Discussion généraleCe soir sur France 2

A propos de tout ou de rien, de bière ou d'autres choses plus discutables...
Règles du forum
Chers membres, merci de prendre connaissance et respecter les quelques règles de bon sens suivantes avant de poster votre message :
- Vous assurer que vous postez dans la bonne rubrique
- Vérifier qu'il n’existe pas déjà une réponse à votre question ou un sujet identique
- Prendre conscience que vos propos n’engagent que vous et que vous devrez en assumer la paternité
- Vérifier les sources des informations que vous diffusez, en vous assurant le cas échéant de respecter les droits d’auteur qui peuvent être liés aux informations, images ou documents cités
- Prendre soin de respecter vos interlocuteurs et bannir les insultes et autres propos diffamatoires ou dégradants
- Vous assurer de rester autant que faire se peut dans le sujet exposé
- Prendre le temps de vérifier l’orthographe et la grammaire de votre message
Merci par avance de votre contribution à préserver le bon esprit de ce forum.
Avatar de l’utilisateur
The Submarine Captain
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 2166
Inscrit depuis : 19 ans 11 mois
Brasseur : Amateur
Localisation : Biel/Bienne CH
A remercié : 23 fois
A été remercié : 36 fois

Re: Ce soir sur France 2

Message par The Submarine Captain »

Justement, la prod' de la bière en fût à Evian, je n'en doute pas, j'avais aussi cherché sur le site web et trouvé cet article...
Mais la bouteille avec la mention "Brasserie des essais" sur la contre-étiquette que j'ai eue entre les pattes en février est probablement postérieure à cet article de l'automne dernier.

Alors ? Finissage d'ancien stock d'étiquettes ? Production séparée des bouteilles et des fûts ?

Accessoirement, c'est un sport dangereux de commencer avec une production externalisée et de la reprendre "au vol" ensuite sur ses propres installations, surtout si on n'a pas suivi soi-même la production... c'est très difficile d'assurer une continuité, et le problème est souvent sous-estimé.
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)
Avatar de l’utilisateur
choussinga
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 3501
Inscrit depuis : 20 ans 4 mois
Je suis tuteur : oui
Mon équipement : Cuve d’empâtage de 100l, cuve filtre de 100l avec faux fond, cuve d'eau chaude de 100l.
Brasseur : Amateur
Localisation : Zuid van Belgiê
11 recettes partagées
A remercié : 32 fois
A été remercié : 105 fois

Re: Ce soir sur France 2

Message par choussinga »

Je me demandais en parlant du Delirium Café si les pompes suspendues en photo sur la couverture du bouquin de Tim Webb était bien dans ce café...

Image
Avatar de l’utilisateur
choussinga
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 3501
Inscrit depuis : 20 ans 4 mois
Je suis tuteur : oui
Mon équipement : Cuve d’empâtage de 100l, cuve filtre de 100l avec faux fond, cuve d'eau chaude de 100l.
Brasseur : Amateur
Localisation : Zuid van Belgiê
11 recettes partagées
A remercié : 32 fois
A été remercié : 105 fois

Ce soir sur la RTBF

Message par choussinga »

Ce soir la RTBF et au sein de son émission "Question à la Une" diffuse le reportage suivant à 20h20:

