Discussion de prosIntox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par soldeli »

Salut tout le monde.
Intéressant ce sujet, et je dirais même nécessaire, mais j’ai bien peur de casser un peu l’ambiance ;o)
Alors, je vais tenter de résumer la situation réglementaire de la manière la plus simple possible et vous prépare un topo complet.
J'essaie de poster ça d'ici à ce soir.
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soldeli
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par soldeli »

Alors, voilà une première bafouille sur le thème du devenir des drêches en brasserie pro.
Désolé c'est un peu long, mais c’est un sujet complexe.

Globalement, le dogme Européen est d’inciter fortement le développement de l’économie circulaire.
Pour rappel, l’économie circulaire est un principe d’organisation économique visant à découpler la création de valeur sociétale de l’impact sur l’environnement, à travers une gestion optimisée des ressources. Ce modèle implique la mise en place de nouveaux modes de conception, de production et de consommation plus sobres et efficaces (éco-conception, écologue industrielle et territoriale, économie de fonctionnalité, etc. ) et à considérer les déchets comme des ressources.

On hérite dès lors d’un ensemble de réglementations et directives dont voici les principales :
- En France, la LTECV, Loi de Transition Energétique pour une Croissance Verte, succède au Grenelle de l’environnement et le renforce, pour instaurer une obligation pour les producteurs professionnels de tri des biodéchets et de valorisation.
- TRI, ça veut dire aucun mélange avec les autres déchets.
- Valorisation, ça veut dire valorisation organique donc COMPOSTAGE puis retour à la terre, ou valorisation énergétique donc METHANISATION puis retour à la terre.
- Sont définis par producteurs relevant de ces obligations :
o Depuis 2016, les pros émettant plus de 10 t/an
o Dès le 1/01/2023, les pros émettant plus de 5t/an
o Dès le 1/01/2024, les pros dès le premier gramme.
(On considère ici les drêches, pas le grain sec , les drêches étant environ 60 % plus lourdes que le grain sec / pour donner une idée, un brassin de 1 000 litres c’est environ 300 kg de grains mais 480 kg de drêches. ) Vous voyez qu’on est vite aux tonnages réglementaires.

Bon, avec les drêches, on a simplifié le problème, puisque pour d’autres biodéchets (de cuisine et cantines par exemple), c’est Hygiénisation obligatoire avant méthanisation, et compostage interdit si on envisage l’emploi du compost ensuite sur des parcelles ou même des pâtures.
Risque de développement de pathogènes trop élevé avec notamment les déchets carnés, CF fièvre porcine en 1999.

Dans tous les cas, le compostage dit de proximité pour les pros, devra faire la preuve de la qualité agronomique pour être autorisé au retour au sol.

Un point important :
La valorisation des biodéchets en alimentation animale n’est autorisée que pour les animaux non destinés à l’alimentation humaine. (Zoos, chenils, etc.)
Donc le bon vieux procédé de je donne mes biodéchets à un paysan pour ses vaches et ses cochons est désormais INTERDIT pour les déchets de cuisine, pas vraiment clair en ce qui concerne les drêches.
On trouve sur les site de l’ADEME : « …ont l’obligation de les trier et de les faire valoriser dans des filières adaptées (compostage, méthanisation…)»
Il n’existe pas à ma connaissance de prise de position formelle indiquant la valorisation en alimentation animale comme étant une filière adaptée pour les brasseries.

Pour revenir au titre du sujet, on comprend que les drêches peuvent donc être valorisées, mais pas recyclées.
Sachant cela, (et pourtant personnellement j’adore l’initiative), je ne comprends pas comment on peut envisager de fabriquer des meubles avec des drêches, surtout à partir de 2024.
Les exemples de recettes culinaires sont à considérer différemment : le cas d’une brasserie qui fabriquerait DANS SON ÉTABLISSEMENT des biscuits ou autres préparations devrait être toléré selon moi, puisqu’interprété comme de la drêche valorisée avant de devenir un déchet, c’est-à-dire avant de sortir de l’établissement.
Mais gare à l’énergie nécessaire pour sécher les drêches, et de toute façon, les volumes de drêches sont souvent trop importants pour être 100 % valorisés en biscuits.

