Brasseurs du bout du monde/le Canada Arctique - 2ème partie

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Note : cet article fait suite à Brasseurs du bout du monde/le Canada Arctique - 1ère partie

Introduction

Parlons maintenant de mon approche du brassage, en grande partie définie par mon environnement. Mais avant ça, quelques précisions sur cet environnement:

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Local de pompage du réservoir d’Igloolik

Tout le monde sera d’accord pour dire que l’eau est l’ingrédient le plus important pour le brassage. La qualité de cette eau est donc importante. Je dois admettre que je n’ai lu aucun des nombreux sujets du forum parlant de la qualité de l’eau, des analyses, des traitements ou des origines de l’eau. Je ne les ai pas lus parce qu’ici il n’y a que trois approvisionnements en eau disponibles et les traiter n’est pas une chose possible pour moi.

Ces trois sources d'approvisionnements en eau sont

L’eau du robinet

L’eau du robinet est livrée à nos maisons par de gros camions citernes. Il y a un indicateur de niveau qui allume une lumière à l’extérieur de la maison quand le niveau descend trop, puis en voyant la lumière, le camion-citerne s’arrête pour remplir notre réserve. Cette eau est puisée dans un réservoir et additionnée de produits chimiques quelque part entre la partie à ciel ouvert du réservoir et le camion. Vous pouvez voir le local de pompage sur la photo ci-dessus. Cette eau, bien que potable, n’est pas forcément la meilleure. On trouve souvent un peu de sable au fond du verre et elle a parfois une teinte un peu jaunâtre. Récemment, nous avons eu un appel officiel à faire bouillir l’eau. Même si le problème a fini par être résolu, j’ai préféré me tourner vers l’eau d’osmose inverse achetée en magasin.

L’eau du robinet étant disponible en quantité limitée, je n’utilise pas de refroidisseur. La seule façon pour moi d’utiliser un refroidisseur serait de pouvoir renvoyer l’eau dans le réservoir de la maison mais bien que ce soit possible vu que la conduite de remplissage est juste dehors sous la fenêtre du salon, je préfèrerais éviter de devoir laisser ma fenêtre ouverte si longtemps, surtout en plein milieu de l’hiver avec -60°C dehors.

Eau achetée en magasin

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Une source d’eau très fiable... au magasin local (!)

L’eau d’osmose inverse que l’on peut acheter au magasin passe par différents filtres avant de nous arriver en libre-service par dose d’un demi-litre. Il suffit de placer une carafe ou un bidon sous le robinet et à chaque pression sur le bouton un demi-litre d’eau coule alors automatiquement. Cela prend un peu de temps quand j’ai besoin de remplir un bidon de plus de 20 litres mais au moins je suis sûr que l’eau est propre. Si je ne veux pas que toute la ville sache qu’un brassin est sur le point d’être lancé, j’achète juste une de ces bonbonnes de 5 gallons d’eau (~19 litres) qu’on trouve aussi au magasin. J’ai fait l’erreur une fois de remplir directement mes seaux de fermentation et les personnes que j’ai croisées ont alors tout de suite compris ce qui allait se passer une fois que je serais rentré chez moi. La semaine suivante, j’ai reçu tellement de coups de téléphone de gens cherchant de quoi boire qu’après ça je n’ai plus utilisé que des contenants sans aucune marque, mais bon, maintenant les gens savent ce que cela veut dire quand ils me voient aller chercher de l’eau.

La glace et la neige

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Une source d’eau beaucoup plus fiable dans l’Arctique

Comme vous le voyez sur la photo ci-dessus, certains retirent de la mer de gros morceaux de glace et la laisse là, devant leur maison. Les locaux sont capables de voir la différence entre la glace d’eau douce ou salée et utilisent des blocs d’eau douce gelée pour leur thé ou leur café. J’ai essayé un jour d’utiliser cette méthode pour brasser mais bien que le résultat ait été plutôt réussi, les efforts nécessaires pour récolter assez de glace à faire fondre pour un brassin de 20 litres ne valaient tout simplement pas le coup. Depuis je me contente de l’eau dessalée de mon magasin.

