Les gens qu'on aime, on peut aussi leur dire parfois "eh oh ! là tu vas trop loin !". Il s'agit moins d'aimer ou ne pas aimer, mais simplement de se permettre une critique vis à vis de manoeuvres malsaines, pour la concurrence, pour la diversité, pour la chance laissée aux "petits brasseurs" de rentrer dans les cafés.The Submarine Captain a écrit :Financer ? Oui, enfin, c'est pas de la philanthropie, ce financement est largement récupéré dans les années qui suivent... parce qu'il est lié à une exclusivité au moins sur la bière pression, parfois sur la bière bouteille aussi, qui permet de verrouiller le marché. Et est parfaitement toxique en terme de saine concurrence, de diversité et de choix laissé au consommateur.fred57450 a écrit :Il faut laisser l'église au milieu du village. Si Kronenbourg et d'autres brasseries n'était pas là , il n'y aurai plus de bistrots en France. Qui va investir des millions d'euros pour financer les points de ventes, les banques, l'état, ???, laissez moi rire.
Du coup, pour accéder aux points de vente dans l'HoReCa, les micros doivent absolument faire de la bouteille, ce qui est très coûteux en main d’œuvre, surtout en mode artisanal, par rapport à la vente en fût...
Oui, les brasseries. Celles où ce sont encore des brasseurs qui décident. Celles où ce sont les commerciaux qui décident, adoptent des procédés douteux genre fermentation à haute densité (parce que "de toute manière les clients n'y verront rien") pour maximiser le profit à court terme au mépris du produit comme du consommateur, j'ai un peu plus de peine...fred57450 a écrit :Moi je ne trouve pas sympa de cracher sur une brasserie. Lorsque l'on aime le patrimoine brassicole on aime les petites brasseries comme les grandes.
Il y a beaucoup d'affectif là-dedans, comme à chaque fermeture de chaque "grande brasserie locale" dont chaque famille de la région a eu au moins un membre qui y a travaillé... ou travaille encore dans celles qui sont ouvertes, même si ces poids lourds produisaient des bières... banales pour le moins.
Il s'agit peut-être aussi moins d'opposer ces deux mondes qui n'ont pas grand chose à voir finalement que d'espérer qu'ils se respectent l'un l'autre...
Faire des prêts ou cadeaux-investissements aux cafetiers qui s'installent en échange d'une exclusivité ad vitam aeternam n'est pas correct,
je dirais même pas plus qu'un "Kro Dehors" finalement.
Au final, il y a tout de même de plus en plus de brasseurs amateurs, de plus en plus de micro-brasseries, de plus en plus de bonnes...
De vrais bars à bières, dignes de ce nom (les bars et les bières), apparaissent aussi ça et là avec non plus les sempiternelles cartes de produits archi-connus
mais de vraies découvertes, de vrais culots et de quoi faire doucement évoluer les idées, les goûts... d'une élite, d'initiés peut-être, d'une niche sans doute, mais
quoiqu'il en soit, il me semble que les choses progressent gentiment et dans le bon sens. Pourvou qué sa doure !