Alors que faire ?
Le compostage même si tentant dans le cas de nos brasseries, est à modérer.
En effet, la drêche humide est fortement putrescible.
(Qui n’a jamais laissé de la drêche en sortie de brassin dans un poubelle et constaté la forte odeur en moins de 48h00 ?). Ce que je veux dire c’est que la dégradation en compostage de nos drêches est fortement émettrice de CO2 mais surtout de CH4, de méthane.
Et le méthane à l’air libre, c’est 23 X plus à effet de serre que le C02.
De plus, en l’absence d’apport d’autres matières, les drêches produisent un compost déséquilibré, pas idéal en amendement organique.

Dans le monde du biodéchet, les producteurs ont globalement 3 solutions pour se préparer à la mise en conformité :
1. Compostage de proximité avec demande de dérogation spécifique et obtention d’un agrément sanitaire. Mais comme dit plus haut, pas idéal pour les drêches.
2. Collecte sélective, c’est-à-dire des bacs de collecte dédiés et non mélangés, ramassés périodiquement par des camions qui les emmènent dans des méthaniseurs (mais ça coute cher, et c’est fortement émetteur de carbone, environ 600 tonnes de C02 par an pour une brasserie de 1 000 Hl, rien que pour le transport.)
3. La valorisation énergétique sur place, les gros, vraiment gros, brasseurs s’équipent de méthaniseurs dédiés et valorisent ensuite les digestats en épandage agricole.
Bien entendu, une brasserie artisanale ne peut pas investir les plusieurs millions d’euros que coute une installation de méthanisation.

Il existe bien une autre solution, mais en parler ici directement sans l’accord des tôliers reviendrait à être juge et partie.
Disons simplement qu’un méthaniseur adapté aux volumes, budgets et contraintes d’une micro brasserie aurait tout son sens si en plus de valoriser les drêches, il permettait de produire les besoins en eau chaude de la dite brasserie.

Voilà pour ce premier jet. Propos non définitif donc ouvert au débat, je pense que c’est précisément le but de ce post.
Je serai heureux de contribuer si je le peux, voire aller chercher plus d’infos dans les textes au besoin.
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par hyeud »

Super post, merci pour les infos.
Concernant la dernière partie, le producteur de la bière Amalthée (M. Lebbe proche de Tarbes), a un méthaniseur qu'il a construit lui-même (il me semble), je sais qu'il utilise les déjections de ses chèvres pour créer son méthane, qu'il réutilise dans sa brasserie et dans sa voiture. Par contre je ne sais pas s'il se sert aussi de ses drêches pour produire son méthane.
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par matthieu1 »

Merci pour toutes ces infos!

Pour l'utilisation des déchets de cuisine dans l'alimentation animale j'avais déjà entendu parler de cette interdiction européenne (plus de traçabilité possible = plus d'utilisation alimentaire possible).
Mais pour les drêches le risque ne doit tout de même pas être le même.
Dans ce cas ne classons pas les drêches en biodéchet mais en coproduit.
Le brasseur produit de la bière et des drêches tout comme une sucrerie produit du sucre, de la mélasse, des fibres... ou encore le meunier de la farine et du son
La mélasse, les fibres des sucreries ou le son se retrouvent également dans la filière d'alimentation animale (et les quantités ne doivent pas être négligeables).
Je trouverais dommage que l'utilisation dans l'alimentation animale ne soit pas possible (même s'il y a des règles de déclaration et traçabilité à respecter) mais après entre mon avis et les lois il peut y avoir quelques différences...
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par Jinac »

matthieu1 a écrit : 22 nov. 2021 23:57 mais après entre mon avis et les lois il peut y avoir quelques différences...
Après entre mon avis et les lois il doit y avoir bien des différences O:)
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par Penn-Maen »

