J'ai remarqué qu'un journal de bord par auteur était une solution pas mal répandue ici pour faire part de ses propres expériences sans ouvrir de nouveaux sujets à chaque fois. Cette idée me plait, c'est donc de cette façon que je souhaite commencer à détailler mes expériences brassicoles.
Il est courant de lire les premiers brassins & premières expériences des Brassams sur ce forum. Trouvant les lectures souvent intéressantes et enrichissantes je souhaiterai également vous faire partager ma première expérience de brassage qui à eu lieu hier [non sans péripéties]. J'espère également pouvoir par la suite développer et, pourquoi pas, échanger avec vous sur l'avancée des brassins réalisés.
Qui dit premier brassin, dit nouveau matériel, appréhensions & questionnement permanent.
Malgré un niveau théorique, disons, correct, glané grâce aux centaines d'infos sur ce forum ainsi que par mes études portantes sur les boissons en tout genre; mon niveau de pratique se trouve proche du néant.
Ainsi, en ce dimanche matin nuageux (vive la Bretagne), me voila à chauffer de l'eau dans un ancien fût de bière reconverti en cuve d'empâtage de 30L. L'objectif est d'obtenir, au final, une première bière type Pilsner (améliorée) qui soit simplement "buvable". (Pression minimum pour ce premier brassin).
J'ajoute le grains préalablement concassé, pas de problème majeur lors de cette étape, et je maintien sans trop de problèmes mon monopalier à une température de 67°C environ. Pendant ce temps, l'eau de rinçage est en chauffe. Je sens déjà les complications arrivés.
Saccarification OK, Mash Out OK, tout semble bien se dérouler quand soudain, le drame !
Panique à bord! Rien ne bouge, même en remuant dans tous les sens possible, c'est le néant. Décision est prise, il faut retirer la tresse inox, ce que je parviens à faire laborieusement, puis filtration a la passoire maison. Ça semble fonctionner. Entre temps, mon eau de rinçage s'est refroidie, je rince donc en sachant que le résultat final va en pâtir.
Une fois en cuve d'ébu, la pression retombe, tout se passe bien, l'ébu est franche, le houblon relâche une odeur formidable dans la pièce, le bonheur du brasseur est de retour.
Je plonge mon serpentin refroidisseur 5 mins avant la fin de l'ébu afin de le stériliser (merci Sam pour l'idée) et entame un refroidissement relativement rapide et sans embuches.
S'en suit le transfert vers la cuve de fermentation (la Broubrou 30L classic que tout le monde a déjà eu entre les mains). Transfert effectué via transvaseur Broubrou. Honnêtement je doute que cette solution soit la meilleur, mais pour l'instant je n'ai eu que ça comme idée. Avec une bonne désinfection au Chemipro avant, je ne vois pas ce qui pourrait poser problème...
Mesure de densité : DI de 1.054 au lieu des 1.061 estimés par Beersmith
Surement cette histoire de rinçage des drêches. tristesse.
Vient le moment d'ajouter les levures. Levures sèches, rien de plus simple, tout est parfait.
Depuis hier soir j'ai des bons glouglous qui s'échappent du barboteur, tout semble bien passer.
Quelques enseignements à tirer de cette première expérience : Tout d'abord, préparer un sandwich.
Seconde chose: bien préparer le terrain. Certains brassent dans une ferme, dans un garage. Pour ma part c'est dans la chambre d'amis (ou bureau), de mon appartement. Et pour être franc, j'en ai foutu partout. Madame n'a rien dit pour cette fois.
Et enfin, dernier enseignement: On est jamais assez bien préparé. Même lorsque l'on pense que tout est au point, que tout va se dérouler à merveille, on est jamais à l'abri d'un imprévu. Surtout lorsqu'il s'agit d'un brassin initiatique.
Je conclurai ce post en remerciant chaque personne qui, sans le savoir, à permis d'enrichir ma culture brassicole sur ce forum.
La suite au prochain épisode !
Drassorb

