Pour cette bière, j'ai pratiqué un transfert après 8 jours de fermentation, et j'en ai profité pour mettre au frigo dans un bocal un peu de la boue restant au fond de la 1ère cuve.
Je ne me suis pas préoccupé de recueillir les levures, de stériliser le récipient, … ; l'objectif étant de tester la réalisation du pain avec le contenu récupéré dans la semaine.
Ma femme a tenté l'expérience, le pain nous a plu, nous avons conserver le bocal au frigo … jusqu'à aujourd'hui, jour funeste où j'ai demandé à ma femme de tout jeter, en dehors de ma présence ; je suis trop sensible.
Entre le 9 décembre et maintenant, que s'est-il passé :
- dès la 1ère semaine de la bière est remontée à la surface,
- dès la 1ère fois où nous avons utilisé la boue pour faire du pain ou de la pâte à tarte salée, nous avons constaté une belle production de gaz, d'où une ouverture tous les 2 jours au début progressivement espacée à 1 fois par semaine les dernières fois (pour information, j'ai utilisé un mélange de M15 et de M42),
- inutile de dire que nous n'avons jamais fait attention lors des prélèvements de la boue et là, secrètement, je m'attendais à développer une jolie contamination et bien, rien, désespérément clean, y compris au niveau de la boue qui séchait sur les bords du bocal (j'ai dit que j'y allais en mode bourrin !),
- hier, j'ai bu l'avant dernière bouteille de la bière correspondant à ce brassage et j'ai testé un peu de la bière (?) contenu dans le bocal : ça (oui, il faut quand même rester modeste) sent la bière, ça goûte la bière, avec des micro bulles en très faible quantité, un soupson d'amertume et de houblon, mais surtout avec une acidité et un fini sec en bouche qui ne se retrouve pas dans la bière. Je suis très mauvais au jeu du devine au goût quels sont les différents ingrédients qui composent ton plat, en l'état ton verre, donc je n'irai pas plus moin dans mon ressenti. Par analogie, je dirai que la différence est proche de celle ressentie en buvant un cidre sur lie d'un cidre brut (breton ou normand, pas de guerre de religion) fermier.
J'en ressort très (trop ?) appaisé vis-à-vis des infections.
Je comprends de mieux en mieux le concept : laisser du temps aux levures avant la mise en bouteille, puisque j'ai des levures qui ont continuiées de travaillé 5,5 mois à +/- 10°C en dessous de la température préconisée.
Pour la postérité, 2 photos prises avant que mon épouse ne dispose de cette exprience (vraiment trop dur, je ne veux rien savoir).
Vue de profil (il va falloir que je cherche comment réaliser une rotation
Vue du dessus
PS : je viens d'apercevoir le bocal vide dans la cuisine ...
