Re bonjour à tous !
4 jours seulement après le début de la mise en bouteille préventive du gardé à vue, j'ai pu le réinterroger.L'individu suspect a essayé de se faire la malle grâce une technique vieille comme la bière : le gushing !
J'ai aussitôt mis en oeuvre un bilan de santé pour m'apercevoir que ma bière était condamnée.
La meilleure chose à faire était la mise à mort du condamné... Par décapitation de sa capsule, jusqu'à ce que vide s'en suive.
Sa prison de bouteilles a aussitôt été désinfectée, et ce de telle manière que la contagion ne gagne pas ses futurs frères, soeurs et cousins.
Bilan de santé du condamné
Tentative d'évasion par gushing
Décapitation capsule
jusqu'à ce que vide s'en suive
J'arrête de déconner deux secondes. J'ai donc ouvert 2-3 bières, qui avaient déjà pas mal de gaz, seulement 4 jours après embouteillage. Au goût, ce n'était plus aussi invisible qu'à l'embouteillage, et mes espoirs de la boire rapidement se sont rapidement évanouis quand j'ai ressentis une saveurs vraiment bizarre à décrire, mais qui reste bien en bouvhe et qui prend la gorge, entre âcre et sur. Bref, j'ai été surpris de la rapidité de dégradation gustative et de la production de gaz de cette bière infectée.
RIP ma belle !!
padorange a écrit :La durée de fermentation (4 mois 1/2 !) est très probablement la véritable coupable...
Je comprend pas un telle durée pour ce type de recette, c'est un 'truc" spécial ou un oubli ?
Moi non plus je n'ai pas compris quand j'ai compté et que je me suis aperçu de la durée ! Entre les vacances, les obligations professionnelles et autres occupations, je n'ai pas pensé ni spécialement eu l'occasion d'embouteiller. Il s'agit d'un mélange de fainéantise et d'oubli.
theophae a écrit :Génial ce polar !
J'attends les analyses du labo pour me prononcer

PS : Qu'as tu acheté comme microscope ?
Un copain m'a trouvé un vieux microscope, n'y connaissant rien, j'ai bon espoir de pouvoir au moins compter mes levures.
St Pavin a écrit :Goûtes, si c'est acétique, tu auras vite la réponse !!
4 mois et demi sur des levures un peu fatiguées tu risques surtout l'autolyse mais là ce sera plutôt une odeur fumée que tu auras ...
Pour ce qui est du microscope, peu d’intérêt, il faut que tu puisses faire une coloration de Gram pour rechercher des bactéries (petits ronds ou bâtonnets rose ou violet au milieu des grandes levures, ici un probable Lactobacillus (petit bâtonnet bleu presque au milieu)
Le coup des multiples starters c'est que tu multiplies le risque d'infection à chaque fois que tu ouvres la cuve de fermenteur (en plus des risques lié à la manipulation des starters !)
Si tu veux vraiment être sur, tu peux investir dans des boites de Pétri et des galeries d'identification voire un Cytomètre de flux si tu as gagné au Loto !!

Pour les multiples starters, je sais bien, et j'avoue avoir pris un peu trop confiance en moi... Ça y est, je me suis fait ba..er
mikocyco a écrit :Salut Romain,
Tu avais finalement raison pour ce brassin...
Toutefois tu sembles le prendre plutôt bien (ta présentation est très sympa !). C'est que les vacances se sont bien passées, non ?
Concernant l'infection, les bactéries acétiques dégradent l'alcool en présence d'oxygène, pas les sucres. Donc pas de raison que la densité chute en cas d'infection acétique.
Donc soit bactéries lactiques, soit levures "indésirables". Dans ces deux cas, le résultat peut être buvable. Aux spécialistes de te dire ce qu'ils en pensent au vu de ta photo.
C'était normalement destiné à être bu quand ?
Malheureusement, et heureusement (encore que cette affaire reste à suivre), il ne s'agit pas du même brassin.
D'ailleurs, je réalimenterai mon précédent fil de discutions à propos de ce sujet d'odeurs de prout, car il s'est bien atténué. D'ailleurs, j'apprécie plutôt l'odeur dorénavant... m'enfin, j'aime aussi l'odeur des miens, alors bon ...
C'était normalement destiné à être bu il y a 2 mois ... j'ai un peu honte ...
tof02 a écrit :
sympa le phrasé, moins la finalité de l'histoire
je me pose la question des effets de l'ouverture d'un fermenteur plusieurs mois après l’introduction du moût, de façon récurrente, avec un travail des levures terminés qui plus est.
Chaque ouverture de celui-ci entraîné l'arrivée d'air frais oxygéné, mais sans forcément du coup, du répondant des levures pour recréer un voile de c02 protecteur, engendrant je pense à terme une contamination
c'est un peu comme ouvrir une bouteille de 75cl de bière, se servir 5cl toute les semaines, reboucher, et ainsi de suite. je pense qu'avant d'arriver à la moitié de la bouteille, il y aura un soucis niveau infection.
Malheureusement, j'ai souhaité tester mon pH mètre et essayer de chiffrer un petit peu tout ce que j'avais sous la main, histoire de me familiariser avec ce que je brasse, ainsi qu'avec les valeurs normalement rencontrées.
Dans tous les cas, je vous remercie pour votre soutien. Je n'ai pas compté exactement, mais en quelques 20 brassins, je n'avais jamais été confronté à des infections. C'est maintenant chose faite et ça rend humble je dois l'avouer. Y'a plus qu'à se remettre au travail sérieusement et remettre une piqûre sur l'attention à porter à l'hygiène.
Romain