D'un autre côté il y a le piège d'aller trop vite, et ça peut avoir de graves conséquences comme tu le racontes B&B, ou simplement sur la qualité de la bière produite (pour ceux qui s'en préoccupent, dans mon cas c'est LA priorité).
Bref il faut foncer, mais pas tête baissée car l'erreur ne pardonne pas vraiment.
Sinon je corrobore ce qu'a dit la connaissance de P-M: à rythme de croisière le schéma grossier c'est par semaine: 1 jour de brassage, 1 jour d'embouteillage, 1 jour d’étiquetage/conditionnement, 2 jours de livraison/commercial/etc. A cela il faut ajouter toutes les petites tâches comme la préparation des fûts (checker les pressions, etc), la gestion de la levure (quand on prend la peine de brasser en liquide), le suivi de fermentations en cours, l'administratif. ça ne laisse pas 1 jour/semaine pour vivre/glander... mais c'est passionnant.
Alors quand je repense au concept "picard" de se payer un smic au bout de 3 mois d'activité en bossant sur une pico de 150L, j'émets un gros LOL! Je me demande quelle proportion de "pico-brasseurs low cost" tiennent 2-3 ans en activité principale...
@Dabraziou: Comme tu l'observes, brasseur artisanal c'est un métier de passion. C'est souvent difficile donc si ta passion pour le produit n'est pas supérieure aux côtés ingrats de cette activité, alors tu as bien fait ne pas continuer dans cette trajectoire.
Je remarque que pas mal de brasseurs pro ont l'air plus attirés par l'appât du gain et le côté "la bière c'est cool/branché" que par la satisfaction de faire découvrir au public un produit travaillé qui a une âme. Résultat ils bâclent souvent leur travail (le côté brassage, pas le côté marketing/com ça ils excellent souvent) sans vraiment en avoir conscience.
Un jour la sélection naturelle se fera, j'espère, beaucoup plus par la qualité de la bière que par l'image véhiculée


