Discussion généralePesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

A propos de tout ou de rien, de bière ou d'autres choses plus discutables...
Règles du forum
Chers membres, merci de prendre connaissance et respecter les quelques règles de bon sens suivantes avant de poster votre message :
- Vous assurer que vous postez dans la bonne rubrique
- Vérifier qu'il n’existe pas déjà une réponse à votre question ou un sujet identique
- Prendre conscience que vos propos n’engagent que vous et que vous devrez en assumer la paternité
- Vérifier les sources des informations que vous diffusez, en vous assurant le cas échéant de respecter les droits d’auteur qui peuvent être liés aux informations, images ou documents cités
- Prendre soin de respecter vos interlocuteurs et bannir les insultes et autres propos diffamatoires ou dégradants
- Vous assurer de rester autant que faire se peut dans le sujet exposé
- Prendre le temps de vérifier l’orthographe et la grammaire de votre message
Merci par avance de votre contribution à préserver le bon esprit de ce forum.
pechou
Arpette
Arpette
Messages : 272
Inscrit depuis : 11 ans 7 mois
Brasseur : Amateur
Localisation : Maine et Loire
A remercié : 23 fois
A été remercié : 8 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par pechou »

Re,
Ensuite je suis d'accord à propos de l'apport de nutriments pour la plante, ils sont nécessaires. Mais si on balançais les nitrates des porcs bretons (leur purin) sur nos champs plutot qu'à la mer ça engraisserai nos légumes plutôt que les algues. Les deux filières de l'élevage et de l'agriculture sont trop détachées je pense, c'est dommage. La distance est trop élevée entre la plus part des champs qui ont besoin de nutriments et certains élevages qui produisent un super produit fertilisant vivant bénéfique au sol, la merde ! Et attention, ce que je dit c'est une analyse globale. Évidement certains agriculteurs font des partenariats avec les éleveurs locaux. Mais n'empêche que les algues bretonnes ne sont pas là par hasard !
WTF????

Le purin est déjà épandu, mais tu es limité dans tes épandages!
De plus, du purin à la mer? :shock: D'ou sors tu ça? C'est une connerie grosse comme la lune.

Les nitrates, c'est à dire la forme minérale de l'azote n'est pas retenue par le complexe argilo-humique du sol, de ce fait, ils sont lésivés dès qu'il pleut, se retrouvant alors dans les ruisseaux et donc la mer.

Mais ce n'est aucunement volontaire!

Après, ton raisonnement m'effare mais ne me choque pas. Il est juste représentatif de la bobo attitude. Des gens qui s'offusquent sans connaitre la moindre chose sur le milieu agricole et les productions végétales, qui crient au scandale quand les agris utilisent des produits phyto mais qui sont les premiers à jeter/ne pas acheter les fruits tachées ou abimés.

Bonne fin de journée.
Avatar de l’utilisateur
Ark
Assistant
Assistant
Messages : 958
Inscrit depuis : 11 ans 2 mois
Mon équipement : 2 cuves 100l, 1 cuve 50l, manifold, refroidisseurs à plaques.
seaux 30l, fût 50l, fûts 180l.
Brasseur : Amateur
Localisation : Sud Cantal
A remercié : 65 fois
A été remercié : 77 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par Ark »

Les deux côtés font des raccourcis et fonctionnent au préjugé, et ça enfonce des portes ouvertes de partout. Je pense qu'on peut maintenant passer à autre chose vous croyez pas ?
-Bouteille : Plus rien !
-Fermentation : Rien du tout.
-Projet : Irish Red, Porter.
BandB
Brasseur
Brasseur
Messages : 1256
Inscrit depuis : 11 ans 5 mois
Brasseur : Amateur
A remercié : 31 fois
A été remercié : 133 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par BandB »

Tout à fait d'accord pour moi la réponse serait : on devrait brasser du bon sens dans le bon sens :D
amadeus029
Ch'ti nouveau
Messages : 24
Inscrit depuis : 11 ans 1 mois
Brasseur : Pro
Localisation : 8100 Loul?? Algarve Portugal
A été remercié : 1 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par amadeus029 »

Bon, je ne suis pas agriculteur, mais j'ai une petite expérience personnelle à partager.
Dans le cadre d'une AMAP, j'ai accompagné une agriculteur (maraîcher, c'est important de le préciser) dans la conversion au bio.
Première remarque : ce n'est pas facile.
Se convertir au bio, ça a déjà été dit, c'est remettre en cause toute ses pratiques et ses habitudes. C'est ce confronter à des techniques nouvelles.
En général, ça s'accompagne d'une diversification (surtout pour les maraîchers), et donc encore de nouvelles techniques à acquérir.

