après avoir fait mon premier brassin tout-grain à Noël (kit Saveur Bière - actuellement en fin de secondaire, embouteillage demain), j'ai décidé de lancer mon deuxième assez rapidement (ai-je déjà attrapé le virus
Mon choix s'est porté vers un clone de l'un de mes bières préférées : la Spitfire - une kentish Ale bien sympa.
Je trouve quelques recettes sur internet, et m'inspire au final de celle-ci : http://www.homebrewwizard.com/2012/drag ... ire-clone/
Je l'adapte à mon matériel/taille de brassin (4 L visés en fermentation), ce qui donne ceci :
- 900 g de Maris Otter
- 100 g de Crystal
- 100 g de torrified wheat
- 60 g d'Amber
- 50 g de wheat malt
- 4 g de Target
- 6 g d'East Kent Golding
- Levure Nottingham
Tout se passe bien - en tous cas mieux que mon premier brassin :
- meilleure filtration (formation complète du gâteau avant de filtrer tout doucement)
- meilleur rinçage
- bonne gestion des volumes et des pertes à l'ébullition (3.8 L au final, contre à peine 3 L lors du premier)
J'ai une DI élevée de 1070, au lieu des 1049 annoncés. Même phénomène que sur mon premier brassin.
Mes calculs donnent un rendement de 84 % (76% au premier). Ça parait énorme, mais c'est peut-être lié à la taille de mon brassin, et à ma méthode de filtration ?
Je mets en dame-Jeanne : glougloutement du tonnerre pendant 24 heures (genre 110 bulles/min - oui je suis du genre à compter les bulles
Pas d'inquiétude (j'ai pu lire sur le forum que la Nottingham est assez violente).
Du coup, pour passer le temps, et m'instruire, je continue de parcourir le forum tranquilou.
Et là, c'est le drame. En lisant quelques posts concernant le lien entre T° de brassage et corps de la bière, je m'aperçois que j'ai probablement fait une grosse bêtise : j'ai fait un mono-palier à 72°C. J'ai dû mal comprendre/lire trop vite la recette (I heated up 13 litres for a strike temp of 72°c and mashed for 75 mins) : j'ai tenu mon palier à 72°C au lieu de chauffer l'eau à 72°C puis d'empâter.
J'ai donc brassé à environ 4°C de plus que la fourchette haute recommandée.
Si je comprends bien, à cette température, j'ai n'ai dû extraire que des sucres non-fermentescibles. Le risque est donc d'avoir une "bière" très sucrée et peu alcoolisée.
Mais, si c'était le cas, aurais-je eu une fermentation correcte ? (je la considère correcte à première vue, car elle s'est certes bien ralentie au bout de 24h, mais ces 24h furent bien intenses !)
Bref, je ne sais pas si je me dirige vers une catastrophe absolue, ou si l'erreur aura peu de conséquence.
Qu'en pensez-vous ?
Merci d'avance pour vos lumières !

