Bonne question, ça, la conso d'eau effective. Des fois que l'administration comence à tanner les micros à ce sujet comme en Italie.
Le week-end dernier, je discutais à Stabio (tout au bout du Tessin) avec Lorenzo Bottoni, qui tenait anciennement le
Piccolo Birrificio d'Apricale du côté d'Imperia (Italie) et, suivant son épouse qui a trouvé du boulot au Tessin, travaille maintenant avec l'équipe du
Birrificio Ticinese / Ticino Brewing Company (avec, pour résultat de la rencontre les fameuses
Bad Attitude Craft Beer, bières artisanales en boîte alu de 33 cl).
Au départ, il était pas chaud chaud pour bosser en Suisse, mais apprécie d'avoir une administration nettement moins tâtillonne qu'en Italie, et m'a donné un exemple assez ahurissant: a quelques kilomètres de là, sur territoire italien, ses confrères de la brasserie
Bi-Du ont des compteurs de volume (plombés et mis en place par la garde financière, le bras armé de l'administration fiscale) installés non seulement sur les soutireuses pour le remplissage des fûts, mais aussi sur l'amenée d'eau. Il semblerait que la garde financière réclament des justificatifs sur la consommation d'eau, autorisant par exemple 120 litres pour le nettoyage d'un tank de fermentation, pas plus !
(J'imagine que, plutôt qu'une préoccupation écologique, ça a à voir avec le risque de magouilles par dilution directement dans les fûts, permettant de vendre plus de volume que ce qui est annoncé au compteur...)
En outre, si j'ai biencompris, l'annonce des volumes à l'autorité se ferait apparememnt pratiquement au quotidien...
Vous avez dit casse-pieds ?

Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)