Ensuite, le bio c'est plus de travail. C'est inexorable : en particulier, le désherbage est une charge énorme.

Enfin, passer en bio, ça prend du temps. En plus des 2 années de transitions imposées par le label, il faut compte le temps de s'équiper en outils adaptés, d'acquérir les techniques, de renouveler la clientèle. A l'arrivée, il faut au moins 5 ans pour retrouver un équilibre normal.

Tout ça fait que même pour un maraîcher non endetté à la base, il faut avoir les reins solides et être bien accompagné pour survivre à la transition.
Et encore je ne parle que pour les maraîchers. Pour un céréalier ou un éleveur déjà hyper équipé et souvent sur-endetté, c'est même pas la peine d'y penser. Et paradoxalement, plus t'es grand, plus c'est compliqué...
Avatar de l’utilisateur
Jean-Luc
Administrateur
Messages : 14026
Inscrit depuis : 22 ans 7 mois
Mon équipement : Braumeister 20L gen 2
Seaux plastiques
Frigo et contrôleur
Patience et humilité
Brasseur : Amateur
Localisation : Suisse
13 recettes partagées
A remercié : 450 fois
A été remercié : 1027 fois

Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par Jean-Luc »

C'est dommage mais sans doute normal que ce débat soit aussi animé.

Entre confort, survie professionnelle et effets sur la santé à plus ou moins long terme il y a très souvent conflit d'intérêt.

Pour être passé par une formation agricole (n'est ce pas), je sais ce qu'on nous enseignait il y a près de 35 ans, je ne suis pas sûr que cela ait tellement changé.
Pour avoir aussi vécu en milieu rural je sais sur quelle corde raide les agriculteurs peuvent être (quand on ne les retrouve pas au bout de celle-ci, c'est hélas du vécu aussi)...

Pour avoir vu aussi les effets de certaines maladies bizarrement plus nombreuses en milieux ruraux (autisme, leucémies,... mais les études entre exposition aux pesticides et ces affections graves restent à être démontrées), je sais à quel point cela peut être terrible pour les familles.

Du coup, on commence à se poser des questions sur les conséquences de certains produits sur notre alimentation... par instinct de protection sûrement, d'envie de vivre mieux et tout cela est bien "naturel".

Ajoutons à cela des enjeux industriels colossaux pour les laboratoires ou traders de matières premières...

Alors on voit bien rapidement que le débat ne peut pas être tellement serein puisque les intérêts divergent...

(Ça fait beaucoup quand on a que demain).

Tout ça pour dire qu'on a tous des arguments à exposer, si tout cela pouvait se faire dans le calme... Ce serait bio... Euh beau pardon...
Pensez à partager vos recettes avec la communauté sur BrewRecipes
application intégrée au forum avec chargement de fichier beerxml, fiche recette, timeline
+ analyse automatique par l'appli. , analyse par IA sur demande, bbcode automatique, etc...
Avatar de l’utilisateur
Thierryj
Ch'ti nouveau
Messages : 108
Inscrit depuis : 16 ans 8 mois
Brasseur : Amateur
A remercié : 1 fois
A été remercié : 7 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par Thierryj »

amadeus029 a écrit :Pour un céréalier ou un éleveur déjà hyper équipé et souvent sur-endetté, c'est même pas la peine d'y penser. Et paradoxalement, plus t'es grand, plus c'est compliqué...
Pourquoi se mettre des barrières mentales comme çà ? ;) C'est toujours la peine d'y penser

http://www.innovaction-agriculture.fr/f ... urs_21.pdf
Avatar de l’utilisateur
Thierryj
Ch'ti nouveau
Messages : 108
Inscrit depuis : 16 ans 8 mois
Brasseur : Amateur
A remercié : 1 fois
A été remercié : 7 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par Thierryj »

pechou a écrit :On peut aussi parler des anti mildiou, avec la bouillie bordelaise à 3,75kg/ha à la même fréquence que précédemment.
Sur les 5 dernières années, sur un domaine de 40 ha en bio en Bourgogne, 3.5 kg/ha/an de cuivre métal. :hand:

