le moins qu'on puisse dire c'est que calculer le Cp de ça cuve c'est une tannée

C'est hyper sensible au conditions initiales.

soit on a un problème de vocabulaire, soit je ne comprend pas cette phrase.
Le Cp est une
constante d'un
matériau donné dans un état donné. Il ne dépend pas des conditions de quoi que ce soit. De l'inox 304, qu'il soit en barre, en lingot ou en plaque a toujours le même Cp.
Ce qui peut changer, et donc in fine fausser grandement la mesure, c'est ... les conditions de la mesure.
Si on l'évalue dans une enceinte adiabatique en conditions de laboratoire et en régime "stable" on devrait être juste. Si je me rappelle bien mes cours, ça se faisait avec une "bombe calorimétrique" ou un four (tout petit type à céramique hyper isolé) et 2 ou 3 sondes de température. Je ne vois pas bien comment déterminer cette valeur sans le matos adhoc.
Si on mesure quelque chose dans l'ambiance, avec ne serait-ce qu'un très léger mouvement d'air, on ne mesure pas ce coef. On mesure une déperdition thermique, donc un flux thermique, donc on n'est pas en régime "stable" (puisque qu'une partie de l'énergie fournie ne sert pas à élever la masse en température mais à chauffer le fluide au contact).
Vouloir tenir compte du Cp de la cuve quand celle-ci n'est pas isolée est AMHA inutile. Pis on s'éloigne pas mal du Cp du malt
PM, enthalpie et variations entropiques
Edit : à notre échelle être précis à +/- 1K est plus que bien. On peut être tatillon, mais il faut l'être jusqu'au bout dans ce cas. Or il y a peu de brassams qui utilisent des thermomètres étalonnés en laboratoire
(entre mes 2 mesureurs pros concu pour réguler au 1/10 °, j'ai une différence de 0.4 à 0.5°C pour la même sonde, alors avec une chinoiserie ou un thermomètre à alcool...). Il y a peu de brassams capables de déterminer leurs volumes avec une précision de 100 ml
(ordre de grandeur d'évaporation sur 20l d'eau qu'on porte de 20°C à 75°C) sachant qu'on doit aussi tenir compte de la dilation de l'eau. Et le plus important : je n'ai jamais vu qui que ce soit capable de faire la différence entre un brassin à 65°C et un autre à 66°C (toutes choses étant égales par ailleurs). Si vous voulez déterminer exactement tous les paramètres déperditifs d'une cuve (et pas son "Cp"), il va falloir vous coltiner des équa diff, des intégrales et une flopée de transformées... C'est courageux, mais les coefs "approximatifs" ça matche parfaitement avec la thermo qui est, je le rappelle, la seule science aux résultats exacts utilisant des valeurs en entrée totalement approximatives
