- Saty - a écrit :
"Au fond du jardin" c'est pas si simple que ça, surtout vu la dose de malt que ça demande et les processus de chauffage...
Attention, j'ai pas dit simple, j'ai dit archaïque... le processus est effectivement compliqué, dans sa forme "habituelle", de ménage il est complètement empirique, donc a tendance à devenir très complexe.
Le processus de chauffage, historiquement, se faisait avec des pierres plus ou moins réfractaires, chauffées au feu.
Il y a encore une brasserie, à Hollola, près de Lahti, qui en fait de cette manière, ce qui lui doneun goût de "silex" assez prononcé.
- Saty - a écrit :j'ai mailé un ami Finlandais (celui qui m'a pondu la recette d'hydromel) et ben il me dit que c'est vraiment chiant à faire... dommage ça m'aurait botté

Ben c'est un processus différent de celui d'une bière habituelle, et le produit a une durée de vie très courte.
Et il faut trouver des branches de genièvre, déjà. Suivant où tu es, c'est pas gagné.
- Saty - a écrit :En fait je vous mets son message, et en plus apparemment c'est déguelasse.
It´s complete SHITE. Seriously. It´s like over-fermented beer with syrup and sawmill- taste (!!!). Terrible stuff, and makes your stomach totally upside down the next morning.
It´s also quite hard to do (and extremely hard to master), but here´s a link you can check out:
http://posbeer.org/oppaat/sahti/brewing.php
[/quote]
Bon, il pousse un peu... pour avoir chassé le sahti sur place et donc pas mal interagi avec les locaux, qui ont effectivement une culture et des usages souvent déconcertants pour un francophone, je pense que c'est surtout de l'autodénigrement typiquement finlandais (on est assez forts, en Suisse, pour ça, aussi...)
Oui, c'est bizarre, ça ressemble à rien d'autre (bon, c'est sous-fermenté plutôt que sur-fermenté), et vu la relativement forte dose de levure active dedans, on risque une chiasse d'enfer si on mange des aliments sucrés en même temps qu'une bonne dose de sahti.
Ceci dit, si tu démarres sur une base de malt d'orge (, de blé) et de seigle, avec le mélange de levure suggèré sous le link (weizen et belgian ale) pour plus de stabilité, en aromatisant lourdement au genièvre (baies et brindilles à l'ébullition), sans houblon ou presque, tu peux obtenir un truc approchant, mais stable et gérable avec un matériel de brassage amateur courant.
La Brasserie des Trois-Dames, à Ste-Croix, en Suisse, avait quelques bouteilles d'un brassin du style aux dernières Journées de la bière de Soleure en avril, et, sans être vraiment du sahti, ça s'en approchait pas mal.
Et c'était surtout nettement plus buvable !
Santé !
Laurent
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)