Très bonne "bafouille"

Ce qui ne me surprend pas c'est cette tournure de la loi :
La valorisation des biodéchets en alimentation animale n’est autorisée que pour les animaux non destinés à l’alimentation humaine.
Autant je comprend que c'est lié à Creutfeld-Jacob (quelle idée aussi de faire bouffer à des herbivores la bidoche de leur congénères), autant quand le "biodéchets" est 100% d'origine végétale c'est aberrant. C'est là qu'on voit la patte, discrète mais présente, de certains groupes d'influence. Il est préférable d'alimenter des méthaniseurs que des animaux ... Quand on voit ce qu'il faut mettre dans un méthaniseur pour avoir un "rendement" intéressant, ça me fait étrangement penser au début des biocarburants, où il était plus rentable de faire des récoltes pour nourrir des moteurs thermiques que des ventres humains.

M'enfin bon, il est bien connu que le problème actuel de notre planète c'est de savoir d'où vient le CO2, pas le CO2 en lui-même. Car il y a le bon CO2 (qui vient des méthaniseurs, du bois brulé* dans un chauffage écoresponsable, des "biocarburants", de tous ce qui brule mais "bio" comme le "biogaz" de chez Tatol ou FdRG, etc) et le mauvais CO2 (les énergies fossiles, le bois qui n'est pas éco-géré, etc)... Des fois, ça me rappelle un sketch :(
Il existe bien une autre solution, mais en parler ici directement sans l’accord des tôliers reviendrait à être juge et partie.
Une solution est une solution. Le tout étant de parler objectivement de la technique sans trop faire la promotion d'une marque ou d'une entreprise ;) → go MP si tu veux

EDIT : et le mangeur de nenfants au tit déjeuné, il en dit quoi ? C'est bien d'ouvrir le sujet, mais je suppose que par ton expérience tu as aussi du biscuit à nous donner :D

* : il faut 80 ans pour faire pousser un chêne, mais beaucoup moins de temps pour le brûler. Or si le CO2 libéré par la combustion du bois de chauffage était immédiatement recapturé par la nature (principe même d'un bilan neutre en carbone), ce ne sont pas des sapins qui pousseraient lentement en forêt, mais des séquoias géants à la vitesse d'un bambou. Je pars de l'hypothèse où le pauvre végétal sait faire la différence entre une molécule de CO2 éco-responsable et une autre cracra issue du gaz ou du pétrole.
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Disclaimer : je dis certainement plus de conneries que la moyenne, alors vérifiez ! :oops:

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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par laurkemen »

et comment ça se passe chez nos voisins ?

on a quand même des pays voisins gros producteurs de bières, qu'en font-ils ?
"Il est une auberge, une joyeuse vieille auberge
Au pied d'une colline grise,
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Que l'Homme de la Lune lui-même descendit
Un soir en boire son content" - J.R.R TOLKIEN
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par Phildefer »

Penn-Maen a écrit : 23 nov. 2021 17:28

EDIT : et le mangeur de nenfants au tit déjeuné, il en dit quoi ? C'est bien d'ouvrir le sujet, mais je suppose que par ton expérience tu as aussi du biscuit à nous donner :D
Perso j'en dis que j'avais un particulier qui élevait des poules qui voulait les récupérer, mais que faire 40 bornes aller-retour ça a commencé à me pomper.
Depuis, je jette. En déchetterie, catégorie déchets verts.
Un pote brasseur m'a dit que depuis peu la métro filait des bacs spéciaux et les récupérait, j'ai pas eu le temps de m'en occuper encore vu la somme astronomique de boulot qu'on se tape.
Mais je vais demander.

En gros, je voulais savoir si il y avait une obligation de suivi, avec à la clef des fafiots réglementaires à remplir (encore) façon bureaucratie soviètoïde.

