t'énerf pas nanarf
Penn-Maen a écrit :
Complètement hors sujet (excuse Choussinga)
Pur l'utilisation de phyto : faut pas rêver, je ne vois pas comment on pourrait un ratio prix/volume aussi important en passant an tout bio, avec des engrais naturels et sans phyto. Qui dit monoculture dit risque élevé de maladie, mais plus grande facilité de récolte (donc moindre coût). Qui dit engrais naturel, dit bestiaux pour les produire, bestiaux qu'il faut alimenter et qui génèrent des nuisances (quand on voit comment c'est "simple" de réaliser un "plan d'épandage" en France, ou de simplement agrandir une stabulation...), etc...
Tout le monde veut du bio et du sain. Et surtout du pas cher. Suffit de voir comment ça gueule quand les fournisseurs augmentent les prix de 10%...
D'ailleurs, toujours hors sujet (excuse encore plus Choussinga) : faudrait qu'on arrête de dire (ou d'entretenir le fantasme marketing) que le bio c'est bon pour la santé des humains. En l'état actuel des connaissances, c'est bon pour la nature de façon générale, point barre. Je n'ai encore croisé aucune étude qui démontre un gain sanitaire pour la santé humaine. Me semble d'ailleurs que S&V a fait un article là dessus il y a quelque mois (pour ce que ça vaut).
pas compris d'où venait cette digression. mais j'adore
tes remarques sont une fois de plus très pertinentes.
perso je vois les choses ainsi sur le plan de la santé humaine :
1/ notre orge bien aimé (ou blé, ou avoine, seigle, sarrazin....) reçoit des pesticides pulvérisés au champ, qu'on retrouve majoritairement dans la balle (bon, oui il y a les systémiques qui depuis la graine diffusent dans +/- toutes les parties de la plante). Puis les pesticides, fongicides, insecticides, raticides, brassamicides??, qui sont balancés pour conserver dans les silos de stockage (ça coute moins cher qu'un silo "climatisé").
2/ le brasseur concasse toute cette matière brute et a furieusement besoin de ces écorces "concentrées" en *cides, et à l'empatage il doit joyeusement extraire ces *cides dans son moût.
je suis pas nutritionniste et encore moins toxicologue, je ne sais pas si ces molécules sont métabolisées et rendues inoffensives (ou le contraire) pendant la fermentation.
ce que je sais c'est qu'elles sont là.
quand aux études, c'est plus les grosses boites qui ont la thune qui peuvent s'en payer de sérieuses et leur faire dire ce qu'elles veulent, que des regroupements de péquins comme toi et moi, ou des organisations noyautées par les premières, qui risquent d'avoir en apparence raison (j'ai fait partie d'assoces pros, je les ai vus à l'oeuvre mes pairs docteurs en lobbying)
C'est pas simple de savoir où se situe la vérité, peut être qu'il faut se la construire, entre des enjeux économiques énormes et des discours complètement ésotériques de babas qui n'ont pas bien compris le sujet (je suis cerné ici).
n'empêche que pour ce genre de produits quasi "bruts" j'aurais tendance à appliquer le principe de précaution (qui repose quand même sur quelques intuitions, au pire, et peut être des publications sérieuses, pas vraiment le temps d'aller à la pêche).
ça me coute donc presque le double en malt, mais c'est peut être le prix de cette assurance santé qui au minimum rassure (mais peut être bien plus).
Et puis, tu dis
En l'état actuel des connaissances, c'est bon pour la nature de façon générale, point barre.
a supposer que ce soit le seul bénéfice, c'est peut être déjà pas si mal...