Mon frigo-tireuse

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Après avoir recalculé mes dépenses, il m’est revenu à près de 2000$ !

Ça m’a demandé pas mal de travail mais j’ai finalement réussi à me construire un kegerator (ou «frigo-tireuse»). Vu les frais de port payés pour les pièces et le coût du frigo au magasin Northern local, j’en suis arrivé à un total de près de 1750$ pour une installation à 2 fûts.

Je me suis rendu compte un jour que pour chaque brassin de 20 litres brassé, il ne me restait pour ma consommation personnelle que 6 bouteilles, comme s’il avait poussé des ailes au reste et qu’il s’était envolé tout seul, comme par magie. Entre les gens qui se servent d’eux-mêmes et mon petit frère qui les échange auprès du revendeur d’herbe, le stock ne dure pas longtemps. Il me fallait un moyen de garder cet or liquide chez moi, en lieu sûr. J’ai alors commencé à acheter petit à petit les pièces pour construire ce frigo-tireuse. Ça m’a pris du temps (dont 6 mois juste pour l’acheminement du CO2), mais il est enfin fini!

Maintenant je suis le SEUL gars en ville à avoir de la bière fraiche à la pression! Il n’y a rien de mieux que rentrer du boulot et pouvoir se tirer une pinte tranquille. Et le meilleur de tout c’est que je peux mettre absolument tout ce que je veux dans ces fûts!

Je veux une IPA ? C’est un peu houblonné à mon goût mais c’est possible. Une blonde canadienne de chez Cooper est un accompagnement superbe et rafraichissant pour le dîner. Je mets toujours les stouts en bouteille, mais la «Brewer’s Best Summer Ale» est vraiment super en fût! (on s’en fout de l’été de toute façon, ici on saute directement du printemps à l’automne).

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On m’a donné ces défenses parce que quelqu’un a entendu dire que j’étais à la recherche de poignées pour ma tireuse.

J’ai également pu mettre mes mitaines sur une paire de défenses de morse que j’espère pouvoir faire sculpter en poignées de tireuse. Le problème c’est que les BONS sculpteurs coûtent assez cher. Mais je ne veux pas laisser juste un quelconque bricoleur toucher à ces défenses, elles ont trop de valeur, même dans cet état brut de chez brut.

La bonbonne de CO2 à elle seule m’a couté environ un tiers du coût de ce frigo-tireuse. Non seulement j’ai dû trouver un endroit à Ottawa qui en vende (ce qui a finalement été assez facile) mais j’ai dû payer un autre brasseur amateur pour la récupérer, l’emballer pour le transport et la déposer à l’aéroport avec les papiers nécessaires. Ensuite viennent les formulaires pour Produits Dangereux (avec un coût en plus) puis enfin les frais de transport par avion-cargo. Cette bonbonne de 4,5kg m’a coûté au total 455$ tout compris. Je vous laisse imaginer ma motivation pour surveiller les fuites!

Cependant, posséder un frigo-bière pose un autre problème: c’est une autre cible de choix pour les cambrioleurs. S’ils pouvaient savoir qu’il y a presque 40 litres de bière à la pression qui dorment sagement… c’est une raison de plus pour que je n’oublie pas de bien fermer la porte pour la nuit. Les verrous de tireuse ont été également une dépense indispensable (à 70$ pièce PLUS le transport!). Ces verrous empêchent également les invités surprise et autres visiteurs de pouvoir se servir eux-mêmes. Malheureusement, ma mère (qui me laisse vivre ici sans loyer, donc je me sens redevable) s’attend à ce que je sois un hôte digne et autorise SES invités à boire tout ce qu’ils veulent.

Prix élevé de l’électricité

Ne laissez pas la TV allumée si vous ne la regardez pas !

