Page 1 sur 1

Dry-Hopping facile

Publié : 10 déc. 2007 15:46
par particules
Le dry-hopping étant sans conteste l’un des meilleurs moyens de donner à une bière les flaveur noble du houblon et sachant que quelque un sur le forum s’appètent à cloner l’Orvale, j’ai profité d’un dry-hopping hier soir pour vous faire un petit reportage en images qui aideras a la compréhension.

Avant toute chose, la technique utilisée, sauf une petite adaptation, est de Gwenaël sur : viewtopic.php?p=14258#14258
Et d’un résumer du poste : ptopic2027.html

Si dans les brasseries, ils n’ont pas de problèmes pour faire couler le houblon dans la cuve de garde, ce n’est pas le cas pour nous.
En effet, la brasserie utilisera du houblons compacter et celui-ci aura une densité au dm³ plus élevé que la bière, d’office le houblon coulera au fond de la cuve.
Leur technique est simple, le houblons est fournis compacté en conditionnements de 5 et 10 Kg, ils découpent le plastique d’emballage d’un coté et glisse le tous dans un filet. Une fois dans le filet, ils enlèvent le pastique et ferme le filet, de cette façon le houblon reste compacter.

Image

A notre niveau, avec des petites quantités de houblon, ont est bien obligés de le décompacter pour l’utiliser, ne fusse que pour le peser. Ont se retrouve avec un volume assez important qui a tendance à flotter sur la bière.
J’ai utiliser la technique de Gwenaël, mais sans succès, j’ai du louper quelque chose où bien mon houblons était trop défait. toujours est-il qu’il n’a jamais coulé.

Pour contrecarré cette état de fais, voici le système que j’utilise maintenant :

Matériel nécessaire :

Une chaussette à houblon.
De la ficelle de cuisine.
Des billes de verre, 7 à 800 gm.

Image

Si vous utiliser des billes colorées, les choisir colorées dans la masse, à proscrire les billes vernies qui présente un reflet nacrer.

Image

Prendre un grand morceau de ficelle de cuisine et y faire un nœud coulant.

Image

Introduire les billes dans la chaussette à houblon, et fermer le sac avec la ficelle.

Image

Image

Mettre le tous dans une casserole d’eau froide (Pour éviter un choc thermique qui ferait éclater les billes)et porter à ébullition pendant 15 minutes

Image

Après 15 minutes d’ébullition, vider l’eau de la casserole, et remplir le sac avec le houblon. Fermer celui-ci avec la ficelle.

Image

Avant d’enlever le couvercle du seau, n’oublier pas de mettre un bout d’alu sur le barboteur serrer avec un élastique pour éviter que l’eau du barboteur ne rentre dans le fût.

Image

En tenant le sac par la ficelle, introduire celui-ci dans la bière.

Image

Image

Laisser pendre un morceau de ficelle à l ‘extérieur, pour faciliter la récupération du sac par après.
Avant de fermer définitivement le couvercle n’oublier pas d’enlever l’alu du barboteur, pour laisser échappé l’air.

Image

Plutôt que d’utiliser des billes, ont peux utiliser un morceau d’inox si ont en trouve.

Une petite précision, Orvale utilise 3,2 gm de houblon par litre pour une période de 21 jours.

Voilà en espérant que cela serve à d’autre.

A+ Roland

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 10 déc. 2007 18:34
par BenLock
Très intéressant !
Merci à toi ! :wink:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 10 déc. 2007 18:40
par brasseriemontoise
Ah... Roland, toujours plein d'imagination...
Orvale utilise 3,2 gm de houblon par litre pour une période de 21 jours.
... de Styrian Golding...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 10 déc. 2007 19:20
par particules
brasseriemontoise a écrit :
Orvale utilise 3,2 gm de houblon par litre pour une période de 21 jours.
... de Styrian Golding...
Exacte, excusez moi de ne l’avoir pas précisé.

Petite info en passant, le prix du houblon étant ce qu’il est actuellement, il est bon de faire coïncidé la fin du dry-hopping avec un nouveau brassin, le houblon utilisé en dry-hopping conserve son pouvoir amérisant, et ont peux l’utilisé sans problème en ébullition.

Si vous n’avez pas de brassin de prévu, vous pouvez aussi le congeler sans problème et l’utilisez à la demande.

Si vous n’avez pas de Styrian Golding pour l’Orvale, vous pouvez sans problème utiliser du East Kent Golding, les flaveurs seront simplement un peu plus florales.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 août 2010 14:46
par Baronvonpelin
Voila je suis retombé sur ce post en m'intéressant au dry hopping.
J'ai du houblon dans le jardin ( Challenger) qui entre en floraison et je comptais bien faire un bien bien saturé en houblon pendant l'ébu et poursuivre par un houblonnage a cru en secondaire.
Y a t'il des problème de contamination possible de la bière si j'utilise le houblon de mon jardin ?
Merci d'avance

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 août 2010 15:18
par particules
Baronvonpelin a écrit :Y a t'il des problème de contamination possible de la bière si j'utilise le houblon de mon jardin ?
Merci d'avance
Y a pas de raisons, j’utilise l’houblonnage a cru depuis pas mal de temps avec mes houblons et je n’ais jamais eu de problèmes.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 août 2010 11:37
par Baronvonpelin
merci pour ta réponse
Ca me rassure .

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 août 2010 11:48
par Tibouli
J'ai fais un dry hopping au saaz pour ma pilsner 100% saaz et j'avais utilisé la technique des billes de Particules : Nickel !
Par contre en relisant ce post, je me rends compte que j'avais jeté 60 g de saaz que j'aurais pu réutiliser dans un autre brassin en amérisant. :cry:
Bon, c'était en mars et c'était mon brassin n°2, donc je pouvais pas tout savoir !
Comme quoi on trouve de l'info même sans la chercher.
N'empêche que je n'hésiterai plus à faire du dry hopping !
Merci Particules

jean-charles

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 8:49
par fram
particules a écrit :
Baronvonpelin a écrit :Y a t'il des problème de contamination possible de la bière si j'utilise le houblon de mon jardin ?
Merci d'avance
Y a pas de raisons, j’utilise l’houblonnage a cru depuis pas mal de temps avec mes houblons et je n’ais jamais eu de problèmes.
Ahhhh! C'est ça le petit goût acide dans tes bières! :lol: :lol: :lol:

PS: Egalité!!!

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 13:47
par particules
fram a écrit :Ahhhh! C'est ça le petit goût acide dans tes bières! :lol: :lol: :lol:
Une petite parenthèse pour répondre a ce triste individu.

:twisted: Attend un peu toi, homme de mauvaise foi, demain au souper je crois que je vais te servir les moules de Dompierre (100 gm de coquilles vides) a la place de celle-ci. Na! :mrgreen:


Image

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 14:39
par Mister_Ash
Si je comprend bien le dry hopping c'est mettre du houblon dans la cuve de fermentation ?!
- Est ce que houblon aaromatique ou de l'amérisant ?
- Fait on quand même une ebullition avec du houblon ??
- Est ce uniquement pendant la première fermentation ou pendant la seconde aussi ?