Le soufre ne pose pas de problème d'accumulation dans les sols. Il est irritant par contact ou inhalation, à comparer aux divers CMR.
Dernière modification par Thierryj le 09 févr. 2016 19:32, modifié 1 fois.
Avatar de l’utilisateur
ElsasBrewer
Apprenti
Apprenti
Messages : 560
Inscrit depuis : 12 ans 7 mois
Mon équipement : -Cuve matière : cuve Polsi 100L
-Filtration : BIAB 100L
-Fermenteurs : fermenteur inox 100l Polsinelli
+ Seaux en plastique alimentaire 10L, seau brouwland 30L et bonbonnes en verre 3L (4x) et 15L (2x)
-Moulin à malt : fini le Moulinator 2000 (http://www.brassageamateur.com/forum/ftopic24973-0.html) et bonjour le moulin à deux rouleaux acier Polsinelli :)
Brasseur : Pro
Localisation : Alsace - Haut-Rhin
A remercié : 21 fois
A été remercié : 23 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par ElsasBrewer »

pechou a écrit :Après, ton raisonnement m'effare mais ne me choque pas. Il est juste représentatif de la bobo attitude. Des gens qui s'offusquent sans connaitre la moindre chose sur le milieu agricole et les productions végétales, qui crient au scandale quand les agris utilisent des produits phyto mais qui sont les premiers à jeter/ne pas acheter les fruits tachées ou abimés.

Bonne fin de journée.
Mais nan j'suis pas un bobo ! ;( ;( Snif.

Moi j'achète les fruits pas beau au marché et j'en fait compote et confitures quand ils sont vraiment trop moches.

Et oui j'm'offusque contre les produits phytosanitaires. Enfin plus exactement contre l'emploi exagéré que CERTAINS en font. Je sais bien que c'est compliqué de gérer mauvaises herbes e maladies. Les produits phytosanitaires on s'en passe difficilement, j'en suis conscient. Mais comme on dit chez moi : "alles mit mass" -> tout avec parcimonie !

La transition vers le 0 phyto est pas près d'arriver et ça vas être un travail de fond. Certains agriculteurs ne peuvent pas se permettre financièrement de passer au BIO, je l'ai maintenant compris grâce à vous. Mais continuons à militer pour moins de phyto et le retour d'une culture du sol et des alentours du champ et non plus seulement des végétaux qu'on y fait pousser. C'est à dire qu'on essaye d'avoir à nouveau une faune et une flore complémentaire au champ, un équilibre, une symbiose !

Et pour cela on doit continuer s'informer, à militer, a en parler autour de nous, à débattre !

Merci encore à tout le monde pour le gain en connaissances et en ouverture d'esprit :)



Elsassbrewer
ElsassBrewer est désormais le Brasseur du Vallon ! Je deviens pro, modestement, tout doucement :whistle:

Mes projets et expériences, réussites et échecs sur le blog de ma micro-brasserie (Commentaires bienvenus ;) )
Avatar de l’utilisateur
mikocyco
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 2343
Inscrit depuis : 12 ans 1 mois
Je suis tuteur : oui
Brasseur : Amateur
Localisation : Vertus (51)
A remercié : 74 fois
A été remercié : 178 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par mikocyco »

Eh bien, cette émission fait réagir !
Comme nous épandons, ma compagne et moi, ces produits tant décriés, nous l'avons regardée attentivement. La forme était « accrocheuse », et le fond instructif. Comme beaucoup, nous avons été « irrités » de voir à nouveau des parlementaires participer à des repas de famille avec des industriels. Nous avons été choqués par la toute puissance et le cynisme des firmes phytopharmaceutiques. Puis, avouons-le, nous avons été soulagés d'entendre que la faute n'incombe pas aux seuls agriculteurs (au sens premier du terme, donc concernant toutes les cultures).
Seul reproche : pas de quantités annoncées en face des substances retrouvées dans les cheveux de ces pauvres gamins. On sait que « l'effet cocktail » pour les pesticides est très important, mais sans les doses, difficile de juger...

Pour être franc, je n'ai pas lu tous les messages de cette discussion, mais je pense pouvoir évoquer certaines choses qui ne l'ont pas été (à priori).

