Ce premier brassin a été réalisé avec un kit Muntons "Scottish Ale", pour un volume théorique de 23 L.
04/06/2011 :
Tout est prêt : les 27 L de Cristalline, la cuve, le barboteur, le kit, le chemipro, etc etc.
A 16 h, on s'installe dans la cuisine pour commencer à faire bouillir de l'eau pendant qu'on prépare le bain de chemipro pour désinfecter tous les ustensiles.
Premier souci : le manque de temps. On a commencé largement trop tard, sachant que pour des raisons précises on devait avoir fini idéalement avant 19h. C'est un point à améliorer !
On avait prévu de faire bouillir 17 L d'eau, pour ensuite la laisser refroidir dans la cuve. Les 6 L restants accueilleront le moût.
Deuxième souci : refroidir 17 L d'eau bouillante, c'est LONG ! Remarque, 6 L c'est long aussi, sans matos adéquat... On avait 1 seul bac de glaçons, autant vous dire qu'on aurait jamais pu faire refroidir tout ça.
On se dit donc qu'on va faire un bain d'eau froide dans une bassine à confiture, c'est pas très efficace, mais c'est mieux que rien.
Entre temps, on active la levure, pour voir si il est toujours en bonne santé. Il faut dire que le kit se périmait en mai 2011, donc peut être que la levure était morte... mais les bulles dans le bain de levure nous prouvent le contraire. Ouf, c'est déjà ça !
Pendant que mon pote s'occupe du refroidissement, je m'occupe du moût, j'essaye de faire gaffe à ce que ça ne brûle pas au fond de la marmite, et je guette la "hot break" d'un oeil attentif. Une fois que toute la mousse a disparu, je m'empresse de mettre la marmite dans un bain d'eau froide.
C'est là qu'on se rend compte qu'on a oublié d'ajouter le sucre ! Rebelote : on met notre kilo de sucre, et on fait rebouillir le moût. Pas très pro, hein ? On est excusés, c'est notre premier brassin !
Une fois le moût prêt (et pour de bon), on retente de le refroidir. Manque de bol, il est déjà 19h passées, et on doit libérer la cuisine.
On se dit donc qu'on va mettre la cuve d'eau à refroidir à la cave, et la marmite de moût avec (fermée avec son couvercle pour éviter les infections). La levure est toujours en train de buller dans son bain (avec son canard en plastique, c'est puéril une levure...), on décide de la mettre au frigo, et on rajoutera du sucre dedans le lendemain pour voir si elle est toujours vivante.
05/06/2011 :
Je me lève incroyablement tôt pour aller voir la température du moût et de l'eau : température ambiante, on va dire que c'est bon. Je cours au frigo pour récupérer la levure, je la réchauffe un peu, je mets du sucre pour voir si elle réagit : ça fait comme un cachet effervescent, elle doit donc être en vie.
Ni une, ni deux : je fonce à la cave, je mets la levure dans le moût, et je balance ça violemment dans l'eau pour oxygéner.
Je ferme hermétiquement la cuve, avec le barboteur "fait maison" (un tube qui part du couvercle de la cuve et qui plonge dans un seau d'eau). Je vérifie l'étanchéité du système, parce que ce serait bête que ça ne soit pas étanche.
Quelques heures plus tard, ça glougloutte comme on dit par ici ! Soulagement.
13/06/2011 :
Je soutire la bière en devenir dans la cuve de 2ème fermentation, après avoir bataillé avec le siphon. Ayant tout stérilisé, j'essaye d'infecter le matos le moins possible...
Mesure de densité : 1010.
Photo photo :

Je n'ai aucune idée de la densité initiale, car je n'avais pas encore de densimètre !
A suivre...