D'ailleur pour la deco , est ce qu'on peut mettre une fleur de houblon séchée à l'embouteillage ?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 15:35
par particules
Mister_Ash a écrit :Si je comprend bien le dry hopping c'est mettre du houblon dans la cuve de fermentation ?!
Oui
Mister_Ash a écrit :- Est ce que houblon aaromatique ou de l'amérisant ?
Aromatique, puisqu’on extrait que les aromes.
Mister_Ash a écrit :- Fait on quand même une ebullition avec du houblon ??
Oui, rien a changer dans la procédure habituelle
Mister_Ash a écrit : Est ce uniquement pendant la première fermentation ou pendant la seconde aussi ?
Fermentation secondaire
Mister_Ash a écrit :D'ailleur pour la deco , est ce qu'on peut mettre une fleur de houblon séchée à l'embouteillage ?
Tout est possible, mais ça risque de choquer de voire quelque chose floter dans la bière que les gens n’identifierons pas. Perso je ne le ferais pas.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 15:37
par Beer In Blood
Mister_Ash a écrit :Si je comprend bien le dry hopping c'est mettre du houblon dans la cuve de fermentation ?!
c'est ça :D y'a plein de sujet sur le sujet :lol:
Mister_Ash a écrit :- Est ce que houblon aaromatique ou de l'amérisant ?
au choix, mais je ne sais pas vraiment si il n'y a pas que les aromes du houblon qui ressorte, en cherchant un peu dans le forum tu trouveras :wink:
Mister_Ash a écrit :- Fait on quand même une ebullition avec du houblon ??
oui ! le dry-hopping est un plus, il faut quand même du houblon en ebu.
Mister_Ash a écrit :- Est ce uniquement pendant la première fermentation ou pendant la seconde aussi ?
pendant le deuxieme uniquement, enfin je pense :D
Mister_Ash a écrit :D'ailleur pour la deco , est ce qu'on peut mettre une fleur de houblon séchée à l'embouteillage ?
je ne sais pas si c'est faisable, la fleur risque de ce "dégrader" dans la bière, quelqu'un a testé ? :?

edit: ah ! je ne suis pas assez rapide !

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 15:42
par Tibouli
Le dry hopping, c'est littéralement du houblonnage à cru, c'est à dire qu'on ne le fait pas bouillir.
Donc, on n'extrait pas ses propriétés amérisantes mais uniquement son parfum. C'est d'ailleurs pour cela que Particules disait que l'on pouvait le réutiliser dans la foulée pour amériser un brassin.
Moi je l'ai fais une fois, avec 2g/l pendant 2 semaines de fermentation secondaire.
J'ai trouvé le résultat ( en comparaison avec un brassin test ) vraiment excellent.
Ce n'est peut être pas à faire pour toutes les bières mais pour ma pils c'était vraiment un plus !

jean-charles

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 21:47
par bernie
salut
tu a raison Roland fais lui bouffer les coques à ce bon fram
bernie

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 22:10
par fram
Avec l'acidité de la bière... elles seront plus faciles à digérer! :dance: :dance:

Pffff. Les gars faut qu'on arrète... on est limite hors sujet! On va finir par se faire modérer! :lol: :lol: :lol:

Bises chez toi Bernie! ;-)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 août 2010 22:29
par bernie
ok merci fram
bernie "surveille ton look"

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 07 août 2010 6:40
par arnoc
bonjour
Peut-on faire le houblonnage a cru avec des pellets ?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 07 août 2010 8:39
par alex73
bien sur,

tu peux même jeter les pellets directement dans la cuve

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 07 août 2010 12:54
par arnoc
merci sinon en dosage les avis sont partagés sur quelle quantité au litre se baser pour une pils et une biére d'abbaye. Aplus et bon WE

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 11:33
par villager
arnoc a écrit :merci sinon en dosage les avis sont partagés sur quelle quantité au litre se baser pour une pils et une biére d'abbaye. Aplus et bon WE
Je fais un UP de ce post car j'aimerais savoir quelles quantitées vous mettre pour l'houblonnage à cru... :?:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 11:41
par alex73
1 à 2 g/L pendant 10 à 20 jours selon ce que tu recherches

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 13:41
par villager
Merci, nickel par contre je trouve que Particules en met beaucoup plus apparement à voir la grosseur de la chaussette... :?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 14:20
par Le nain brasseur
Il fait de gros brassins ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 14:42
par villager
Le nain brasseur a écrit :Il fait de gros brassins ;)
Oui effectivement c'est logique :? méa culpa

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 16:50
par particules
villager a écrit :Merci, nickel par contre je trouve que Particules en met beaucoup plus apparement à voir la grosseur de la chaussette...
3,2 gm /litre > 21 jours Pendant la garde entre 2 et 5°C°

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 17:05
par antic
Très précis, si la temprature est plus haute ça a un effet sur le dry hoping lui même ? il sera plus piquant ?
(ici je ne parle pas bien sur de la procédure classique de décantation mais juste de l'effet de la t° sur le dry hoping lui même).

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 18:02
par villager
Idem, la température influence la saveur ?

@particules : uniquement pendant la garde donc ? Pas pendant la fermentation secondaire ?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 18:10
par villager
particules a écrit :
villager a écrit :Merci, nickel par contre je trouve que Particules en met beaucoup plus apparement à voir la grosseur de la chaussette...
3,2 gm /litre > 21 jours Pendant la garde entre 2 et 5°C°
Autre question également, fais-tu un houblonnage aromatique quand même ? Où est-ce que le dry-hopping le remplace ?
Merci d'avance,
:drunken:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 août 2010 22:16
par lamouette
j'ai lu quelque part içi qu'on fait du dry hopping après houblonnage amérisant et aromatique, des parfums differents et complementaires en sont issus.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 21 août 2010 11:25
par leyon
farpaitement.
de plus, les arômes issus du dry vont évoluer très différemment. en gros, une bière dry-hoppée n'atteindra un goût digne des efforts accomplis qu'après une période assez longue (au pif, disons 6 mois au moins). autant ne pas l'oublier, c'est assez long.

j'ai réalisé une stout avec dry-hopping au chinook en début d'année et le goût était assez.... bref, désagréable (excessivement médicamenteux). maintenant, elle est très bonne.
ceci dit, chaque houblon a son profil et son évolution propre. il n'en reste pas moins que la maturation nécessaire (en bouteille) est toujours assez longue.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 22 août 2010 11:02
par villager
One question...
Pour le dry-hopping à la Particules, on peut faire la secondaire dans un seau Brouwland classique... j'ai pour habitude d'utiliser une dame-jeanne pour la secondaire alors pour faire passer le tout dans le goulot :naughty:
Merci d'avance,

Gaëtan

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 22 août 2010 12:03
par Le nain brasseur
Oui tu peux faire ça dans le contenant que tu veux, un seau c'est plus pratique pour retirer la chaussette.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 sept. 2010 12:43
par felixsth
J'ai fait du dry hopping hier pour une APA, je me demandais si je pouvais tordre le houblon quand il faudra le sortir (j'ai utilisé des feuilles dans des cottons a fromage) ou si je suis mieux de laisser la biere absorbée par le houblon dans le houblon.

Merci!

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 sept. 2010 13:09
par particules
Tu peux récupérer la bière qui se trouve dans le houblon en tordant le sac a houblons, seul précaution, bien laver les mains et les bras avec un savon bactéricide ( le même que les chirurgiens utilisent dans les hôpitaux) une fois lavées, tu ne touches plus rien d’autre que le sac a houblons, fait-toi aider pour ouvrir le couvercle de ton seau de fermentation.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 15 sept. 2010 18:13
par felixsth
bien content d'entendre ca, parce que ca absobre quand meme beacoup, du meme coup je me demandais si c'était possible de faire la meme chose au brassage, de tordre le houblon apres le refroidissement quand je verse le mout dans ma cuve de fermentation il met reste toujours beaucoup de mout dans le houblon, es-ce que je peux le tordre ou je vais avoir des gouts non désirés?