Pour commencer, les agriculteurs sont en première ligne quant à l'exposition aux pesticides. Mais un argument revient souvent dans le milieu agricole : les agriculteurs ont moins de cancers que l'ensemble des Français. Toutefois les cancers « rares » sont surreprésentés dans ce milieu.
Ces données proviendraient d'une étude de la MSA (Mutualité Sociale Agricole).
Comment explique-t-on cela ? Apparemment par le fait que les agriculteurs ont une vie globalement plus saine que la moyenne (alimentation, moins de pollution, habitat plus sain, …). Mais les pesticides sont clairement suspectés d'être à l'origine d'une partie de ces cancers « rares ».

Ensuite tous les agriculteurs ne sont pas au même niveau d'application des pesticides, et donc ne sont pas confrontés au mêmes risques.
Je pense que l'écart est énorme entre un viticulteur champenois et un éleveur de Salers. Je vais parler du premier, que je connais bien pour en faire partie. Sur une année favorable comme 2015, la moyenne des passages dans les vignes de Champagne pour les fongicides doit se situer entre 7 et 8. Sachant que les anti-mildiou et anti-oïdium sont combinés, que la moyenne des désherbages doit être de 2 et que certains font des insecticides, on arrive à un nombre de produits épandus entre 15 et 20. Et je parle d'une année favorable ! Je pense qu'on est loin des quantités utilisées par le producteur de Salers…
N'en déplaise à certains, la viticulture et le maraîchage sont clairement les plus gros utilisateurs professionnels de pesticides. Mais si on ramène les quantités aux surfaces, les particuliers font encore plus « fort », car quasiment personne n'est capable de respecter les dosages (mais ce problème sera bientôt résolu de façon radicale…).

Nous avons beau utiliser des pesticides, ma compagne et moi sommes clairement pour une réglementation concernant l'épandage des pesticides près des habitations, des écoles et des crèches. Certains pourraient nous rétorquer que nous n'avons pas de vignes ou de champs concernés, c'est pas faux…
Mais comment ne pas penser aux gamins qui jouent dans les cours d'écoles et qui se font arroser par des agriculteurs inconscients ? Pour prendre le cas de notre village, la crèche et l'école maternelle publique sont à proximité immédiate de parcelles de vigne. Le pire est pour la crèche : la commune a étendu l'aire de jeux extérieure, qui se trouve désormais à un mètre d'une parcelle. Avec pour toute protection un grillage ! Ma compagne avait signalé à la directrice qu'il fallait voir avec la mairie pour mettre une protection un tant soit peu efficace, mais rien n'a été fait. L'information n'a pas été remontée, ou le maire s'en tape. D'ailleurs le maire possède vignes et champs…
Mais comment veut-on que ça bouge quand certains n'en ont rien faire ou n'en ont pas conscience ?
Le pire étant le président du Syndicat Général des Vignerons de Champagne qui assène que les vignes près des écoles et des habitations ne posent aucun problème de santé, prétextant l'étude comme quoi les cancers sont moins répandus chez les viticulteurs, alors que cette étude parle de tous les agriculteurs. Il ne serait pas étonnant que les viticulteurs et ouvriers viticoles champenois soient plus sujets aux maladies liées aux pesticides que les éleveurs du Centre, mais comme il n'y a pas d'étude précise sur le sujet...

Autre point, comme quoi les agriculteurs sont des inconscients. Depuis novembre 2015, il est désormais impossible d'acheter et/ou d'épandre des pesticides sans détenir le certificat individuel pour les produits phytopharmaceutiques (« certiphyto »). Cela signifie qu'à ce jour rares sont les professionnels à ne pas l'avoir (il reste quelques semaines aux retardataires), sachant que beaucoup l'ont depuis quelques années.
En 2-3 jours de formation, l'accent est mis sur les bonnes pratiques agricoles, sur les dangers des pesticides pour l'homme et l'environnement, ainsi que sur les moyens de se protéger. Même si c'est insuffisant pour remettre en cause des décennies de pratique et de croyances, aucun participant ne peut dire qu'il n'est désormais pas au courant des problèmes causés par les pesticides.
Alors oui, il y aura toujours des obtus, des inconscients, des égoïstes, mais ils sont loin d'être la majorité.