Recycler ou jeter dans les règles j'ai rien contre, mais faut pas que ça me prenne une heure à remplir des formulaires ni étiqueter chaque grain de malt.
Je vois sur certaines pages fesse-bouc que certains ( et certaines) s'ingénient à nous inventer de la réglementation là où il n'y en a pas (encore), tout simplement parce que c'est leur job de nous trouver du boulot pour financer leur propre job: en gros, un ramassis de parasites, et j'aime pas les parasites parce que j'ai pas envie de me retrouver dans quelques années comme les paysans qui doivent remplir un cahier de cent pages pour planter des patates.

Voilà ce qu'il en pense l'anthropophage des sorties d'écoles! :mrgreen:
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par matthieu1 »

40 bornes c'est sur que ça fait un peu loin! Il faut que ce soit facile à organiser et ne pas prendre trop de temps..., mais ça doit être plus simple en zone rurale. J'ai déjà vue des messages sur des facebook de petites brasseries : drêches dispos devant la brasserie venez vous servir... je suis sur que dans les petits villages il y a toujours quelqu'un pour récupérer pour animaux ou compost.
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Re: Intox et détox: le suivi des drèches (et le recyclage)

Message par soldeli »

Heureux que ce post suscite des commentaires.
A la lecture des premiers retours, on voit bien qu’on est ici sur un sujet un peu complexe.

Pour reprendre les différents points évoqués :

- exemple de la bière Amalthée : un méthaniseur auto construit.. Belle initiative et franchement, pleine de bon sens. Un producteur qui a du fumier et des drêches et qui en fabrique du biogaz pour chauffer ses installations, c’est une vraie belle démonstration d’économie circulaire. Mais bien évidemment, auto construire un méthaniseur n’est pas à la portée de tout le monde, sans compter une réglementation un peu contraignante car un méthaniseur, c’est une ICPE (comprendre la même règlementation sécurité que celle d’une usine) et un grand nombre de prescriptions techniques et de sécurité à appliquer, à commencer par un dossier d’enregistrement en préfecture.

- valorisation des drêches en alimentation animale : Pour être précis, la réglementation désormais applicable ( cf ma première bafouille) oblige à une valorisation. Compostage et méthanisation recommandés, et autres valorisations autorisées si ne présentent pas d’inconvénient sanitaire.
Il n’est par exemple plus possible de valoriser des déchets de cuisine et repas en alimentation animale (sauf animaux non destinés à la consommation humaine) en raison d’un risque élevé de propagation de pathogènes type escherichia coli ou autres salmonelles.
Les drêches ne sont donc à priori pas concernées par cette autorisation, mais il faut avoir en tête que de la drêche qui est restée dans des poubelles pendant plusieurs jours est en pleine fermentation, donc d’assurer de la rapidité entre fin de brassage et apport à la ferme.

- Penn Maen a raison, il y a le bon CO2 et le mauvais ;o), comprendre que le CO2 émis par le compostage de drêches rentre dans la notion du cycle carbone, à l’inverse du CO2 émis, par exemple, par le brulage de gaz buthane ou propane dans nos brasseries, qui relargue du CO2 fossile qui lui était emprisonné dans les puits de pétrole.

Le vrai problème du compostage de drêches est double : les émissions (importantes) de méthane, qui est 23 x plus à effet de serre que le CO2, et les nuisances olfactives (ben oui, la drêche qui fermente, ça sent fort) et donc les nuisances au voisinage comme facteur d’acceptation sociale et d’impact sociétal des micro brasseries.

A la question, que font les voisins ? pareil que nous.
A la question, que font les gros ? eh bien les brasseries industrielles s’équipent les unes après les autres de méthaniseurs, auto produisant ainsi leur énergie ou leur eau chaude à partir de leurs drêches.

Phildefer évoque le sujet de l’apport en déchetterie, bac déchets verts > là, le bât blesse. Les déchets verts apportés en déchetterie sont, la plupart du temps destinés à l’enfouissement ou à l’incinération, donc pas du tout valorisés.
Les drêches apportées en déchetterie ne répondent ainsi ni aux enjeux, ni aux contraintes réglementaires.
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