Merci!

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 16 sept. 2010 10:18
par agathez
hello,
Ben moi, je le fais à chaque fois je presse mes sacs à houblon entre la cuve et mon fourquet pour récupérer un max de mout parfumé, je ne pense pas qu'il y contre indication ! :eye:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 16 sept. 2010 10:30
par Tibouli
Idem que agathez, je presse bien fort avec un fourquet désinfecté et j'en récupère pas mal.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 16 sept. 2010 11:37
par villager
idem... ça fait c****r de laisser tout ce moût dans la chaussette :?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 sept. 2010 4:44
par charles268
Quelles possibilités j'ai si je n'ai qu'un seau pour la primaire et une tourie pour la secondaire, je veux limité mes transfert pour ne pas oxyder ma bière mais c'est plus ou moins pratique d'essayer de faire le dry hopping par le trou de la tourie... Est-ce que mettre le houblon dans un sac au fond de la tourie avant de transférer pour la secondaire et le retirer seulement après avoir fait le dernier transfert pour l'embouteillage est faisable où il y a trop de risque que je bouge mon dépôt de levure? pendant les manipulation? Ça m'embête, j'avais pas pensé a tout ça pour mon brassage cette semaine!

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 20 sept. 2010 14:44
par felixsth
salut charles, je l'ai fait dans une tourie et ca pas été si mal, il a fallu que je prenne deux cottons a fromages par contre parce que j'avais 1 oz de houblon et dans un cotton c'était beaucoup trop gros pour l'ouverture. J'ai séparé en deux parties egales et j'ai mis des billes comme expliqué au début de ce post (pas asser finalement parce qu'il n'a jamais coulé). Pour sortir les sacs apres deux semaines j'ai crochi les pointes d'une fourchette pour en faire un crochet et j'ai été prendre les sacs qui flottait, ils ont bien passés dans l'ouverture en forcant un peu et ca les a tordu du meme coup. J'ai seulement un seau comme toi alors j'avais pas trop le choix. La prochaine fois si je le fais encore en tourie je mettrai plus de billes et une ficelle qui sort pour pouvoir le tirer apres. Bon brassage!

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 21 sept. 2010 2:24
par cathedral
Si vous avez des photos de la manip avec la tourie, ça m'intéresse!!
Je ne comprends pas comment on peut ressortir les billes de la tourie sans en verser entièrement le contenu... :doh:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 21 sept. 2010 4:27
par charles268
Merci Félix, je vais essayé de faire comme toi!
J'ai été m'acheter des billes et j'ai déja le coton à fromage, il me manque juste de la corde pour sortir le sac à la fin!
Cathédral, pour ma part je vais faire mon transfert de la tourie à mon fermenteur en plastique avant d'essayé de sortir le houblon comme ça je risque pas de faire des dégâts et de bouger ma levure au fond de la tourie. Je vais essayé de prendre des photos mais ça iras pas avant quelque semaines parce que je commence seulement la primaire demain!
Je vous redonnes des nouvelles!
À bientot!

Charles

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 07 févr. 2011 23:28
par creni
Bon, j'essaye pour la première fois un dry hopping.
J'ai mis le houblon dans un sac à houblon, fermé avec une ficelle à roti,coincé la ficelle dans le couvercle de mon seau.
Et c'est là que je me pose une question...
De la bière remonte par capilarité le long de la ficelle. Pas beaucoup, mais un peu quand même...
C'est normal? N'y a-t-il pas un risque d'infection?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 08 févr. 2011 0:57
par charles268
J'ai eu la même constatation, je te dirais que ça n'a rien donné de joli: Il y avait une odeur de fruits moisi qui se dégageait de la ficèle qui ressortaient et il y avait plein de mouches a fruits qui rodaient autour. Si je devais le faire dans un sceau, je mettrais simplement des billes en verre avec le houblon et le laisserais le tout couler au fond de la bière. Ce n'était pas possible parce que je l'ai fait dans une tourie. Cependant au niveau risque, j'ai eu aucune infection mais j'imbibais la ficelle qui dépassait avec un peu de solution de sulfite (au cas).

As tu mis un poids dans ton sac à houblon?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 08 févr. 2011 5:43
par Cede
Laisse faire la ficelle, c'est une source d'ennuis.
Soit tu mets tout dans un sac à houblon lesté, soit tu mets directement dans la cuve.

Si tu mets une ficelle qui a un bout en dehors du seau, la bière va remonter par capillarité, et les emmerdes vont aller dans l'autre sens ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 08 févr. 2011 7:46
par creni
Bon, ben je vais désinfecter des ciseaux, rouvrir le seau :( et couper cette ficelle.
J'ai mis en secondaire samedi soir, ça va durer encore 10-15 jours, ça va me stresser si je la laisse.
Avec un peu de fil à pêche ça aurait pas été plus mal...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 08 févr. 2011 7:48
par villager
Oui effectivement mais la solution de Roland avec les billes préalablement stérilisées est au top je trouve :clap:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 08 févr. 2011 7:58
par creni
J'ai mis les billes et c'est effectivement une très bonne idée (et surtout j'avais des billes à disposition), mais maintenant que je suis emm**** par la ficelle, je me demande pourquoi je l'ai mise dans mon seau :?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 févr. 2011 11:14
par villager
particules a écrit :
villager a écrit :Merci, nickel par contre je trouve que Particules en met beaucoup plus apparement à voir la grosseur de la chaussette...
3,2 gm /litre > 21 jours Pendant la garde entre 2 et 5°C°
Je déterre...

J'ai mis une quarantaine de grammes dans 20 litres en secondaire mais je fais ma secondaire à 18/20 ° est-ce grave docteur ?

D'ailleurs y-a-t il une différence notoire entre une secondaire à 4/5° et une à 20° ? Si oui, qu'elle est-elle ?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 23 mai 2011 6:34
par lantoine
[quote="villagerD'ailleurs y-a-t il une différence notoire entre une secondaire à 4/5° et une à 20° ? Si oui, qu'elle est-elle ?[/quote]

Bonjour,
Question dans le même genre, la diffusion des aromes lors d'un houblonnage à crue se fait mieux à 20° ou à 3°? Ou peut être que c'est kif-kif???
Merci
Antoine

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 23 mai 2011 22:38
par choussinga
C'est mieux à 20°C

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 23 mai 2011 22:57
par leurne
La diffusion est toujours facilité à des hautes températures... Essaye de diffuser à -5°C ^^
villager a écrit :
particules a écrit :
villager a écrit :Merci, nickel par contre je trouve que Particules en met beaucoup plus apparement à voir la grosseur de la chaussette...
3,2 gm /litre > 21 jours Pendant la garde entre 2 et 5°C°
Je déterre...

J'ai mis une quarantaine de grammes dans 20 litres en secondaire mais je fais ma secondaire à 18/20 ° est-ce grave docteur ?

