Cette étape posait question dans un ancien topic...J.F. Simard dans Comment faire de la bonne bière chez soi a écrit : Le malt contient des protéines qui doivent être transformées en composés plus simples (peptides et acides aminés).
Le rôle principal des protéines est de servir d'éléments nutritifs pour les levures et de contribuer à la formation et à la tenue de la mousse.
Cette transformation est obtenue grâce aux protéinases qui sont particulièrement actives à des températures d'environ 50°C.
D'après ce que je comprend de la tournure de phrase de Simard, plus la période d'empâtage est courte, plus cela favorisera la tenue de la mousse.
Je lis pourtant quelques fois le contraire, notamment dans ce nouveau "document très complet sur la bière" proposé dans ce forum.
En lisant ça, je ne sais plus si, pour favoriser ma mousse, je dois accentuer ce palier ou l'atténuer.A. Ly, G. Ray et Ch. Chelbi dans La biochimie de la bière a écrit : La protéase :
Elle va couper les protéines en unités plus petites : acides aminés et peptides. Ceux ci sont sources de nourriture pour les levures, mais aussi peptides et protéines ont la propriété de se lier d'un côté à l'air (CO2) et de l'autre l'eau, elles se placent donc à l'interface eau/air et, assurent une bonne cohésion des bulles présentes dans la bière après fermentation.
Alors lorsque les bulles de gaz remontent à la surface, celles ci sont piégées à la surface et créent une structure mousseuse, humide et épaisse caractéristique de la bière.
J'ai tendance à faire confiance à mon interprétation de Simard, mais je n'aime pas non plus douter...
Otez moi d'un doute !