Enquête n°2 - La Belgique restera-t-elle encore longtemps le pays de la bière ?
Les Belges ont perdu Côte d'Or, Tractebel, viennent de lâcher Fortis, vont-ils bientôt perdre leur bière ?
La consommation diminue en Europe où AB-Inbev envisage de licencier 800 personnes. En revanche, le groupe investit massivement en Amérique du Sud, un marché émergent d'où sont issus les grands dirigeants de la multinationale, premier brasseur du monde, propriétaire de près de 300 marques de par le monde.
Questions à la Une a enquêté en Belgique mais aussi à Sao Paulo où la boisson de référence n'est ni le mojito, ni la caipirinha mais bien la bière. Ambev, la filiale brésilienne du géant y domine 70% du marché et inonde tous les bars de ses produits. Une rentabilité assurée par des managers brésiliens formés dans les plus grandes universités américaines, formatés pour faire un maximum d'argent en un minimum de temps. Pour diminuer les coûts et donc augmenter les profits, ils n'hésitent pas à licencier des travailleurs. Une recette qu'ils tentent par tous les moyens d'appliquer en Belgique.
Mais ici contrairement au Brésil, les syndicats peuvent s'unir pour résister. Appuyés par le monde politique et l'opinion publique, ils se battent pour défendre leur emploi et leur produit. Un produit que les grands groupes ont modifié au fil du temps pour toucher un maximum de consommateurs.
Les plus petits brasseurs le disent, le Belge ne connait plus le gout de la bière, ce produit qui fait la renommée d'un petit pays de par le monde. Un paradis de la bière aujourd'hui menacé...
Une enquête de François Lizen et Serge Ruyssinck
Avatar de l’utilisateur
antic
Apprenti
Apprenti
Messages : 735
Inscrit depuis : 17 ans 11 mois
Mon équipement : Moulin à malt Broubrou
Fût d'empâtage et d'ébullition 27L émail
Fût de filtration 30L en tresse inox
Fûts de fermentation 30L
Pico 50 L en construction
Brasseur : Amateur
Localisation : Strasbourg

Re: Ce soir sur France 2

Message par antic »

Très intéressant, y a moyen de voir ça en ligne ou qq part ailleurs de la france ?
«S'il n'y avait pas de lois, les gens seraient libres de conduire en état de sobriété.» (perle du bac 2013)
- http://www.elsassbrau.com
Administrateur France de ratebeer.com
Avatar de l’utilisateur
choussinga
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 3501
Inscrit depuis : 20 ans 4 mois
Je suis tuteur : oui
Mon équipement : Cuve d’empâtage de 100l, cuve filtre de 100l avec faux fond, cuve d'eau chaude de 100l.
Brasseur : Amateur
Localisation : Zuid van Belgiê
11 recettes partagées
A remercié : 32 fois
A été remercié : 105 fois

Re: Ce soir sur France 2

Message par choussinga »

Le reportage devrait être mis en ligne par la RTBF dans les heures qui viennent à cette adresse http://www.rtbf.be/info/questionsalaune
Florent74
Ch'ti nouveau
Messages : 8
Inscrit depuis : 16 ans 4 mois
Brasseur : Amateur

Re: Ce soir sur France 2

Message par Florent74 »

The Submarine Captain a écrit :
Récemment une collègue de Lausanne m'a amené une "Bière du Léman", que la brasserie est apparemment à Evian à Evian... mais on dirait qu'il n'y a que la bière pression qui y est produite, parce que la contre-étiquette porte une mention comme quoi elle est produite à la "Brasserie des Essais" (plus connue sous le nom de... De Proefbrouwerij) à Lochristi, Belgique... et encore, là, c'est au moins annoncé au consommateur qui veut bien se donner la peine de lire l'étiquette...
The Submarine Captain a écrit :
Alors ? Finissage d'ancien stock d'étiquettes ? Production séparée des bouteilles et des fûts ?
La bière (bouteille et pression) a été brassée chez DeProef de novembre 2007 à novembre 2009. J'ai commencé à brasser à Allinges (à côté de Thonon / Evian) fin novembre 2009, et maintenant tout est brassé en Haute-savoie. J'ai donc fais brasser à façon pendant deux ans, en prenant soin de l'indiquer sur l'étiquette, et en expliquant à chaque client (patron de bar, restaurant, cave à vins, touristes sur les marchés, etc.) que la bière était brassée par un autre brasseur, en attendant de pouvoir m'installer.
La switch pour la Léman blonde 33cl s'est fait mi-février, tu as donc eu la fin du stock DeProef. Il doit en rester encore quelques bouteilles chez les cavistes ayant peu de débit.
The Submarine Captain a écrit :
Accessoirement, c'est un sport dangereux de commencer avec une production externalisée et de la reprendre "au vol" ensuite sur ses propres installations, surtout si on n'a pas suivi soi-même la production... c'est très difficile d'assurer une continuité, et le problème est souvent sous-estimé.
Effectivement, c'est très difficile de reproduire exactement la même bière. Pour ma bière blonde (fermentation haute, refermentée en bouteille), le goût est légèrement différent : je suis en monopalier (vs brassage multi palier chez Deproef), j'ai de l'eau de source au robinet, donc j'ai décidé de ne pas traiter l'eau (pas d'ajout de sels minéraux ou d'acide) (eau osmosée puis ajout de sels minéraux chez Deproef), et maintenant je brasse uniquement avec des matières premières bio : pas de soucis pour trouver des malts équivalents, mais les houblons ont changé - perle (suisse !) et Tettnanger - alors que chez Deproef il y avait du magnum et du sterling.
Le mieux est de passer à la brasserie pour goûter !