D'ailleurs y-a-t il une différence notoire entre une secondaire à 4/5° et une à 20° ? Si oui, qu'elle est-elle ?
Je suis pas expert en fermentation, mais j'ai entendu plusieurs choses... J'ai déjà entendu que à 4/5°C, c'était mieux pour la fermentation car ca provoque un stress sur les levures qui facilitent le changement de voix métabolique et permet de, par exemple, dégrader plus facilement les molécules à l'origine de faux gouts comme le diacetyle. Cependant, je viens de gouter une bière fermenter pendant 2 mois à -4°C (bon c'est pas 4/5°C) et je dois dire que niveau de la fermentation, ca à tout simplement tout freiné... Enfin sur cette bière on va faire plus d'analyse j'attend de voir encore ce que ca va donner (car elle etait pas mal quand meme). Pour revenir sur les températures, perso ayant eu des pb de diacetyle, j'ai reussi à les éliminer en descendant de 20°C à 18°C... Donc la différence est limite négligeable et au bout de 2 mois, plus rien!
Par ailleurs, je sais aussi que l'IFBM m'ont dit que fermentation primaire/secondaire, la seule différence c'est qu'on purge les levures, sinon aucune modif' de la t°C... Donc je pense que c'est un bon reflet de ce qui se fait en grosse brasserie.

Cependant, je suis convaincu que une fermentation à 4/5°C permet quand meme la formation d'arome plus fin et plus interessant... Faudrait que je lise des trucs dessus, depuis le temps que je me le dis et que je suis bloqué sur le houblon ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 10:26
par vitendo
Je ne sais pas si fermenter à des températures aussi basses permet le changement de voiE métabolique dont tu parles, c'est possible et ce serait d'ailleurs intéressant si tu pouvais retrouver la source de tes infos à ce sujet ("litterature" et/ou enseignants?).
Par contre, si le phénomène existe ET permet une amélioration significative, ça doit se faire super lentement. Les levures en manque de substrat ne sont déjà plus très vigoureuses...A moins d'avoir des souches qui travaillent correctement à cette température, pas évident.
A des températures négatives, là je pense qu'il faut oublier...
Si je devais le faire dans un sceau, je mettrais simplement des billes en verre avec le houblon et le laisserais le tout couler au fond de la bière. Ce n'était pas possible parce que je l'ai fait dans une tourie.
Je suppose qu'il y a de bonnes raisons à ne pas utiliser de dame-jeanne à col large, car ça permettrait cette manip (et un nettoyage plus facile). On fait avec ce qu'on a...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 10:32
par villager
VITENDO a écrit :Je suppose qu'il y a de bonnes raisons à ne pas utiliser de dame-jeanne à col large, car ça permettrait cette manip (et un nettoyage plus facile).
:think: Tu t'es pas trompé avec les négations là :?:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 10:54
par vitendo
je vais essayer de formuler autrement :
Avec une DJ à col large le pb de l'introduction du sac serait résolu (et le nettoyage facilité).
Comme ce matériel existe mais que je ne vois pas grand monde l'utiliser, je suppose qu'il y a de bonnes raisons (coût? dispo??...) pour lesquelles ces dj à col large ne sont pas utilisées.
est ce que c'est + clair?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 11:13
par vitendo
J'ai testé pour vous ( :liar: bon, 1 peu pour moi aussi) : la mythique de St Landellin (les brasseurs de gayant) houblonnée à cru.

Nez TRES puissant de houblon (en tout cas sur ce batch), à la dégust on déguste, un peu l'impression de croquer dans du houblon, très intéressant pour faire découvrir ce qu'est le houblon dans une bière (pour former et entrainer un panel??). Je l'ai trouvée très bonne sur les 1ères gorgées, mais quand même à la limite de l'écoeurement après. Peut être une question d'équilibre, je ne suis pas assez avancé sur la dégustation des bières, et malgré un palais (parait il) assez sensible y'a du boulot pour atteindre le niveau honorable recherché, ce qui fait l'intérêt de la chose.
En tout cas, une bière "industrielle" qui ressemble à nos bières, et qui a du caractère.

D'autres retours sur ce produit?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 11:40
par olivierpicard
Même sentiment pour moi : flatteuse au départ, écoeurante sur la longueur. J'en bois une (33 cl) mais sûrement pas deux.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 11:52
par villager
VITENDO a écrit :je vais essayer de formuler autrement :
Avec une DJ à col large le pb de l'introduction du sac serait résolu (et le nettoyage facilité).
Comme ce matériel existe mais que je ne vois pas grand monde l'utiliser, je suppose qu'il y a de bonnes raisons (coût? dispo??...) pour lesquelles ces dj à col large ne sont pas utilisées.
est ce que c'est + clair?
Ben moi je m'en sers quand j'ai des brassins de moins de 20 litres... c'est super facile à nettoyer et ça permet de bien suivre la fermentation :wink:

Par contre, vue quelle ne fait que 20 litres, j'utilise un sceau de 30 litres quand mes brassins font au alentour de 24 litres... chose plus courante ces temps ci

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 12:53
par leurne
VITENDO a écrit :Je ne sais pas si fermenter à des températures aussi basses permet le changement de voiE métabolique dont tu parles, c'est possible et ce serait d'ailleurs intéressant si tu pouvais retrouver la source de tes infos à ce sujet ("litterature" et/ou enseignants?).
Enseignement, et oui, cette info était accompagné de "c'est très lent" ^^

Un schéma qui peut mettre sur la piste :
(si j'ai le temps j'essayerais de voir dans la doc que j'ai, les conduites de fermentation si y a des réponses à nos questions)


Image

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 14:11
par Romain
En regardant les courbes,
on voit que le diacétyl atteint sont pic à 4 - 5 jours, soit à la fin de la fermentation primaire. Ensuite, sa concentration diminue brutalement et rapidement, alors que la température est encore haute.
La température diminue pendant la fermentation secondaire et la concentration en diacétyle continue de diminuer.

Mais elle diminue de moins en moins vite, ce qui laisse penser que la transformation du diacétyle est plus lente lorsque la température baisse.

Voilà, ce que j'en déduis.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 14:14
par Joey
De plus, le 'diaceltyl rest' que l'on fait dans certaines lagers se fait a température 'haute' (pour une lager) du genre température pièce. Et ce pour éliminer le plus possible de diacetyl quand la fermentation s'est fait a température basse...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 14:22
par The Submarine Captain
Romain a écrit : Mais elle diminue de moins en moins vite, ce qui laisse penser que la transformation du diacétyle est plus lente lorsque la température baisse.
Euh, je vais peut-être chercher trop loin, et je pense ici à haute voix, mais il y a un autre facteur possible qui me vient à l'esprit:
- s'il y a de moins en moins de diacétyle à réduire au fil du temps, est-ce que c'est pas une simple question de proportionalité que la quantité diminue du coup de moins en moins vite ? (comme les isotopes radioactifs et leurs demi-vies, par exemple)
- ou est-ce que le facteur déterminant est la quantité de levure présente en suspension, qui a une capacité de réduction du diacétyle donnée et - en simplifiant - plus ou moins constante, donc la diminution serait plus ou moins linéaire ?

Tout ça en faisant abstraction de la température, of course, en supposant qu'elle reste constante...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 16:10
par Romain
Tu as raison Captain, ce schéma ne suffit pas à expliquer la réduction du diacétyle.

On en veut d'autres !!!! :alien: :alien:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 17:16
par leurne
Allez, j'me lache en biblio! Bonne lecture!
Diacetyl production and reduction are strongly influenced by temperature, and the rates for both increase as temperature increases. Thus, an ale fermented at 20 degrees C (68 degrees F) typically has a higher diacetyl peak than, say, a lager fermented at 10 degrees C (50 degrees F). The rate of diacetyl reduction, however, is much higher in the ale than in the lager, which is why most lager brewers prefer to get diacetyl levels below 0.10-0.15 mg/L at the end of the main fermentation. Some additional reduction occurs in cold storage, but at a very slow rate. For this reason, some brewers raise the temperature of a cold-fermented beer to 20 degrees C (68 degrees F) for a brief period following the end of the main fermentation, a practice that is usually called diacetyl rest.

