Allez, ça fait presque 2 ans, et une grosse dizaine de brassins effectués (pauses obligées l’été et pendant les déménagements), il est temps de faire le point !
Premier constat, ça marche « bien », même si ça demande un temps de prise en main, qui continue toujours aujourd’hui.
Pour ce post, je vais reprendre les éléments de la pico un par un, et commenter lorsque nécessaire ou qu’une évolution à été apportée. Ça risque d’être long (désolé) mais j’espère aussi complet.
1) Le HLT (la cuve de flotte)
Je suis passé de 30 litres (récup de l’install précédente) à 50 litres. C’est une modification quasi impérative si tu n’as pas de moyen de chauffer l’eau en parallèle de l’installation. En effet, l’eau chaude sert à chauffer le moult, mais aussi à le rincer. Les températures variant, j’étais obligé de chauffer et d’ajouter de l’eau en permanence : trèèèèès pénible.
Aujourd’hui ça se passe comme ça (attentions, tous les chiffres sont là pour l’exemple, pour avoir une idée de l’ordre de grandeur) : je chauffe 50 litres dans le HLT, une fois à 73°C, je transfère 22 litres dans la cuve d’empâtage avant d’ajouter le grain. Il faut ensuite refaire le plein du HLT tout en gardant une température de 66°C (ajout progressif d’eau froide, ou chaude selon si je me plante).
Bref, il reste une part de bidouille, mais avec une cuve de 30 litres, c’était bcp plus galère. Si c’était à refaire, je partirai directement sur une cuve 50 L
Concernant le serpentin, j’ai été un peu pressé, et je l’ai acheté en Angleterre. Malheureusement, c’était pas trop ça en terme de taille de raccords, donc j’ai du batailler à l’usiner, pour qu’il rentre dans ma 30 litres, puis pour que ça rentre dans les raccords. De la bidouille dont je me serais bien passé (en étant un poil plus patient).
2) La cuve d’empâtage
Les 50 litres sont nécessaires. Point.
J’ai abandonné la tige plongeuse coudée suite à de nombreux problèmes de cavitation (RIP pompinette) et des brassins sans pompes assez épiques.
Le problème était le trop gros débit des pompes (compris plus tard) mais je n’ai pas réessayé depuis. J’ai mis un bazooka histoire d’être sûr de pas avoir de grain dans la pompe.
3) La cuve d’ébu
J’ai du mal à tirer 40 litres de produit fini, la faute à un volume mort assez important (☹)
Sinon RAS
4) L’échangeur
C’est encore un point noir quand l’eau froide est « tiède ». ça dure longtemps et je perds un max de flotte à l’égout. Probablement du mieux à faire de ce côté.
J’ai du mal à tirer 40 litres de produit fini, la faute à un volume mort assez important (☹)
Sinon RAS
5) Le boitier
J’ai ajouté une sonde PT 100 en sortie de cuve matière, reliée à un nouveau PID (c’était moins cher qu’un simple afficheur de température). Sinon tout le reste a été acheté comme prévu. J’ai encore les factures si besoin (galère pour le SSVR et le potentiomètre 2W).
Pas eu de problème de surchauffe, malgré l’absence de ventilos.
6) Les pompes
J’ai commandé 2 pompes de rechange en chine « au cas où » suite à un brassin fini avec une pompe sur 2. Ça marche bien sinon, je dois juste faire attention à ne pas avoir un débit trop important pour laisser le temps au mout de passer au travers des drêches.
7) L’isolation
Principale conséquence, la montée en palier est plus lente. Et on en arrive à la prochaine optimisation : l’isolation thermique (au moins de la cuve matière). Pour l’instant, j’ai un collage pas ouf de depron qui a tout de même amélioré les performances. J’ai en projet de fabriquer une « chausette » en isolant thermique. Ça sera plus pratique pour le nettoyage et plus esthétique aussi (la brasserie est dans le salon, en déco lorsque non utilisée).
Les résistances
3500W c’était parfait pour mes prises 16A (mais c’était tout juste).
Là j’ai des prises en 20A, j’ai plus de coupures en hiver
Plus (5500W), c’eut été cool pour chauffer plus vite, mais moins pratique d’un point de vue élec (il faut des prises plus costaud). Bon, ça reste acceptable en termes de durée.
9) Les raccords
Je suis resté sur du raccord à compression, que je balance directement par-dessus la cuve (c’est pas bien) au prix de quelques inondations. La config de isaya est bcp plus propre que la mienne sur ce point, aves ses piquages en haut de cuve pour connecter le tuyau.
L’option camlock est quand même un petit regret au final, je me dis parfois que j’aurai du la prendre.
10) Les tuyaux,
J’en ai acheté chez 3 vendeurs différents. Seul un me donne pleine satisfaction (et je crois que c’est ceux achetés en Angleterre… malin). Le second est un poil trop souple (donc se plie sur de longues distances) mais pourrait tout à fait convenir pour des courtes. Je les utilise quand même mais j’ai bidouillé des supports.
Enfin, le dernier est parti à la poubelle (beaucoup trop fin).
Sur ce point, je conseillerai donc de ne pas procéder à des achats complets sur internet / tester si possible.
Allez, j’ai peut-être oublié des choses mais je me ferai un plaisir d’y répondre point par point si nécessaire.
J’ajouterai quelques photos demain pour montrer le « produit » fini.
Pierredcm a écrit :
Je m'interroge sur un point, pourquoi faire des paliers en faisant circuler la biere dans un serpentin plutôt que de mettre une résistance électrique sous le filtre de la cuve de brassage ?
Et pour répondre à ta dernière question, celle du serpentin plutôt que de la chauffe directe.
Le filtre placé en fond de cuve matière n’est pas parfait, de la « farine », des morceaux arrivent à se frayer un chemin jusque dans le volume en dessous (où serait placée une résistance). En se collant dessus, il y a un risque que ces morceaux « caramélisent », et d’altérer +/- le goût de la bière. C’est principalement pour cette raison que j’ai opté pour un HERMS.
Théoriquement cependant, la chauffe directe fonctionne aussi.
En espérant avoir aidé !