Oui, c'est con, mais l'administration est comme ça.
ce qui est le plus dommageable dans cette histoire, c'est de voir des "artisans", qui passent pour certains une partie de leur temps à cracher sur les méthodes des "gros" ou de ceux qui brassent "à façon" ou à marque blanche, faire la même chose quand ils sont un chouca dans la panade. Choisi ton camp camarade : soit tu défends le coté artisanal de ta méthode et tu assumes qu'il puisse y avoir un souci, soit tu es artisan brasseur juste par hasard ou par opportunité, et dans ce cas, faut aussi assumer que le consommateur lamba reste accroché à sa kro et ne soit pas réceptif à tes arguments de "qualité"...
Après, dire "il va perdre un client s'il ne fourni pas la camelote en temps et en heure", c'est peut-être abusé non ? Sauf si le client est un con fini. Simplement expliquer au restaurateur qu'il y a eu un soucis lui permettrait probablement de le garder : en général, les gens pas trop stupides acceptent qu'un aléas se produise, ça peut même être stipulé au contrat ; pas toujours de gaité de coeur, mais ils acceptent. Et utiliser ce défaut comme argument pour le client "final" ("Nous sommes en rupture car il y a eu un soucis sur la fermentation, et comme nous sommes très exigeant sur le produit, on a préféré ne pas mettre en vente. Même si le produit était parfaitement sain, il ne répondait pas à nos critères de qualité
Ensuite, quand on signe un contrat sur lequel on n'a pas le droit à l'erreur, on fait du stock "pour le cas où". Tout brasseur sait qu'il peut lui arriver une misère : accident (poignet cassé par exemple), maladie, infection, etc... Avoir un peu de stock pour a minima répondre aux contrats est le B.A.Ba qui me semble, à tort certainement, le minimum pour s'en sortir. Vendre un truc avant de l'avoir produit, tout en se liant avec un contrat très "serré", c'est se tirer une balle dans le pied. Le brasseur a merdé (où ? Gestion ou rédaction du contrat ?). C'est dommage pour lui, mais je suis sûr que c'est une erreur qu'il ne refera plus.