One alternative is the so-called Narziss fermentation. In this procedure the first two-thirds of the fermentation is done at 8-10 degrees C (46-50 degrees F). During the final third of fermentation, the temperature is allowed to increase to 20 degrees C (68 degrees F), after which the beer is transferred to cold storage. Another alternative is to add freshly fermenting wort (kraeusen) to diacetyl-laden beer in cold storage.
http://brewingtechniques.com/library/ba ... 2/fix.html
Diacetyl rest

Question: I generally perform the first two-thirds of my lager fermentation at 50 degrees F, rack the beer to a secondary fermentor, and lower the temperature 2 degrees F/day until I reach 40 degrees F. I hold it there until fermentation is complete.
I want to include a diacetyl rest, but I am not sure how this procedure is done properly. I understand that usually after racking to the secondary you allow the temperature to increase to around 60 degrees F; after some time you then take the temperature back down.
At what temperature should the diacetyl rest occur? Do you allow the temperature to rise freely, or do you step it up? How long is the diacetyl rest, and how do you know when it is complete? Once the rest is complete, do you step the temperature down, or drop it all at once?


Dave Miller : Your understanding of the diacetyl rest is basically correct. It should be done when fermentation is about two-thirds complete, as measured by beer gravity. For example, if you have a 1.054 beer and anticipate a final gravity of 1.012, that means a drop of 42 points. Two-thirds of 42 is 28, so when the gravity of the beer has dropped 28 points - to 1.026 - rack the beer to the secondary and let the temperature rise to 60 degrees F or so. Normally, a diacetyl rest lasts about 48 h, but it varies according to the requirements of the brewer. Once it is complete, the temperature is brought down gradually - 2-4 degrees F/day - until lagering temperature (usually 32 degrees F) is reached.
One thing to remember, if you incorporate a diacetyl rest, is to rack the beer - or in a unitank fermentation, draw off the yeast - before you allow the temperature to rise. This will help prevent the yeast dregs from autolyzing and giving a yeasty taint to the finished beer.
Most brewers just allow the beer to rise at its natural rate. As to the right temperature for the diacetyl rest, it is related to time and also to your question about how you know when the diacetyl rest is over.
The purpose of the diacetyl rest is to give the yeast a boost when it is in its corrective phase - that is, while it is reabsorbing and metabolizing the by-products that it excreted early in the fermentation. Anybody who has ever smelled a lager beer in the second or third day of active fermentation knows that it is a nasty smelling concoction, reeking of acetaldehyde and other things including, often, diacetyl - the butter or butterscotch note that is a part of the flavor profile of many ales. It is considered undesirable in most lagers, hence the inclusion of a diacetyl rest to reduce it.
Lager yeasts vary tremendously in their ability to remove diacetyl. Some of them, such as the famous Weihenstephan strain #308, need all the help they can get just to bring levels down to the taste threshold range. Others do quite well with no diacetyl rest at all. So to answer your question about times and temperatures, I would need to know what yeast you are using and how much diacetyl is in your finished beer.
Lacking that information, I would say that you have to experiment to get the results you want. Two days and 60 degrees F are fairly common, but they may be more or less than you need. Some breweries use higher or lower temperatures - anywhere from 55 to 65 degrees F - and longer or shorter times. You know when the rest is complete only by assaying the results. For most small-scale brewers, this means using our favorite lab apparatus, the human palate and nose.
The reason for dropping the temperature slowly after the diacetyl rest is that you don't want to chill the yeast too quickly. Fast chilling could put the yeast to sleep. More sugars remain to metabolize and more nasties to remove, and if you give the yeast a chance to adapt to the lower temperature it will happily continue to work slowly, even near the freezing point.
By the way, if you can manage it, I recommend a lager temperature of 32 degrees F. This temperature will give a clearer, cleaner flavored beer, especially if (as I recommend) you filter your lagers to remove yeast and chill haze.
http://www.brewingtechniques.com/librar ... iller.html
Temperature has an effect primarily on fermentation rate
through its effect on yeast growth and metabolic rate. The data in Fig. 6.18 shows
attenuation profiles for pilot-scale high-gravity lager fermentations performed at a
range of temperatures between 11°C and 25°C. All other process variables were, as
near possible, identical. As may be seen, between the two extremes of temperature,
there was a difference of nearly 100 hours in the time taken to achieve final gravity.
Based on this result it may be supposed that it must be advantageous to perform
fermentations at as high a temperature as possible. Most brewing yeast strains have a
maximum growth temperature within the range of 30 to 35"C, suggesting that very
rapid fermentations could be achieved. In fact, several factors preclude the use of very
high temperatures. Some loss of volatile flavour components and ethanol by gas
stripping is inevitable in all fermentations. The severity of this effect is obviously
correlated with the vigour of fermentation. At very high temperatures, the rate of loss
becomes unacceptable. Indeed, at 30°C, it would be necessary to control the loss of
water due to evaporation and it would be difficult to retain the fermenting wort within
the vessel!

Image

Of greater significance is the effect of temperature on the formation of yeastderived
flavour components. In general, ales are fermented at higher temperatures
(typically 18 to 25°C) compared to lagers (6 to 15.C). Ales tend to be more highly
flavoured than lagers, whereas lagers contain greater concentrations of more subtle
flavour components. The greater flavour intensity of ales is in part due to the malts
and hops used in their preparation. In addition, the beers also usually contain greater
concentrations of higher alcohols and esters, which are produced during fermentation.
Some of these differences are a consequence of the yeast strains used. Generally, ale
strains produce more esters and higher alcohols than lager strains. However,
increased temperature also produces elevated levels of higher alcohols and possibly
esters (Stevens, 1960; Mandl et al., 1975; Kumada et al., 1975; Posada et al, 1977;
Miedener, 1978). It is probable that it is only in the case of higher alcohols that the
increase can be ascribed directly to increase in temperature. In the case of esters,
effects due to oxygen may also be implicated. Thus, elevation in temperature reduces
the solubility of oxygen. There is a negative correlation between oxygen availability
and ester synthesis. Decreased oxygen availability reduces yeast growth extent
because of sterol limitation. Reduced utilisation of wort amino nitrogen and sugars
for biomass formation allows a greater proportion of the pools of 0x0-acids and
acetyl-CoA to be used for the synthesis of esters. In fact, it may be shown that yeast
growth extent and beer ester concentrations are unchanged at different temperatures
when oxygen concentration is maintained at a constant value.
The temperature at which fermentation is conducted may influence oxygen
requirement. As the temperature at which yeast is grown is reduced, the cells incorporate
a progressively greater proportion of unsaturated fatty acid residues into the
plasma membrane in order to maintain fluidity (Boulton & Ratledge, 1985). It follows
that de novo unsaturated fatty acids synthesis during fermentation will require more
oxygen at lower fermentation temperatures.
Fermentation temperature influences the profile of formation and reduction of
VDK. Thus, increased fermentation temperature increases the peak value of VDK. In
addition, at elevated temperatures the VDK peak occurs earlier in the fermentation
and the rates of formation and decline are more rapid (Fig. 6.19). Thus, elevated
temperature favours rapid primary and secondary fermentation.

