Ce n'est pas la première fois que je vois des amateurs, tentés par l'aventure pro, faire machine arrière et ne pas faire un métier de leur hobby.
Alors, question : pourquoi avoir abandonné l'idée ? Ou, si elle n'est pas totalement mise au rencard, pourquoi l'avoir mise en suspend ?
Note : ce n'est par curiosité, mais je pense que ce genre de retour peut aussi être utile à ceux qui imaginent passer le cap.
Note 2 :
- expérience perso : pas une brasserie, mais un métier très fortement en relation avec la bière et sa fabrication → les banques n'étaient pas d'accord, et niveau fournisseurs potentiels, les contacts que j'ai eu me laissait augurer d'un immense panier de crabe. Au final (et très très schématiquement, c'est sensiblement plus compliqué en réalité), j'avais un peu le choix entre m'aliéner à quelques-uns (pour avoir des prix d'achats et donc de revente honnête, mais avec une marge d'innovation et financière assez étroite), soit garder ma liberté et pratiquer des tarifs sensiblement plus élevés que la concurrence, ce qui ne m'aurait probablement pas aidé à fidéliser une clientèle volage et très sensible à l'argument tarifaire... J'avais aussi l'impression de me jeter dans le vide, de quitter un emploi qui me permet de manger et de faire vivre ma famille (ma femme était au chômage à l'époque, crédit maison à rembourser, enfants à scolariser, etc) sans "garantie" de pouvoir faire mieux et avec le risque de me retrouver, avec mes proches, en caleçon au bord de la route. Quand on est "à charge d'âmes", la réflexion est forcément différente par rapport à un(e) jeune célibataire et/ou sans emploi.
Edit : suite à une petite remarque vue par là, je précise ma dernière phrase → ce n'est pas parce que vous êtes jeune et sans emploi que vous n'avez rien à perdre (merci de ne pas voir dans mes écrits ce que je n'ai pas dit). Juste qu'à 20 ou 25 ans, célibataire et sans enfant, on peut se permettre de prendre plus de risque qu'à 40 ans avec une famille à charge et des emprunts à rembourser sur 25 ans... Je veux bien qu'on m'affirme le contraire, encore faut-il le prouver