Pour en revenir au brassage à façon, ça m'a permis de développer un réseau commercial avec un produit de qualité, d'apprendre beaucoup côté technique au côté de Dirk Naudts (patron de Deproef), d'apprendre à "gérer" une entreprise, et de chercher et trouver du matos d'occasion et un local à louer. Clairement, vu le temps que je passe à brasser / embouteiller / étiqueter depuis fin novembre, bah ça ne permettrait pas d'aller démarcher des clients. Là j'ai déjà des clients, et c'est beaucoup plus facile à gérer. Je vois mon avenir en tant que brasseur plus sereinement que si je devais tout faire d'un coup (brassage, commercialisation, trouver des fournisseurs, faire la compta...).
Avatar de l’utilisateur
The Submarine Captain
Maître Brasseur
Maître Brasseur
Messages : 2166
Inscrit depuis : 19 ans 11 mois
Brasseur : Amateur
Localisation : Biel/Bienne CH
A remercié : 23 fois
A été remercié : 36 fois

Re: Ce soir sur France 2

Message par The Submarine Captain »

Merci de ces quelques précisions.
Je n'ai pas trop de problèmes en tant que consommateur avec ce mode de démarrage tant que c'est bel et bien provisoire (cf. par exemple Calvinus à Genève, qui font brasser à façon chez Locher depuis plus de dix ans) et que c'est parfaitement transparent quant au lieu de production, c'est-à-dire en toutes lettres sur l'étiquette, pas par décodage d'un code agroalimentaire UE ou ce genre de joyeuseté (cf. Calvinus encore, dont les étiquettes ne portent aucune indication).

Bon, là où je grince toutefois un peu, c'est quand on applique ce genre de plan en parallèle à une communication qui joue l'argument "produit local"... :wink:

Tu emploies du Perle bio suisse ? celui de chez Ackermann à Wolfwil ?
C'est un fait que pour la vingtaine de cultivateurs de houblon en Suisse, vu les coûts de production en Suisse, une solution est souvent de se tourner vers le bio, pour pouvoir justifier un prix un peu plus élevé... quoique, en commercialisant leur houblon sans passer par les gros courtiers internationauux, il semble que certains arrivent à être compétitifs niveau prix, et à assurer du coup que l'acheteur ait du houblon de la dernière récolte, pas de celle d'il y a trois ou quatre ans... quoiqu'il en soit, c'est clair que c'est probablement la production de houblon bio la plus proche géographiquement de la Haute-Savoie (le Tettnang n'étant pas beaucoup plus loin...), donc une solution commercialement viable et aussi cohérente que possible avec l'éthique bio.
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)
Gwenaël
Assistant
Assistant
Messages : 1022
Inscrit depuis : 22 ans 5 mois
Mon équipement : Endolite KX-06
Freedom Highlander
Ossür Flex run
Brasseur : Amateur
Localisation : Montpellier
A été remercié : 6 fois