Image

The choice of temperature has practical implications for fermentation management.
The use of high temperatures results in increased fermentation rate but some of
the potential advantage is lost because of the concomitant increase in time taken to
cool at the end of fermentation. Vigorous fermentations require more careful handling
with respect to control of fobbing. Care must be taken to protect yeast in large
closed vessels when fermentations are performed at high temperatures. In traditional
top-cropping ale fermentations performed in open square vessels, the yeast is
removed comparatively early in the process. Consequently, it is not subject to heat
stress. Conversely, similar fermentations performed in large-capacity closed vessels
provide an environment in which it is much more difficult to control the temperature
of the yeast. Thus, when yeast cells are packed into the cone of a vessel, attemperation
is inefficient and difficult. Clearly, this problem will be exacerbated where a high
fermentation temperature is used. In such cases, the yeast should be removed from the
vessel as soon as is possible and vessels should be fitted with cone cooling jackets (see
Section 5.4.1).
Brewing Yeast & Fermentation, Chris Boulton & David Quain


Le commentaire du schéma qui pose problème:
This is the common production process in open fermenters by simple means.
Pitching is performed at 6 – 7 ° C, then the temperature is allowed to rise to 8 – 9 ° C.
Four days later the beer is cooled down slowly to 3 – 4 ° C. Afterwards it is transferred
in a lager tank still containing a residual fermentable extract of 1.1 – 1.3%. However,
it is also possible to add 10 – 12% kr ä usen with a degree of attenuation of 25% to
a totally fermented young beer to depict the residual extract . In the lager tank the
beer is cooled slowly to − 1 ° C. In this time the extract is fermented completely and
the diacetyl is reduced below the human threshold. At − 1 ° C the beer is lagered
for a further or 2 weeks. See Figure 8.2 .
Ca aide pas trop car c'est surtout de la description de process (Handbook of Brewing)
The fermentation temperature will affect the amount and profile of the esters, with
most esters increasing in concentration at higher temperatures.19,42,52,55,113,148,149
Engan and Aubert149 showed that acetate esters increased with temperature but
MCFA esters were not affected. It is likely that the increase in acetate ester levels is
related to the stimulation of synthesis of higher alcohols (stimulation of yeast growth)
as well as stimulation of the AATases. Stimulation of yeast growth at higher temperatures
will prevent any accumulation of acyl CoA and thus will not result in any increase of
the MCFA esters. Increasing the temperature at the end of fermentation can be expected
to give a more fruity beer. Unlike higher alcohols, a significant proportion of the
esters is still synthesised during that period and any stimulation of the AATase activities
will further increase their production.
Brewing Yeast Fermentation Performance Second edition Edited by KATHERINE SMART
(Si vous voulez les références des articles, là ou y a les petits chiffres, envoyez un mp ^^)


Voili voilou, j'ai fait le tour en vitesse de la doc que j'ai...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 18:31
par Head
Moi y'a un truc qui me fais doucement sourire à chaque fois que j'entend parler de diacétyle, c'est que vous donnez l'impression que c'est une bête farouche qui se réveille de façon sournoise à chaque coin de fermentation... quelqu'un a-t'il déjà été dérangé par la présence de diacétyle dans sa bière en fin de fermentation?

En brasserie, le diacétyle (enfin surtout ses précurseurs) est un co-produit normal de la fermentation produit en quantités infimes (souvent sous le seuil de perception d'un nez non formé). Et dans une grande majorité des cas (vérifié en fermentation haute, un peu moins en basse) il est réduit en fin de fermentation et devient quasiment indécelable (même en utilisant des appareils de mesures poussées: chromato, spectro de masse...).

De toute ma courte (mais intense!) expérience estudiantine et professionnelle en brasserie (et j'en ai vu passer une série de milliers d'hectos en fermentation!), je n'ai rencontré que très peu de fois de bière en garde avec un taux de diacétyle "dérangeant"... et bien souvent c'était suite à une fermentation un peu rapide (disons précipitée pour cause de rush estival) avec une levure un peu fatiguée! --> réensemmencement avec une propagation fraiche et en 48h l'affaire est réglée!

Un peu de science pour ceux que ça intéresse: le diacétyle et ses précurseurs, ou en tout cas les molécules que l'on regroupe sous le nom de VDK (pour Vicinal DiKetones, en eng) sont des composés intermédiaire de la synthèse d'acides aminés (valine pour le diacétyle aka 2,3-butanedione, iso-leucine pour son cousin le 2,3-pentanedione)... en gros la levure sort son arsenal enzymatique pour isoler ou créer ces acides aminés parcequ'elle en a besoin pour bosser, mais surtout survivre et se développer, et des fois ben paf, y'a un loupé et ça sent le beurre ;)

Plus sérieusement il n'est nullement question de demi-vie du diacétyle (même celui de Fukushima...). La réduction de ces cétones ,quand elle n'aboutie pas à la formation d'acides aminés, se conclue par la formation d'alcools (2,3-butanediol pour le diacétyle, 2,3-pentanediol pour son cousin) infiniment moins perceptibles! Et cette transformation chimique est encore une fois réalisable grâce à l'équipement enzymatique de nos chères amies les levures!
Et comme pour toute réaction enzymatique, plus il fait froid, moins ça va vite! (d'où le "diacetyl rest" plus à 10°c qu'à 1°c) :D

Et avec ça? Quoi qui faut faire?
Ben on a vu que la présence en excès du diacétyle est liée à plusieurs choses (dans le désordre)

- si la levure ne trouve pas les acides aminés qui lui faut (ici valine et iso-leucine): si y'en a pas de dispo tels quels, elle va essayer de s'en fabriquer à partir de ce qu'elle trouve
-> bosser avec des malts frais et de qualité (pas du truc qui a 5 ans et qui est conservé dans une cave humide), ce qui jouera sur la qualité des protéines et donc sur la qualité de leur transformation en acides aminés
-> bosser le palier protéolytique en fonction de votre levure, car c'est lui qui fournira les protéines nécessaires à cette synthèse d'acides aminés
-> apport de blé = apport d'acides aminés

- si la levure a besoin de synthétiser une grande quantité d'acides aminés: comprendre par là qu'elle doit se développer plus que de raison pour "coloniser le milieu"
-> ensemencer en quantité raisonnable (bannir le sachet de 11gr pour 100 litres, ou faire un pied de cuve)

- si la levure bosse n'importe comment: comprendre par là qu'elle travaille fort et vite si bien qu'elle saute des étapes dans les transformations, ce qui abouti à une présence en forte concentration de divers co-produits (pas forcément désirables)
-> adapter la température de fermentation à la souche de levure utilisée

-si la levure n'est plus en forme à la fin de la fermentation: comprendre par là qu'elle sombre dans la déchéance de l'alcoolisme et ne fournit plus le moindre effort pour réduire ces composés mal-odorants
-> oxygéner raisonnablement le moût en début de fermentation afin de permettre à la levure, non pas de se développer vite ou de respirer (comme on le lit souvent), mais de synthétiser des stérols à partir des acides gras présents, et ce afin de renforcer sa membrane (son K-way et couteau suisse) pour lui permettre de se développer mieux (moins de dégénérescences lors des divisions cellulaires), mais surtout d'offrir une résistance aux pressions (osmotiques et autres) plus importante et donc à notre niveau une meilleure résistance à l'alcool.

Bon voilà pour le principal (j'ai bien mérité ma petite Hop-it! :drunken: )
J'ai fait pas mal de raccourcis j'en suis conscient, mais le but n'est pas ici d'écrire un bouquin, hein? :lol:

EDIT: j'avais plus fait gaffe au sujet initial du post, mais on en est bien loin, non :D

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 22:18
par Romain
Merci beaucoup à Leurne et Head qui ont clairement enrichi mes quelques connaissances ce soir !