Là ce sera facile à comprendre: l’électricité est très chère à Igloolik avec son KwH à 0.63$ - soit ~0.56€ (ndt: pour comparaison, le KwH en France en 2015 était d’un peu moins de 0.15€, presque 4 x moins cher), donc la gazinière électrique ne PEUT pas être utilisée pour de longues ébullitions, surtout au vu du nombre de watts nécessaires pour porter une grosse cuve d’eau à ébullition. Pour cette raison plus qu’évidente je ne fais bouillir qu’un gallon (~3.8 l) d’eau pour le mélanger au sucre et au kit d’extrait de malt liquide.

Il faut aussi compter l’alimentation de mon frigo-tireuse. Il est sensé consommer en théorie 242KwH par an, ce qui n’est pas trop mauvais finalement, en partant du principe que le contrôleur STC 1000 n’influe pas trop sur cette valeur.

Rien que le fait de démarrer mon ordi boosté spécial «gamer» (je joue en général 8 heures par jour au minimum) et ma facture grimpe à 700$ et cela grimpe encore si mon frère est à la maison et joue sur la Playstation au rez-de-chaussée.

Climat extérieur et météo

Les enfants vont à l’école à pied, mais les gosses du sud ont des «jours de neige».

La température extérieure peut descendre jusqu’à -60°C si on prend en compte l’humidité et la bise. Ce qui veut dire qu’il n’est pas question de faire l’ébullition dehors. Le relief autour de la ville est plutôt plat, ce qui fait du vent une bête féroce frappant constamment à la porte et aux fenêtres de nos maisons. Même si je peux me procurer du propane, la flamme serait de toute façon soufflée ou déviée entre le réchaud et la cuve. Fabriquer une sorte d’écran en zinc ne ferait qu’ajouter encore au coût de l’installation. Je me suis donc résolu à me contenter de ces kits houblonnés que je peux acheter en ligne.

La météo extérieure peut fournir une alternative pour refroidir le moût, mais vu que j’utilise ces kits houblonnés, il n’y a en fait pas besoin de refroidissement.

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Sous-bassement bondé

En plein hiver, le sous-bassement sous le plancher près de la porte d’entrée constitue un emplacement idéal pour la garde au froid des lagers. Ce petit coin zone oscille généralement entre 6 et 13°C, selon qu’on se positionne plus ou moins proche du chauffe-eau. Dû au CO2 s’échappant des fermenteurs. Je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée de trop l’approcher du chauffe-eau de toute façon, du coup je n’ai tenté cette garde au froid que 2 fois.

Constructions typiques du Nord

Dans l’Arctique, les maisons sont construites à l’économie, ce qui veut dire que les maisons spacieuses sont un luxe que personne ne peut se permettre. Si l’on a besoin d’espace de stockage, alors on est supposé construire une cabane quelque part sur sa propriété. Beaucoup récupèrent le contreplaqué et les traverses en démontant leurs caisses du porte conteneur annuel ou dénichent du bois de construction à la décharge du «pneu Canadien». Quelques-uns achètent carrément un conteneur pour l’utiliser comme remise.

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Propriété typique avec son cabanon fait maison et un véhicule HS pour les pièces détachées

Les cabanons ne sont pas chauffés, ils sont donc utilisés pour stocker le surplus de matériel (vous pouvez vous permettre du surplus de matériel? famille riche alors!), équipement de chasse, outils, pièces détachées et autres objets de ce genre.

À l’intérieur des maisons, il n’y a pas tellement de place pour stocker mes brassins. J’utilise en fait le placard de ma chambre pour stocker les bouteilles pleines, un espace sous le plancher de la porte de derrière pour les bouteilles vides, les fermenteurs sont gardés à température ambiante, pareil pour l’équipement de brassage. Dans mon cas il se limite aux seaux, tuyaux, cuillers et barboteurs.

Les odeurs qui se dégagent des fermenteurs peuvent remplir toute la maison. Si vous aviez l’occasion de me rendre visite pendant la nuit suivant le brassage, vous ne pourriez sentir que les gaz d’échappement de mes seaux.

Propane

Si je voulais brasser dehors ou même dans la remise, je ne pourrais de toute façon pas me procurer le propane nécessaire. Vu le casse-tête pour faire venir une pauvre bouteille de CO2, je n’ai même pas envie d’essayer pour le propane. Je pourrais en faire venir une citerne par bateau, mais je n’ai pas trop envie d’avoir à débourser le prix nécessaire pour constituer une réserve pour l’année entière.

