Chris a écrit :(...) que le message soit intelligible pour votre cible (qui en l'occurence concernant le grand public n'a quasi aucune connaissance du monde brassicole)
Juste une précision, parce que je pense que ce qui n'est pas clair pour vous est dans le contexte même...Mister_Ash a écrit :Moi consommateur de base ( celui que vous avez pour but d'éduquer ou juste d'interpeller )ben je comprend pas ce que vous voulez dire, qu'est ce qu'il se passe dans le monde brassicole si éloigné de mon rayon bière de mon magasin Carrouf ...
Le manifeste a été dévoilé à St Nic, et pas le jour du marché des brasseurs. Ce qui n'est pas un hasard: Le manifeste FHL s'adresse en premier lieu aux acteurs du secteur brassicole français, qui sont supposés avoir un minimum de connaissances et saisir de quoi on parle. Et qui sont ceux qui peuvent faire évoluer les choses rapidement, plus rapidement que les consommateurs ne pourraient la faire (les exemples de l'Italie et du Danemark sont tout à fait édifiants dans ce sens: l'offre a évolué radicalment, et les consommateurs ont suivi, pas l'inverse...)
Les consommateurs ne sont clairement pas la cible principale du manifeste. Que nombre d'entre eux souscrivent de fait à ce qui est dit est un fait, et ça aidera les choses à bouger un peu, mais le FHL n'est pas un mouvement de consommateurs, et n'est pas non plus l'action commerciale que d'aucuns y voient (il nous coûte plus qu'il ne rapporte, et le collectif est beaucoup plus mis en avant que les brasseries individuellement dans la com'). C'est un positionnement au sein du secteur brassicole français, destiné à questionner un certain nombre de préjugés et d'immobilismes, dans l'espoir que ça bouge un tout petit peu.
Vous me direz qu'il y a les macarons, effectivement, visibles pour les consommateurs.
Mais là aussi, c'est un positionnement par rapport au reste du secteur, entre autres de tous ceux qui balancent des péremptoires "60 IBU, c'est imbuvable" sans vraiment avoir l'expérience nécessaire pour être aussi définitifs.
Comme avec les visuels qui semblent jouer sur un plan, pour mieux taper ailleurs, il faut voir ça en termes stratégiques: on prend en apparence les consommateurs à témoin, mais c'est dans le but de faire bouger une partie des professionnels, simplement en montrant que oui, on peut revendiquer un houblonnage renforcé, bien en vue sur l'étiquette, sans que les ventes s'effondrent pour autant.



