Lors de sa dernière visite à Montélimar il y a quelques semaines, Vincent, en plus du plaisir de sa visite, m'a fait le le cadeau d'un hors série du journal LE SOIR, hors série intitulé HERITAGE Bière Amour & Fantaisie.
Ce magazine est devenu mon livre de chevet.
2 choses ont retenus mon (notre) attention (mta
Une photo (désolé pour la qualité, j'ai pris la photo en photo avec mon appareil du même nom)
Cette splendide photo est de Stefaan Van Fleteren
Le vieil homme et la bière...
Un article
A voir les catalogues de brasserie, on à l’impression que des dizaines d’abbayes brassent la bière à tire-larigot dans notre pays. Il ne faut évidemment pas confondre bières trappistes – six en Belgique, à l’origine strictement contrôlée – et bières d’abbayes, qui ne tirent parfois leur appellation que d’une mention dans un vieux parchemin.
Cela ne signifie pas que ces bières soient mauvaises, loin de là, mais elles ne répondent pas au critère de la fabrication sous l’obédience de moines cisterciens de Stricte Observance.
Afin de subvenir à leur besoins matériels, de très nombreux monastères ont, quasi de tout temps, brassé de la bière.
C’est aussi le cas des abbayes trappistes en Belgique.
Les pères trappistes obéissent à la Règle de Saint-Benoît.
Ils sont donc des moines cisterciens de la Stricte Observance.
L’abbaye cistercienne est placée sous le patronage de Marie, « Notre-Dame ».
Elle est isolée, à proximité d’un cours d’eau pour profiter de ces bienfaits et le monastère vie en autarcie.
En 1606, quelques abbés s’engagèrent à observer à la lettre la Règle de Saint-Benoît, jetant ainsi les bases de l’Etroite Observance, puis de la Commune Observance.
Armand Jean Le Bouthillier de Rancé, abbé de l’abbaye de la Trappe en Normandie, fonda la Stricte Observance avec ardeur et austérité.
Cet ordre se caractérise toujours par le silence, la pénitence, la prière, le travail manuel, résumé dans la formule latine « Ora et labora », « prie et travaille ».
Afin de différencier les produits trappistes des autres produits monastiques et laïques, le prieur de Westmalle décida, en 1997, de créer un label dénommé « Authentic Trappiste Product », et créa l’AIT ‘Association Internationale Trappiste).
Cette association a pour but de soutenir les monastères concernés par des intérêts communs, d’être vigilants quant au respect de l’ordre et de garantir au consommateur un produit authentique respectant des critères stricts.
Ces critères exigent que la bière soit brassée sur le lieu même du monastère, que les revenus couvrent les nécessités monastiques mais aussi et surtout les œuvres sociales.
Les abbayes sont évidemment soumises aux lois de l’économie, mais elles se doivent d’êtres tournées vers autrui et de respecter la règle monastique.
En ce qui concerne la production, la qualité passe avant la quantité.
Rappel : 6 abbayes belges produisent la trappiste, c’est à dire Orval, Rochefort, Chimay pour la partie francophone du pays et Achel, Wesvleteren et Westmalle pour le coté néerlandophone, ainsi que l’abbaye de Tilburg (Pays-Bas).




