Une petite piqure de rappel :
ce que tu appelles secondaire en bouteille est une fermentation tertiaire :
tu as la joie d'expérimenter la triple fermentation !
- la primaire est la période la plus active, juste après ensemencement du moût refroidi : dégagement de mousse et de gaz. durée de qq jours à une semaine, la gravité descend modérément... température : autour de 20°C selon les levures
- la secondaire est plus calme, la mousse retombe, (retirer les amers, ces taches brunatres sur la mousse avant que ca retombe, permet d'atténuer l'acreté qu'elle provoque dans la bière), le dégagement de gaz s'atténue, la gravité tombe jusqu'autour de 1010 selon la bière, et finit par se stabiliser, c'est alors le signe de passer à l'embouteillage pour la tertiaire.
température de secondaire : généralement autour de 15°C pour les bières de fermentation haute, variable selon les bières...
- la tertiaire : on rajoute un peu de sucre après soutirage, on remue gentiement (même si on a plus trop de risques d'infection à ce moment là, il vaut mieux être prudent), on embouteille et on ferme. durée : 3 bonnes semaines environ. température : 15°C c pas mal, 20°C pendant 1 ou 2 jours aideront les levures à repartir sur le sucre ajouté.
- garde : souvent assimilée à la fermentation tertiaire, est en fait une période de maturation supplémentaire après cette dernière. on peut "garder" sa bière de qq semaines, à quelques mois, voire qq années... (ex: les gueuzes de Cantillon). Essayez de garder au moins qq bouteilles qq mois, l'évolution est incroyable. J'ai goûté ma première rousse/english special bitter pendant 1 an (enfin, une ou deux bouteilles seulement ont tenu jusque là

): un régal !
- rafraichissement : il est généralement conseillé de passer ses bouteilles au frigo qq jours à une semaine avant dégustation... celà permet de faire retomber un éventuel dépôt... en plus de la boire fraîche bien entendu !
voilà, si j'ai dit trop de bêtises, je compte sur vous pour les corriger.
"La bière est la preuve indéniable que Dieu nous aime et veut nous voir heureux."
Benjamin Franklin