Romain

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 22:39
par vitendo
merci pour les infos des différents contributeurs, et pour la confrontation enrichissante des idées.
on a vu que la présence en excès du diacétyle est liée à plusieurs choses (dans le désordre)
- si la levure ne trouve pas les acides aminés qui lui faut (ici valine et iso-leucine): si y'en a pas de dispo tels quels, elle va essayer de s'en fabriquer à partir de ce qu'elle trouve
Ce qu'elle trouve : càd du diacétyle par ex (précurseur de la syntèse des AA). Un déficit en AA ne va t il pas justement faire baisser le diacétyle plutôt que conduire à un excès? ou bien j'ai pas tous les morceaux?
bosser le palier protéolytique en fonction de votre levure, car c'est lui qui fournira les protéines nécessaires à cette synthèse d'acides aminés
peux tu stp préciser ta pensée notamment "en fonction de votre levure"?
Sinon, il me semblait que c'était plutôt les AA (obtenus lors du pallier protéolytique) qui allaient permettre la synthèse de protéines par les levures en fermentation.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 23:11
par olivierpicard
Merci beaucoup Head pour ce super exposé qui éclaire bien des lanternes aux non biologistes comme moi. Mais un truc me surprend :
Head a écrit : -> oxygéner raisonnablement le moût en début de fermentation afin de permettre à la levure, non pas de se développer vite ou de respirer (comme on le lit souvent), mais de synthétiser des stérols à partir des acides gras présents, et ce afin de renforcer sa membrane (son K-way et couteau suisse) pour lui permettre de se développer mieux (moins de dégénérescences lors des divisions cellulaires), mais surtout d'offrir une résistance aux pressions (osmotiques et autres) plus importante et donc à notre niveau une meilleure résistance à l'alcool.
:D
Je croyais avoir compris que l'oxygénation du moût avant le début de la fermentation était important pour favoriser la phase aérobie, et donc de multiplication cellulaire, avant que la levure ne passe en mode "fermentation" suite à la disparition d'oxygène dissous ?
Pourrais tu expliquer un peu plus cette synthèse des stérols (dont je n'ai jamais entendu parler, pauvre de moi... :downtown: )
Head a écrit : J'ai fait pas mal de raccourcis j'en suis conscient, mais le but n'est pas ici d'écrire un bouquin, hein? :lol:
Et pour le bouquin, pourquoi pas ? Tu rédiges un ebook, et s'il est intéressant et de qualité, tu peux le vendre dans le monde entier...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 24 mai 2011 23:23
par Head
Ce qu'elle trouve : càd du diacétyle par ex
Non justement le diacétyle fait parti des voies annexes... il n'est pas naturellement présent. On parle bien ici des conditions initiales du moût.
Et plus les levures ont besoin de synthétiser les AA par cette voie, plus une certaine quantité de diacétyle risque du rester au stade 2,3-butanedione sans aller jusqu'à l'AA... c'est cette quantité que tu réduits en 2,3-butanediol en fin de fermentation.
peux tu stp préciser ta pensée notamment "en fonction de votre levure"?
Je voulais justement pas trop préciser pour pas partir dans des détails trop tordus... mais en gros chaque génotype de levure utilisé à des besoins propres et qui peuvent varier, même si on parle toujours de S. cerevisiae. C'est d’ailleurs ça qui détermine les qualité organoleptiques d'une souches (les co-produits qu'elle relargue lors de la fermentation). Au stade amateur et au vu des quantité en jeu, 'faut vraiment pas commencer à se prendre la tête avec ça, mais en bref, selon les types d'AA et les concentrations apportées, certaines souches de levures auront tendances à créer plus de diacétyle résiduel (même principe pour les esters et autres alcools supérieurs). c'est à force d'essais que tu doses ce genre de truc ('fin pour les fanatiques de la r&d ;) )
Sinon, il me semblait que c'était plutôt les AA (obtenus lors du pallier protéolytique) qui allaient permettre la synthèse de protéines par les levures en fermentation.
C'est vrai aussi. Il faut voir les AA comme des briques élémentaires que la levures peuvent manipuler. Les protéines "reformées" vont servir différentes choses comme fabriquer les différentes enzymes utiles à la levures (attention, je ne parle pas des amylases et protéases que l'on fait bosser au brassage)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 7:22
par villager
Trés instructif head... t'es vraiement une tête toi :lol: :jesors4:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 11:11
par vitendo
désolé head, mais buts pratiques recherchés et raisonnement théo de ton message m'échappent un peu, et ne sont toujours pas très clairs pour moi :
C'est vrai aussi. Il faut voir les AA comme des briques élémentaires que la levures peuvent manipuler. Les protéines "reformées" vont servir différentes choses comme fabriquer les différentes enzymes utiles à la levures (attention, je ne parle pas des amylases et protéases que l'on fait bosser au brassage)
C'est donc bien les AA qui permettent la synthèse des protéines (les enzymes en faisant partie), mais comme tu as l'air de suggérer que le contraire est possible aussi, je ne comprends plus bien..
bosser le palier protéolytique en fonction de votre levure, car c'est lui qui fournira les protéines nécessaires à cette synthèse d'acides aminés
Tu nous suggères dans un 1er temps de travailler le pallier protéolytique en fonction de la levure qu'on utilise, mais si finalement c'est trop compliqué pour nous et qu'on ne dispose pas d'un labo de r&d, comment qu'on fait?
Je voulais justement pas trop préciser pour pas partir dans des détails trop tordus... mais en gros chaque génotype de levure utilisé à des besoins propres et qui peuvent varier, même si on parle toujours de S. cerevisiae. C'est d’ailleurs ça qui détermine les qualité organoleptiques d'une souches (les co-produits qu'elle relargue lors de la fermentation)
Ben oui, tout être vivant voit son fonctionnement régi par son génome, y compris chaque variant de SC (et même au sein d'un clone des mutations apparaissent forcément, je suppose que c'est tout l'enjeu des producteurs ou des brasseurs d'éviter les dérives génétiques et potentiellement métaboliques d'une souche).
Sans partir dans des trucs tordus de voies métaboliques, ne peut on poser le pb concret plus simplement? est ce que la tendance à produire +/- de diacétyle d'une souche (clone dont la variabilité est supposée maîtrisée par le fournisseur) est une information disponible ou un secret bien gardé... Si quelqu'un sait...
Et si je vois quelque chose à ce sujet je ferais un retour à l'occasion.

Je pense qu'il faut revenir à la question de base : est ce que le diacétyle peut ou non être un pb. Tu poses la bonne question en écrivant :
quelqu'un a-t'il déjà été dérangé par la présence de diacétyle dans sa bière en fin de fermentation?
Pour ma part :
1/ J'ai le sentiment que les process sont mieux maîtrisés chez l'industriel que chez l'amateur, disons en moyenne, est ce que ça ne pourrait pas expliquer tes constatations?
2/ Au cours de mon expérience de brassam, pourtant courte, j'ai déjà eu l'occasion de goûter de la bière présentant ce défaut, ce qui suppose que ça doit quand même se produire chez l'amateur?? et qu'il peut être légitime de chercher à éviter ou maitriser le phénomène, sans le surestimer ni faire de paranoïa ?
ou alors j'ai vraiment pas de chance... :doh:
Personne d'autre?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 13:46
par 6ril
quelqu'un a-t'il déjà été dérangé par la présence de diacétyle dans sa bière en fin de fermentation?
On est effectivement loin du thème du topic mais bon c'est intéressant alors ....