Il y a bien moyen aussi d’acheter du pétrole, mais ici les gens l’utilisent pour leur réchaud «Coleman», mais je n’ai pas envie d’entrer en concurrence avec les chasseurs, trappeurs et ceux qui vivent dans des cabanes pour me procurer ce carburant alors que je peux tout faire sur ma gazinière.

Brassage

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Stockage de mon matériel dans un réduit

Maintenant que j’ai fait une revue de détail des paramètres les plus importants de mon environnement, passons au brassage. Ça ne sera pas bien long vu que pour les raisons détaillées précédemment, je me contente de brasser avec des kits.

Le StarSan est un produit plutôt acide et en tant que tel considéré comme Produit Dangereux, il ne peut donc pas être expédié par avion. J’ai dû commander un seau de 3 kilos de poudre blanche «tout en 1» pour mes désinfections. J’en utilise une cuiller à café dans un gallon d’eau pour tout désinfecter. L’étiquette sur le seau dit que le produit désinfecte par contact, je m’assure alors que tout mon matériel en soit bien recouvert, mais à ce stade, tout ce que j’ai besoin de désinfecter finalement c’est le seau, la cuiller, le densimètre (je fais maintenant sans) et le thermomètre.

Une fois que j’ai amené un gallon d’eau à bouillir (et mis une boîte d’extrait de malt liquide dans un récipient d’eau chaude) je la verse dans le seau et y mélange le sucre. J’ajoute ensuite l’extrait de malt et remplis la boîte avec de l’eau chaude que je remue bien pour récupérer le maximum de l’extrait de malt possible avant de l’ajouter également dans le seau. Je mélange cette mixture encore chaude jusqu’à ce que le mélange soit homogène avant d’ajouter encore 3 gallons d’eau préalablement bouillie également. Je la verse d’assez haut pour provoquer pour aérer suffisamment le moût. Je prends la température et si c’est trop au haut ou trop bas par rapport aux recommandations du paquet de levure, j’ajoute un dernier gallon d’eau froide ou chaude.

Une fois que la température est convenable, je verse un paquet de levure sèche à la surface du moût. Depuis quelques temps je ne vérifie même plus au densimètre parce que cela tombe systématiquement en plein dans les valeurs indiquées dans les instructions de la boîte d’extrait de malt. J’ajoute ensuite le couvercle et le barboteur et place le seau dans un réduit à l’arrière de la maison pour environ 10 jours.

La semaine suivant le brassage, la maison est entièrement remplie des odeurs de fermentation. Je trouve que ça sent comme au magasin de bières, comme si l’on avait renversé de la bière par terre et laissée là sans nettoyer. J’ai entendu dire que si mes fermentations sentent comme de la bière renversée par terre c’est que j’avais raté quelque chose, mais mes bières ont toujours été réussies (à l’exception de 2 infections). Du coup je ne sais pas trop ce qu’il faut changer, ou même s’il faut changer quelque chose.

Après environ 10 jours (plus deux jours de prises de densité) je rajoute du sucre et j’embouteille. Vu que les bouteilles en verre ont du mal à arriver jusqu’ici, j’utilise généralement des bouteilles de soda mais il m’est arrivé d’avoir des bouteilles en verre, je vais donc expliquer comment je les remplis.

Comme les bouteilles capsulées sont ici aussi nombreuses que les cochons volants, j’ai dû utiliser des bouteilles à vis. On peut toujours mettre une capsule dessus! J’ai une petite capsuleuse à main qui marche bien pour ça. J’ai remarqué qu’il me suffisait d’abaisser les poignées en écoutant attentivement le son du verre comprimé. Je peux ainsi deviner la tension sur le verre sachant maintenant à quel moment le goulot pourrait se casser. Pour les bouteilles de Labatt bleue, environ 1 sur 5 peut être convenablement capsulée du premier coup, 1 sur 6 pour les Molson. Je teste ensuite chaque capsule en tirant légèrement du bout des doigts. Pour un brassin de 20 litres embouteillé dans ces bouteilles à vis, une seulement en moyenne ne sera pas parfaitement étanche. Pour les bouteilles de Pepsi, c’est bien simple: désinfection, remplissage, vissage du bouchon et garde à l’abri de la lumière.