Re: Ce soir sur France 2

Message par Gwenaël »

The Submarine Captain a écrit : Bon, là où je grince toutefois un peu, c'est quand on applique ce genre de plan en parallèle à une communication qui joue l'argument "produit local"... :wink:
Ca fait grincer aussi les dents de la répression des fraudes en France.
Pour utiliser une notion géographique différente de celle du lieu de production, il faut que la taille des lettres du lieu de prod et de la région "d'achalandise" soient identiques. Par exemple, notre première bière à façon avait une étiquette avec marqué en gros "Brasserie des Garrigues - Bière du Coing" mais était fabriquée dans la Loire : tromperie sur la provenance selon la Répression des Fraudes. Bien que le nom et l'adresse de la brasserie productrice fût clairement indiqué, les caractères étaient plus petits et moins visibles.
Voyant notre bonne foi car on avait fait la démarche de leur présenter l'étiquette, ils nous ont autorisé l'utilisation de l'étiquette (on en avait déjà fait imprimé 2000) avec un retrait de la marchandise sous 30 jours s'ils recevaient une plainte.

Commencer par le brassage à façon a ces limites, mais ça reste une bonne solution pour se lancer dans l'aventure d'une brasserie artisanale avec de bonnes fondations, quand on n'a pas une fortune et qu'on ne souhaite pas avoir des associés-financiés à la recherche d'un bon investissement. C'est pas eux qui bossent.

D'ailleurs, ça me laisse rêveur de voir BrewDog débouler quasi du jour au lendemain avec une force de frappe aussi importante. Ils ont réussi à se créer une bonne image de fou furieux mais y'a du lourd derrière me semble-t-il.
"Tout ce qui ne tue pas, rend plus fort. Et handicapé". Soso
Florent74
Ch'ti nouveau
Messages : 8
Inscrit depuis : 16 ans 4 mois
Brasseur : Amateur

Re: Ce soir sur France 2

Message par Florent74 »

The Submarine Captain a écrit :Tu emploies du Perle bio suisse ? celui de chez Ackermann à Wolfwil ?
C'est un fait que pour la vingtaine de cultivateurs de houblon en Suisse, vu les coûts de production en Suisse, une solution est souvent de se tourner vers le bio, pour pouvoir justifier un prix un peu plus élevé... quoique, en commercialisant leur houblon sans passer par les gros courtiers internationauux, il semble que certains arrivent à être compétitifs niveau prix, et à assurer du coup que l'acheteur ait du houblon de la dernière récolte, pas de celle d'il y a trois ou quatre ans... quoiqu'il en soit, c'est clair que c'est probablement la production de houblon bio la plus proche géographiquement de la Haute-Savoie (le Tettnang n'étant pas beaucoup plus loin...), donc une solution commercialement viable et aussi cohérente que possible avec l'éthique bio.
Effectivement, le Perle vient de chez Ackermann. Pour le tarif, c'est comparable à du houblon "conventionnel", pour un produit de très bonne qualité. On verra à la prochaine commande, le taux de change risque d'être moins favorable...
Gwenaël a écrit :Ca fait grincer aussi les dents de la répression des fraudes en France.
J'en avais discuté lors de mon démarrage avec un brasseur du Pas-de-Calais, qui avait eu des soucis avec les fraudes : son dossier était allé jusqu'à Paris, et finalement il avait pu écrire sur la contre-étiquette le lieu du brassage à façon, sans contrainte de taille de police. Si les fraudes c'est comme les douanes, chaque département interprète les lois différemment...

Pour en revenir au reportage et le brassage à façon, après la "bière de Marseille" tchèque, on a vu des "petits brasseurs français" s'entraider : M. Duick (Jenlain) expliquant qu'il aide d'autres petits brasseurs, avec en fond d'image une ligne d'embouteillage de boite 50 cl "Pietra" : de la bière Corse brassée dans le Nord, ça n'a par contre pas dérangé le journaliste.
Florent