Bonjour à tous !
Aujourd'hui j'ai envie de lancer un gentil petit coup de gueule (une fois n'est pas coutume

).
Tant pis si je m'attire des foudres, allez je me lâche...
1/ Pour les néophytes d'abord. Quelques conseils :
Commencez par vous
approprier votre matos et votre process en multipliant les expériences. Adoptez une méthode rigoureuse et reproductible (la vôtre).
Commencez par des recettes simples qui seront faciles à ajuster. Ne vous lancez pas dans trop de calculs fastidieux et inutiles. Privilégiez l'expérimentation. J'aime dire que le brasseur est comme un DJ qui aurait face à lui une énorme console gavée de curseurs. Si vous commencez par des recettes complexes vous pourrez effectivement obtenir des résultats sympas mais en terme d'apprentissage c'est pas terrible car quand il faudra bouger un (ou des) curseur(s) alors le(s)quel(s) ?
Mes potes (Lolo, Cyril et Rémi de la BDH) ainsi que moi-même brassons depuis plus de 4 ans à raison de plus de 10 hL par an et on en est encore à brasser des smash ou single hop pour essayer de comprendre ce qu'apporte tel ou tel ingrédient, telle ou telle température...
Par pitié n'essayez pas de faire une neipa au premier brassin (j'adore ce style mais je n'ai même pas encore osé en tenter une tellement ça me paraît compliqué).
2/ Pour les "théoriciens" ensuite :
Le brassage de la bière n'est pas une science exacte et ne fonctionne pas avec je ne sais quel algorithme informatique. L'activité reste empirique. Une même recette brassée par deux brasseurs différents, dans deux environnements différents, avec du matériel différent conduira nécessairement à un résultat différent (d'où l'importance de la phase d'appropriation de son process cf point 1/).
Bien sûr que l'aspect théorique est important, essentiel mais il doit, amha, intervenir progressivement avec son expérience. Tout le monde a beaucoup d'admiration pour un brasseur comme Bellebouche qui apporte énormément à la communauté mais nous n'avons pas tous la même expérience que lui et la même maîtrise de ses procédés.
Bref, à tous ceux qui disent "on ne peut pas brasser une blonde dans une eau trop dure", "Il faut mesurer son volume d'eau de rinçage au cL près", "il ne faut pas mettre plus de 8 g/L de houblon en DH", je réponds "bullshit !"... A tous ceux aussi qui mesurent la densité de leur bière tous les 4 matins, ça n'a aucun intérêt si ce n'est de l'oxyder.
Je suis conscient que moi aussi je dis (et fais) des conneries mais je pense être capable de remettre en question mes pratiques sans cesse.
Comme on dit si bien "y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
++