Dans cette maison, j’ai bizarrement du mal à faire durer le moindre brassin plus de deux semaines. Après seulement 4 jours, ma mère pense que les bouteilles sont suffisamment prêtes pour commencer à se servir. Personnellement, je trouve qu’elles méritent un minimum d’une semaine de refermentation avant d’être buvables et qu’elles sont même encore meilleures après 3, si elles pouvaient durer jusque-là bien sûr.

Ma vieille a tendance à inviter tous ses amis quand elle commence à taper dans mes bouteilles et le jour suivant la moitié du brassin est déjà partie. Je suis supposé alors re-partager ce qui reste, elle partagera à nouveau sa moitié avec ses amis et re-viendra m’en re-demander. Je vis ici gratuitement, du coup je me sens un peu obligé de partager. En fin de compte, je considère tout ça comme une expérience pour apprendre le brassage, avec une taxe sur l’expérience d’environ 90% de ma production. D’un autre côté, j’attends avec beaucoup d’impatience mon retour à Ottawa.

Résumé

L’un dans l’autre, le brassage amateur est un passe-temps gratifiant (j’imagine que ça l’est encore plus une fois passé en tout-grains) qui permet d’apprendre et expérimenter en jouant avec l’eau, les températures, les ingrédients et même les durées de conservation! C’est aussi une source de soucis ou de crises de nerfs qui vous donneront envie d’envoyer paître tout le monde. Pour moi au final, c’est moitié/moitié: autant de joie que d’amertume.

Je déteste surtout voir que cette ville est pleine d’alcooliques constamment à la recherche d’une excuse pour passer à la maison. Je déteste voir ma mère, qui partagerait sa dernière réserve de nourriture si vous avez faim, penser qu’elle doit également partager le fruit de MON dur labeur avec d’autres.

J’adore voir que les gens apprécient une chose que j’ai fabriquée moi-même, bien que je sois sûr que si tous mes brassins tournaient au vinaigre ils continueraient de les boire, je ne sais donc finalement pas vraiment à quel point je peux être fier de mon travail.

S’il n’y avait ma décision de retourner à Ottawa, je continuerais à brasser mais aujourd’hui j’essaie de trouver un acheteur pour mon frigo-tireuse (même avec ma remise sur les transports par avion, si je devais le ramener avec moi, les frais de transport me couteraient plus que construire un PLUS GRAND frigo-tireuse à Ottawa) afin d’utiliser l’argent pour mon déménagement.

Cette ville est l’endroit où je me suis lancé dans le brassage amateur. Bien que je me sois limité aux kits d’extraits de malt liquide pré-houblonnés de Coopers et Muntons, j’ai fait quelques expériences avec d’autres ingrédients (avec un effet limité sur le produit final) et d’autres houblons. J’ai donc hâte de retourner dans le sud et pouvoir jouer avec différents malts et blés pour obtenir ces saveurs rêvées de malts chocolat, caramel ou miel.

Maintenant que cette ville m’a donné de profitables leçons d’économie, de partage, de discrétion et de l’art de brasser avec un approvisionnement limité, j’ai envie de voir ce que je peux faire dans une ville comme Ottawa où les fournitures et matériels sont faciles à trouver.

Alors… souhaitez-moi bonne chance!

Références

Notes

  • Johan "Venari" Dewar est depuis l'écriture de cet article rentré sur Ottawa et de son propre aveu n'a plus besoin de faire appel aux dons pour cela,
    il remercie en tous cas chaleureusement tous ceux qui ont pu lui donner un petit coup de pouce pour lui permettre de revenir vers des climats plus tempérés.
  • Traduction effectuée avec l'accord de l'auteur.
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