Salut quelques news pour ceux que ça intéresse.
3 brassins depuis le début du confinement. Toujours en mode-apprentissage, il y a les pros dès le début et les slow learners comme moi qui font que des conneries.
Suite à ma formation et le test bactériologique d'une de mes bières où l'on a retrouvé des bacilles, je pétais un câble parce que dans mon process je suis ultra-rigoureux. On peut se le dire, se le croire, mais pourtant à lire, à parcourir, je me savais sérieux...
Quand j'avais fait goûter toujours lors de la formation cette même bière à mes camarades, ils avaient de suite eu un doute. Une acidité, proche du cidre. je l'avais évidemment constaté, mais n'avais rien trouvé qui pouvait m'aiguiller, tout au mieux, on m'avait dit, influence négative de la levure ► tout petits brassins, contact levure/moût fermenté trop long ou alors j'avais lu sur le How to brew de l'ami Palmer ► acétaldéhyde. Le truc qui se rapprochait le plus. Bref je pensais pas du tput à une infection. Le microscope a été intraitable !!! Ben si bouffon...
Pourtant la deuxième bière apportée avec moi ne présentait pas cette infection. Et je ne voyais pas ce que j'avais pu changer. Maintenant si...
Parce que mes deux derniers brassins, toujours sur la même recette, une Golden Ale anglaise (je suis obtus en plus) ne présente plus cette infection, j'en suis PUTAIN de sûr. Plus le même goût. Les bières ont encore 5 et 10 jours minimum de garde en bouteilles mais j'en ai ouvert une de chacune à -10 jours (donc une hier cf photo) et elles assurent. Plutôt bien même. Je sens comme une délivrance !
Brassin#11
Brassin#12

La 12 est plus limpide que ne le suggère la photo, mais elle reste plus trouble que la 11.
Alors qu'est-ce que j'ai changé ??
Premièrement, rien à voir mais les temps de fermentation.
2 semaines en fermentation (frigi thermo-régulé)
1 semaine de diacetyl rest
4 jours de CC
3 semaines en bouteille
Deuxièmement je suis en mesure d'utiliser un seau de resucrage là où je versais auparavant mon sirop (bouilli au préalable) et mélangé au fourquet ultra stérilisé. Mon sirop dans le seau est désormais porté à ébullition 15 min minimum avant d'atterrir dans mon seau de resucrage.
J'avais du gushing parfois (dû à une très certaine mauvais répartition du sucre et peut-être à l'infection quasi-systématique de tous mes brassins)
Troisièmement et c'est là je crois que l'infection s'opérait : Lorsque j'effectuais mes mesures de densité pour vérifier la fin de fermentation, j'avais beau vaporiser à l'alcool à 70° le robinet de mon seau plastique, je suis sûr que c'est là que ça foirait. Parce que sur les brassins 9, 11 et 12 (de manière certaine) je ne l'ai pas fait. Voilà la petite différence avec tout le reste. Et maintenant mes bières sont des bières... et pas mal en fait.
La recherche et la réflexion m'ont obligé à optimiser encore plus mon process. Rien d'infecté n'entrait dans mon moût, c'était en sortie. Je n'ouvre plus ces robinets, uniquement pour resucrage.
J'ai désormais une "caisse stérile" où mes petits ustensiles, bouchons, barboteurs, tuyaux, pas de vis, tous passent à un lavage chemipro acide+ chemipro wash+ alcool à 70° et ensuite fermeture caisse. Et Tous mes seaux sont systématiquement filmés au niveau des ouvertures (barboteurs et robinets) après lavage chemirpro acid+chemipro wash+rinçage eau chaude. Je les relave également si doute quelconque évidemment avant utilisation. C'est ce que je fais en général, tellement ça m'angoisse désormais.
Mon matos me limite, j'en avais acquis la sensation depuis longtemps. Là où les uns et les autres ont des tuyaux, des refroidisseurs à plaques, des trucs pour oxygéner, pour ma part, avec mon serpentin, mes seaux, ma pompe à air, j'entre un bien trop grand nombre d'objets dans mon moût.
Tout ça m'a forcé à devenir extrême alors que j'étais très rigoureux en matière d'hygiène et à sincèrement penser à évoluer en termes de matériel. Et si je devais recommencer, je n'opterais pas pour du matériel débutant à 300 balles tout compris en BIAB. Je me savais ultra-motivé, j'aurais direct dû croire en moi et investir. Du coup je commence à regarder. Je vais opter pour un système 100L en HERMS tout électrique. Ajouter un fermenteur conique et checker les PID. je débute la réflexion...
Bises