(Total HS, désolé...)
Stéphane a écrit :
Mais bon, va leur dire aussi que Toblerone et Suchard c'est Américain, il reste plus que Cailler... Mais ça fait moins bien... Ils risquent de confondre avec le langage de la banlieue (Cailler, Caillera... et la marmotte...)
Bon, au moins le Toblerone est toujours fabriqué à Berne... parce que quand tu commences à regarder les petites lettres sur l'emballage, tu te rends compte que Lindt produit certes toujours en Suisse, mais aussi de plus de plus en France, voire en Italie...
Cailler, ben c'est Nestlé... qui produit pour l'essentiel en Suisse (sauf certaiens spécialités, entre autres des chocolats noirs), mais que de nombreux consommateurs évitent par conviction. Sans oublier
Suchard produit encore un peu en Suisse, mais aussi beaucoup en Belgique (les noirs de Suchard sont en fait du Côte d'Or ré-étiqueté...) et en Allemagne (Milka, justement).
Bref, les grands noms helvétiques ne sont plus ce qu'ils étaient...
Du coup, il reste qui ?
Ben Favarger (en mains d'un financier syrien ou égyptien, mais produit à 100% en Suisse), Camille Bloch (toujours à Courtelary), Villars (à Fribourg), Alprose, Bernrain, et surtout les chocolatiers de nos deux géants oranges : Frey et Arni. Frey exporte et inonde les duty-free européens sous la marque Swiss Delight, et fournit le chocolat suisse de chaînes de grands magasins comme Marks and Spencer.
Bon, en ce qui me concerne, je suis un traître fini qui a une nette préférence pour les chocolats noirs belges semi-artisanaux (café-Tasse, Dolfin), Français (Cluizel, certains Valrhôna), voire Allemands (Leysieffer, ou Hachez, industriel, mais avec de la vanille bourbon, et des taux de cacao supérieurs à la moyenne sur toute la ligne) ou Italien (Domori, entre autres)...
Parce que pendant ce temps, les chocolatiers suisses roupillent, tranquillement vautrés sur la prétendue supériorité de leur chocolat au lait... pas la première fois qu'une de nos industries emblématiques se prendrait une claque pour n'avoir pas vu le vent tourner !
Toutes les opinions se valent, mais certaines ont un budget marketing annuel de 100 millions d'Euros derrière elles. (Tim Webb)