Que fait-on pour réduire l'utilisation des pesticides ?
"On" a mis en place le « certiphyto », le contrôle obligatoire de tous les pulvérisateurs puis, suite au Grenelle de l'Environnement en 2007, le plan Ecophyto 2018. Le but de ce plan était de réduire de moitié la quantité de pesticides utilisés entre 2008 et 2018.
Où en est-on avec ce plan ? Après une baisse des quantités vendues, elles sont finalement reparties à la hausse… Du coup, on a mis en place un nouveau plan Ecophyto, mais cette fois on se donne plus de temps pour y parvenir (2025). Personnellement je n'y crois pas, d'autant plus que c'est piloté par l’État...
La priorité doit être donnée à la réduction des herbicides. Le reportage de France 2 l'a bien montré, ce sont les substances que l'on retrouve en plus grande quantité dans les eaux de surface et souterraines. Deux raisons principales à cela : on les applique directement au sol, et les firmes phytos les ont développés pour qu'ils aient une grande persistance d'action. Quand on constate qu'on retrouve dans les eaux certains herbicides qui ne sont plus utilisés depuis 20 ans, on peut dire que les firmes savent y faire, au niveau persistance d'action...

L'utilisation et la réduction des pesticides est un sujet complexe. Les préjugés et les jugements tranchés, si reposants intellectuellement, ne permettront jamais de comprendre la chose et de la faire évoluer dans le bon sens.
Personnellement, en ayant pourtant eu des grands-parents agriculteurs, je n'ai saisi la complexité de la chose qu'il y a une dizaine d'années, suite à une reconversion professionnelle dans le milieu agricole.
Eh oui, c'est facile de donner des directives, de penser que sa façon de voir les choses est la bonne, mais gérer un petit potager sans pesticides ne représente pas le même boulot et le même enjeu que gérer plusieurs hectares de vignes, de champs ou de vergers.
D'ailleurs, pour finir, vous allez tous être obligés de vous occuper de votre potager, de votre pelouse et de votre verger de façon bio à partir du 1er janvier 2019 !
tof02
Brasseur
Brasseur
Messages : 1357
Inscrit depuis : 13 ans 2 mois
Mon équipement : plusieurs seaux de 30l
pico 100l en cuves Bergland
chauffage au gaz
instruments de mesure divers
refroidisseur 30 plaques Wiltec
moulin à rouleau,
2 bras et un gosier <:-D
Brasseur : Amateur
Localisation : Picardie
A remercié : 90 fois
A été remercié : 53 fois

Re: Pesticides : arrêter de brasser ou brasser bio ?

Message par tof02 »

D'ailleurs, pour finir, vous allez tous être obligés de vous occuper de votre potager, de votre pelouse et de votre verger de façon bio à partir du 1er janvier 2019 !
tu pourrais détaillé s'il te plait? ( il part dans tout les sens ce sujet :lol: ).

Sinon plus globalement que dire des néo-ruraux qui débarquent en jardinage et qui font pire que leurs voisins, souvent déjà adepte des surdosages chimiques ( désherbant mais surtout contre les maladies, les deux sont différents je pense) .

Souvenir d'un voisin qui n'a pas cultivé longtemps son "pré-carré". Faut dire que mettre 6 pieds de tomates, les arroser en plein feuillage l'été en plein cagnard, ce n'est pas une bonne idée, et les bouillie bordelaise tout les 3 jours n'y ont rien changé, forcement :D malgré mes conseils initiaux et même finaux de lui conseiller de juste faire pousser un peu de radis et surtout les herbes basiques utiles à la cuisine, il a fini par tout arrêter ( enfin ses 5m2 de jardin) et préfère passer ses weekend à tondre la pelouse de son grand terrain tant désiré, qui n'a même pas un arbre fruitier nain pour satisfaire le palais de ses enfants :?

Car pour dévier encore du sujet initial ( faut dire que l'on en est loin :D ) les jardiniers ont tendance à surdoser les produits chimiques de traitements de maladie ou de désherbage, même si comme en agriculture, il ne faut pas en faire une généralité, malgré ce que personnellement j'ai pu constater depuis des années près de chez moi, mais chaque voisin de maison ou de jardin est différent dans ses pratiques. c'est un des plaisirs du jardinage même si il se fait rare, de discuter entre deux semis ou deux coup de bêche, de telle variété fait quoi en rendement, quel produit d'assolement, "tient tu traites encore! fait gaffe à mes légumes" etc... :D
“Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.” Gandhi

en bouteille: 3 ou 400l++, une quinzaine de recettes....