Il se reconnaitra
Une brasserie coopérative et écologique
Bonne continuation GwenaelLa brasserie des guarrigues, société coopérative de production (scop) a été créée en mars 2007 à Sommières par Gwenael Samotyj et Emmanuel Pierre-Auguste. Deux amis, brasseurs amateurs depuis déjà une dizaine d'années. « On faisait ça comme un passe temps puis on s'est retrouvés en 2005 tous les deux en recherche d'emploi. On a alors essayé de monter notre brasserie artisanale », confie Emmanuel Pierre-Auguste. Prudents, les deux jeunes entrepreneurs effectuent dans un premier temps une étude de marché puis un stage pour créateur d'entreprise à la chambre de commerce. Dans un premier temps, la fabrication de leurs recettes est sous traitée. « Cela nous a permis d'accéder à des stages de marketing, de gestion, de travailler la distribution de nos produits ». Tout en faisant les marchés, Gwenael et Emmanuel cherchent avant tout à travailler avec les petits commerçants : cavistes, épiceries, boulangeries. « On fait partie du petit commerce ». Après avoir acquis un local en mars 2007, ils réalisent eux mêmes les travaux, investissent -sans se saigner - dans le matériel et débutent en août la production. « On a vendu quasiment 200 hectolitres l'an dernier, on devrait en faire 400 cette année, ce qui nous permettra d'arriver à l'équilibre. L'objectif est de produire localement et de distribuer sur un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour de Sommières. On est présents chez une quinzaine de cavistes, différents pubs et restaurants ». Souvent aussi dans des lieux dédiés au vin. La palette proposée se veut diversifiée : blanche, ambrée, blonde et brune. « On se laisse des marges de manoeuvre importantes avec des bières de saison, des séries limitées selon l'envie ». La encore nul gigantisme pour un marché qui reste avant tout une niche. L'entreprise s'inscrit plus globalement dans une démarche écologique. « On s'est lancé dans le recyclage des bouteilles avec consigne, récupération. Tous les déchets de la brasserie sont recyclés. Comme le dresh, malt d'orge ayant servi à la fabrication, récupéré pour nourrir des brebis ». Autre objectif pour une même logique : trouver rapidement une source énergétique autre que l'électricité pour le bâtiment.
La bière d'Oc se mêle au muscat :
Installée sur la Zone d'activité de Mèze, la brasserie d'Oc dispose d'un local de 500 m2 comprenant treize cuves. Avec son frère Jean-Louis, Remi Luberne a investi, il y a quatre ans, 250 000 €. « Nous avons fait un stage de création de brasserie à Nancy. Puis j'ai effectué mon premier brassage le 15 janvier 2005. Lundi, c'était le 260e. La production est passée de 200 à 600 hectolitres. Il m'en manque encore cinquante pour respirer ». La brasserie offre une gamme diversifiée : blonde, ambrée, blanche et, produit phare de la maison, une blonde aromatisée au muscat de Frontignan. Elle fait aujourd'hui la notoriété de la maison. Un tiers de l'activité de la brasserie se fait lors du pic touristique des deux mois d'été. Avec des bières légères, de soif, ne dépassant pas 5,5°. La vente de la production s'effectue pour un tiers dans le réseau commercial classique, pour un autre tiers directement à la brasserie. Le dernier tiers de la production est écoulé dans un cadre évènementiel (festivals, concerts...) 100 000 flyers sont ainsi distribués chaque année à 100 km à la ronde. « Il est difficile d'entrer dans les cafés, regrette néanmoins Remi Luberne. Ils sont financés ou sollicités par les grands brasseurs ». Le passage dans les hypermarchés s'avère par contre plus concluant. « Cela s'est très bien passé l'année dernière avec Système U. Cette année, je vais proposer une seule référence - la blonde aromatisée au muscat - dans les 110 magasins du groupe. Je n'aurais jamais pu me payer par moi même une telle publicité » . Remi Luberne s'intéresse enfin au marché américain. On est référencés au sein de l'enseigne Whole Foods Market. Son prochain objectif ? Le Japon...
