Suite à mon post sur ma recette sordide de "noire à l'arrache", l'apprentissage par l'horreur ayant progressé, j'ouvre un nouveau sujet pour faire le point calmement sur l'état de l'art de mes pratiques déviantes. Je rappelle le concept : les hommes des cavernes, ou pas très loin, qui ont inventé ce qui allait devenir la bière, n'avaient pas à leur disposition une cocotte minute 8 litres et une plaque vitrocéramique. Donc même sans matos je ne devrais pas me plaindre.
Je tâche donc de décrire ici, avec un max de détails futiles, l'ensemble des paramètres dont je tâche de tenir compte, issus de mes longues et anciennes lectures sur la binouse (et en particulier sur notre Forum, merci Jean-Luc), de mes vieilles habitudes de faire de la bière d'après des kits, et enfin avec l'aide et les commentaires des forumeurs qui sont intervenus sur le post précédemment cité. Mon espoir est de donner envie à d'autres de tenter le tout-grains, alors que pendant trop d'années j'ai hésité à faire le pas, tétanisé que j'étais par les descriptions chatoyantes des cuivres rutilants des pico-brasseries de rêve des zélés contributeurs ici.
Je crie à la face du monde que dans n'importe quelle cuisine raisonnablement propre on peut brasser de la bonne bière !
1) Ecrasement du malt
Pas de matériel spécifiquement bien adapté pour broyer le malt, mais dans une broc on peut trouver à peu près à tous les coups un vieux moulin à café électrique pour 2 ou 3 écus. Je rappelle que pour le nettoyer il suffit de moudre du gros sel avec.
2) Dosage du malt
Pas de balance, donc j'utilise mon verre-doseur avec lequel je mesure le riz qu'avec mon épouse d'origine asiatique nous consommons quotidiennement. D'après les tests des copains du forum, le niveau de 400 g de riz correspond à 215 g de malt ; le blé malté qui est plus dense, je le compte pour 280 g, c'est arbitraire mais si je me trompe je prends la correction avec plaisir.
Ce soir j'ai terminé mes fonds de sacs de malt en grains, et j'avais "riz un kilo" de blé malté dont nous dirons donc que ça représente 700 g de blé malté. J'avais aussi "riz un kilo" de malt pâle, soit 540 g de malt, plus 110 g de malt caramel pour la couleur et le parfum. Donc au total 1,35 kg de grains, dont 50 % de blé. Je cherche à faire un dunkles Weizen Bier.
3) L'eau : j'utilise des bidons de 5l d'eau de source "de montagne", celle-ci a une minéralisation totale de 180 g/l, ce qui n'est pas rien, d'autres descendent en-dessous de 50. Mais c'est suffisamment léger pour contrebalancer l'eau du neuf-trôa qui contient un demi-gramme de calcaire par litre, puisque plus tard je devrais utiliser de l'eau de réseau aussi. J'insiste sur les bidons de 5 litres, les contenants me sont très utiles.
4) Salade à froid : je kiffe cette technique, j'ai la conviction qu'elle favorise un bon mash efficiency. Et si je me trompe tant pis, ça sent tellement bon quand on mélange l'eau froide et le malt moulu.
RDV demain pour la suite


