après moi un fût chaud est plus difficile à tirer car sa pression d'équilibre est plus élevée. Tu tires donc, en respectant la règle des 0,2 bars en plus, à des pressions plus élevées = ta bière arrive plus violemment dans le verre. Après, cela doit dépendre dans la bière et de sa carbo. une carbo faible, doit donner des tirages plus facile car à moins grande pression. Mais sur un style qui nécessite une grosse carbo, potentiellement galère.
Après, il suffit de lire mon intro pour comprendre que je ne suis pas le plus expérimenté dans le domaine. D'autres pourront apporter leur expérience.
bastoubilou a écrit :- Lorsque l’on ajoute des fruits (et donc du sucre) ou lorsque l’on resucre pour une fermentation naturelle dans un keg, du gaz sera diffusé par la bière alors que de l’alcool se créer : l’impact sur la pression dans le fut est-elle négligeable ? Peut-on carbonater une bière avec ce procédé?
Oui !!
Mais attention, à l'instar de la mise en bouteille de ce genre de bière, il faut maîtriser les quantités de sucres résiduels (ce qui implique de connaître la densité finale, ce qui implique d'avoir déjà tenté ce genre de choses avant, et accepter une marge d'erreur). Le risque, tu l'as bien compris, est différent entre Keg et bouteille, mais il y en a. Alors que la bouteille risque d'exploser, a priori ce n'est pas le cas pour le Keg. Celui-ci possède normalement une soupape de sécurité. Par contre ton fût risque d'être fortement sur carbonaté et intirable pour le coup. Si tu cherches sur le net, tu trouveras des soupapes de décompression réglables qui te permettent même de réaliser des fermentations complètes en keg. Tapes "spounding valve" sur google. Tu règles la valve sur la pression finale désirée (et correspondant à ta carbo). La fermentation démarre, créé une surpression jusqu'à atteindre la valeur de pression voulue, puis laisse passer tout le reste du CO2. Tu termines avec une bière fermentée et carbonatée. Un autre avantage de la fermentation sous pression serait un développement moins important d'ester, donc potentiellement tu peux monter a température de fermentation, et donc l’accélérer, sans trop impacter l'équilibre (du point de vue des Esters développés).
Sinon, que le CO2 vienne d'une bouteille ou de la fermentation naturelle, CO2 is CO2... A mon avis pas d'impact, si ce n'est que c'est moins cher d'utiliser le CO2 produit par les levures.
bastoubilou a écrit :- J’ai lu sur ce sujet que "si on veut éviter d’avoir de la bière dans la détendeur il faut éviter de connecter la partie co2 avec une pression inférieure à celle de la phase gazeuse contenue dans le fut." Mais du coup si j’ai un keg carbonaté à 1,5 bar par exemple.1) La seule manière est de vérifier au mano la pression à l’intérieur et 2) fermer gaz, mettre le détendeur à 1,5 bar, ouvrir gaz, brancher la ligne de gaz au keg?
Faux d'après moi. Regarde l'intérieur de ton fut, et notamment l'entrée CO2. Normalement, le niveau de ta bière ne doit pas atteindre le petit bout de tube CO2, donc dans le cas que tu cites, c'est du CO2 qui va dans ton détendeur, pas la bière !! Et donc oui tu peux ainsi lire la valeur de pression interne du fût.
PAR CONTRE : si tu as trop rempli, et / ou que tu penches ton fût, et/ou que tu l'as secoué avant, tu vas avoir de la bière qui rentre dans le détendeur, ou de la mousse. Pas cool. Il existe des antiretours à mettre sur les embout sodakeg. Par contre, cela condamne la lecture pression de ton fût si je ne dis pas de bêtise. Pas indispensable mais conseillé.
bastoubilou a écrit :- Mettons que je mette 1,5 bar dans mon keg. Quel intérêt aurais-je à la dépressuriser avant le service? Pourquoi ne pas juste appliquer 2 bar par exemple? J'en ai lu plusieurs qui faisaient ça...
Pouvoir tirer à 0,2 bars, et donc régler temporairement ton problème éventuel de mousse au tirage. temporairement car ta bière va dégaser et faire monter petit à petit ta pression dans le fût... En gros quand tu pousses avec moins de pression, ta bière arrive doucement dans le verre.
bastoubilou a écrit :- Je pensais avoir compris les bases jusqu’à lire la page 74, où on répond à un mec que pour faire une carbo forcée (sur quelques jours par exemple), on peut appliquer la pression voulue, et débrancher l’arrivée de co2. Mais comment est ce possible ? Le simple fait de mettre le keg à la pression voulue fait que le liquide va incorporer la bonne dose de co2? Je pensais pour ma part qu’il fallait laisser brancher tout du long, que ce soit une carbo forcée de quelques minutes ou quelques semaines… Là j’avoue être totalement perdu
Quand je carbonate ma bière, je fais des paliers. Je préfère ne pas laisser branchée la bouteille de CO2, car si j'ai une fuite non détectée sur la ligne, je vais vider inutilement ma bouteille de CO2... et cela génère un cout.
Donc en général, je balance 4 bars, je secoue quelques secondes (une trentaine), je débranche, resecoue et laisse reposer au froid quelques heures, pour que la quantité de CO2 se dissolve bien dans le liquide, et que le fût arrive à sa pression d'équilibre (= équilibre ciel gazeux / liquide).
Je fais une lecture de pression, s'il en manque, je refous 4 bars, je débranche, je secoue, je laisse reposer quelques heures... etc jusqu'à atteindre une pression d'équilibre correcte. En générale en 3 coups j'atteins la pressions d'équilibre souhaitée (= fonction des abaques).
bastoubilou a écrit :- Je pense investir dans une tireuse à froid sec LINDR. Si j’ai bien compris il faut donc toujours avoir le tableau d’équivalences ou beersmith à portée de main? je m’explique : mes futs seront à la cave ( à 17°), mais lorsque je les servirais ils seront peut être à 25°. Donc la pression ne sera plus la même, donc je devrais en appliquer une autre pour pousser la bière vers la tireuse? Ou vous y iriez à tâtons? Dernière question, si vous y allez à tâtons, comme le dit doublejef plus haut ; On ouvre le robinet compensateur à fond, on met une « grosse pression » et on envoi jusqu’à ce que la bière ne bulle plus dans le tuyau. mais question conne (parce que ça coule vite compensateur ouvert à fond^^) : Vous la gardez cette première bière servie comme ça?
La difficulté principale est la phase transitoire de changement de température. Ce n'est pas parce qu'en 10 minutes ton fût a monté de 5 degrès que ta pression soit arrivé à l'équilibre. Il y a plus d'inertie. Donc je dirais que ce qui compte, c'est de prendre régulièrement une mesure de pression du ciel gazeux du fût, et d'ajuster régulièrement la pression au mano.
Encore une fois, c'est ce que j'ai compris de la théorie.
Mais je pense que la prise d'air a mis à mal la théorie emmagasinée.
Romain