J'aime bien ça, il y a des questions qui reviennent régulièrement, genre celle la
D'après Stan Hieronymus, double et triple vient des marques qui étaient faites sur les barriques pour différencier les bières plus alcoolisées.. et ça remonte à loin, puisque les termes doubles et triples pour désigner certains types de bières sont apparus après le 16ième siècle.
Le terme triple ou "tripels" est apparu quand Westmalle a commencé à vendre justement sa triple qui était forte et blonde pale

Les triples sont généralement fortes, mais c'est surtout leur coté épicé subtile ou plus marqué mais qui doit être évident, et qui vient des houblons, de la levure et de la température de fermentation.
Les doubles sont généralement foncées et fortes mais pas trop quand même.... et c'est plutôt difficile d'aller trancher entre une double et une dark strong ale car la ligne est mince.
Il y a aussi la petite histoire du dosage de grain, double dose et triple dose on dira, et la petite bière qui était faite en rinçant les drêches de la triple.
J'ai toujours considéré, peut-être a tord, les appellations double, triple, centuple fermentation sur les bouteilles comme de la fumisterie commerciale pure et simple.
Ma bière elle est meilleure que celle du voisin car je la fermente 12 fois.... ça me rappelle omo qui lave plus blanc que blanc, c'est quelle couleur au fait ça ?
Je me suis aussi forgé ma propre idée sur les fermentations, il n'y en a qu'une seule, que tu mettes 1 ou 14 souches de levures, une fois que la fermentation a démarrée, elle continue jusqu'a que les levures meurent ou qu'elles n'aient plus rien à manger.
Je vais élaborer un peu.
Fermentation primaire et secondaire, je considère ça comme un seul cycle vu que la fermentation continue, mais que l'on retire une partie des levures entre les deux, juste pour éviter que nos amies en mourant au fond et perçant leur carapace, ne donnent un goût particulier à la bière.
Et quand on embouteille, on rajoute du manger à levures pour refaire un peu d'alcool et surtout du gaz que l'on garde précieusement pour faire de jolies bulles !
Est-ce que l'on peut parler d'une nouvelle fermentation ? Je suis porté sur le non, car on n'a pas arrêté la première

Je sais je suis chiant !
Je classe la dedans le "refermenté en bouteille" sans ajout de nouvelle levure.
Mais n'étant tout de même pas borné, je veux bien admettre que l'on puisse parler de double fermentation si on ensemence avec une autre souche de levure entre la primaire et la secondaire, bien qu'en général, il ne reste pas des masses à manger pour les pauvres levures, sauf peut être pour les bretts et autres bestioles dans le genre.
Certaines brasseries remettent de la levure à l'embouteillage pour la fabrication du gaz, en général très neutre, car leur processus de garde et de traitement/filtration a généralement flingué toute la colonie mais là encore, appeler ça une refermentation en bouteille, oui c'est vrai, mais je trouve que ça n'apporte pas grand chose à la bière.
D'ailleurs, inutile d'aller essayer de récupérer certaines levures dans des fonds de bouteilles, car ce ne sera justement que de la levure neutre ayant juste servie à faire du Co2.
J'ai essayé quelquechose sur un brassin d'une saison surnommé l'oublié, et pour cause, il a dormi 5 mois en secondaire, donc a l'embouteillage, ça aurait eu un peu de mal a repartir.
J'ai divisé le lot en 3 parts non égales. Une part en fut de 9L gazé au Co2, les deux autres part avec du sucre pour carbonater: une part avec une levure de base danstar neutre et une autre avec de la Wyeast Abbey II, donc différente de l'originale, que j'allais utiliser pour un autre brassin.
Goutâge en aveugle après un mois avec un copain maitre brasseur au palais plus affiné que le mien... ben pas grosse différence, pas suffisante pour qu'elle soit vraiment notée, sauf peut être au niveau du Co2, car en forcé... j'avais un peu forcé effectivement.
Tout ça pour dire, et je cite un très bon prof de marketing, que l'arme secrète des personnes du marketing c'est le consommateur qui croit ce qu'on lui dit ou ce qu'on lui écrit sur les étiquettes, et aussi sur internet qui est une arme de connerie massive assez redoutable, vu que la véracité d'un propos se mesure essentiellement au nombre de partage ces derniers temps.
Donc, fait toi ta propre idée, ton propre goût et ne croit pas tout ce qui est dit ou écrit, et surtout amuses toi et fais toi plaisir à expérimenter les différentes techniques et levures !
