émilien a écrit :Et bien y'a 102 personne qui on vue mon Message

mais pas de réponse

Euuuh, parce que la question est assez naïve, peut-être ? Ou du moins présentant un paradoxe assez marqué et difficile à réconcilier avec la réalité de ce qu'on trouve sur le marché...
Des malts bio, il y en a, par exemple chez Weyermann :
http://www.weyermann.de/fra/produkte.as ... &sprache=3
http://www.weyermann.de/fra/produkte.as ... &sprache=3
Par contre l'extrait de malt bio, et approprié pour le brassage, ça commence à être un créneau très étroit...
Des houblons bio, il y en a, en provenance d'Allemagne, par exemple. Ou de Nouvelle-Zélande, ce qui annule de fait l'avantage du bio, vu ce que ça implique d'énergie grise...
Bref, le bio, c'est comme la loi de pureté bavaroise : c'est joli sur le papier, ça a l'avantage d'être un principe assez simple à comprendre, mais quand on regarde ça de près, ça n'est en aucun cas une garantie effective de qualité, et au niveau écologie il ne faut pas perdre la vue d'ensemble et rester réaliste...
Un exemple : en Suisse, l'agriculture est déjà massivement convertie à la production intègrée, qui implique une réduction drastique de l'usage d'engrais et de pesticides, et des délais contraignants entre le dernier traitement entre la récolte. Si on regarde la situation dans sa globalité, l'impact positif d'une conversion de 80 ou 90% de l'agriculture à la production intègrée est clairement supérieur à celui d'une conversion de 5 ou 10% au bio au milieu de cultures conventionnelles lourdement traitées...
Autre exemple : il y a quelques années, le marché du coton bio a été pratiquement assèché quand les britanniques de Marks & Spencer ont décidé de se lancer dans les habits en coton bio. Hausse brutale des prix, dont les courtiers ont profité, les producteurs beaucoup moins... Et parallèlement, les habits en question offraient peu de garanties solides sur le plan de l'éthique de production, conditions de travail de la main d'oeuvre etc.
Attention, je ne dénigre pas le bio... juste que, travaillant en ONG, je privilégie simplement une vision plus réaliste d'encouragement des acteurs d'un changement effectif mais gérable et supportable à terme, à un enthousiasme béat pour un "bio" qui devient, entre les mains de l'agroalimentaire et de la grande distribution, un simple argument de vente du genre "vu à la télé", voire une façade honorable pour détourner l'attention des consommateurs des problèmes qui continuent à se poser par ailleurs...
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)