J'ai également constaté ce défaut dans certaines de mes bières:
Une lager pour laquelle j'avais pourtant fait le diacetyl rest et une ou deux ales. J'attribue, en ce qui me concerne ce défaut à des températures d'ensemencement trop élevées (à creuser tout de même). Il est vrai que le goût de beurre et même la texture grasse associée ne sont pas des plus agréable.

Pour ce qui est des infos disponibles chez les fournisseurs de levures, WihteLabs a fait des comparatifs intéressants de ses produits en terme de quantité d'espèces chimiques produites pendant une fermentation test. On trouve le tableau de résultats sur la fiche de chaque levure : http://www.whitelabs.com/beer/strains_wlp001.html Il est évidement question de diacétyle.

@ Head peux tu STP répondre à Olivier J'avoue que je me posais la même question :
Je croyais avoir compris que l'oxygénation du moût avant le début de la fermentation était important pour favoriser la phase aérobie, et donc de multiplication cellulaire, avant que la levure ne passe en mode "fermentation" suite à la disparition d'oxygène dissous ?
Pourrais tu expliquer un peu plus cette synthèse des stérols (dont je n'ai jamais entendu parler, pauvre de moi... :downtown: )
@ Head : je ne suis pas biologiste (plutôt chimiste) mais le métabolisme des levures m'intéresse de plus en plus, aurais tu une biblio à proposer ? thank u !

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 15:30
par vitendo
mer6 ril pour le lien, me semblait bien que ce genre d'info devait exister...Bon de toute façon ces chiffres sont indicatifs, ça dépend vraiment de la conduite de la fermentation j'imagine.

comme toi et olivier, J'ai pas trop pigé non plus le passage en question..

La phase aérobie n'est pas à proprement parler la fermentation (au sens biochimique de fermentation alcoolique), c'est pendant cette phase d'adaptation que la croissance cellulaire explose, et on a besoin de fabriquer cette "biomasse" (=population de levures) avec la plus grande efficacité, biomasse garante d'une bonne efficacité de la fermentation au sens strict qui va suivre.
La fermentation ethylique (éthanolique?) se passe en phase anaérobie càd lorsque l'oxygène à été consommé. Changement de voie métabolique, fabrication d'ethanol entre autres choses....
Croissance explosive qui nécessite des cellules en pleine forme et est clairement boostée par l'oxygène (contrairement à nous les levures peuvent non seulement survivre en l'absence d'O2, mais aussi travailler et 1 peu se développer, mais c'est nettement moins efficace). En pleine forme, donc avec une membrane cellulaire irréprochable qui va jouer son rôle de barrière en même temps que d'échanges sélectifs avec le milieu, membrane constituée entre autres de stérols (cholestérol dans le règne animal, quelques % des constituants je crois) mais aussi protéines et phospholipides, pour ne citer que les plus importants sur le plan quantitatif. Il me semble donc que c'est un tout, la croissance nécessite beaucoup d'énergie via la respiration (consommation d'O2), pour la multiplication et les biosynthèses dont celle des stérols, mais pas seulement.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 15:39
par vitendo
j'oubliais : comme le mentionne 6ril on est un peu loin des préoccupations dry hopping facile. S'il y avait nécessité de poursuivre pour clarifier, ce serait peut être mieux dans la ou les bonnes rubriques?
Ces digressions sont toujours intéressantes, mais si on se met à la place du lecteur, ça devient difficile de s'y retrouver lorsqu'on cherche des infos pratiques sans y passer des plombes...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mai 2011 22:50
par Head
Salut

(j'adore les sujets qui déchainent les passions :D)

avant tout, je tiens à préciser que ne possède pas la science infuse et que ce que j'essaie de fournir comme explications est issu de ma propre expériences (cours, boulot, recherche...)

Avant que je ne l'oublie, si vous n devez acheter qu'un livre traitant de la fermentation brassicole, je vous conseille vivement "Brewing Yeast and Fermentation, C.Boulton D.Quain, Blackwell publishing"... c'est pour moi LA référence absolue ACTUELLE. C'est mon livre de chevet depuis quelques années maintenant.

alors dans le désordre:
@VITENDO
- en solubilisant les protéines du malt tu obtiens des acides aminés libres (FAN) qui à leur tour pourront prendre de nouveau place dans un nouveau complexe protéïque.
- concernant les souches, c'est généralement à l'usage que tu constates que l'une ou l'autre à tendance à produire +/- de telle ou telle chose. même si le labo qui te la vend peut te donner les grandes lignes, c'est bien la composition de TON moût et la façon dont TU travailles la fermentation qui définiront TON profil arômatique. Là par contre je ne travaille pas souvent avec des souches Lesaffre ou autre pour te guider plus que ça.
VITENDO a écrit :1/ J'ai le sentiment que les process sont mieux maîtrisés chez l'industriel que chez l'amateur, disons en moyenne, est ce que ça ne pourrait pas expliquer tes constatations?
sans doute, mais je participe à des jurys de dégustation depuis pas mal de temps (y compris en concours amateur) et je n'ai pas eu de retour sur des cas de diacétyle flagrant.

@6ril
6ril a écrit :goût de beurre et même la texture grasse associée
le diacétyle présente un nez plutôt piquant, l'odeur caractéristique du beurre légèrement rance ou de la crème... je n'ai pas souvenir d'une modification de la texture.
Après reflexion, il me semble qu'une infection du genre Pediococcus damnosus est également source de production de diacétyle et d'une augmentation de la viscosité de la bière, ce qui provoquerait une sensation de rondeur inhabituelle ou sensation de texture "grasse"...

@ceux qui liront jusqu'ici
concernant l'oxygène, le métabolisme aérobie ou anaérobie des levures, je n'aurais qu'une chose à dire (qui provoquera une levée de bouclier)... oubliez Pasteur! y'a de l'eau qui a coulé sous les ponts depuis!
Les levures de type Saccharomyces cerevisiae sont de type "Crabtree +", c'est à dire qu'à partir d'une certaine concentration en "sucres" dans le milieu (nettement inférieure à celles que l'on retrouve en brasserie), les cellules ont un métabolisme fermentaire, et ce même en présence d'oxygène! le schéma aérobie=respiration=multiplication suivit de fermentation alcoolique est un dogme ancien et erroné. L'oxygénation du moût permet essentiellement la synthèse des stérols, nécessaires au renforcement de la paroi des levures.

Pour vous en convaincre, quelques éléments (bref car ce n'est pas le sujet ici, c'était déjà pas celui du diacétyle ;) )
1- la quasi totalité de l'oxygène est consommée durant les 12 à 20 premières heures qui suivent l’ensemencement, ce qui correspond à la phase de latence, soit en d'autre terme : multiplication cellulaire quasi-nulle.
2- la phase de croissance exponentielle (multiplication à donf!) correspond à la phase de chute de densité... fermentation=multiplication?
3- à ceux qui diront que la respiration est plus rentable d'un point de vue énergétique: la fermentation dégage de la chaleur, preuve qu'il y a déjà une surproduction d'énergie par rapport aux besoins de la levure... la respiration produit près de 16 fois plus d'énergie...
4- la respiration consomme elle aussi les sucres, mais produit H2O + CO2... faite le bilan de flotte produite au détriment de l'alcool si la levure "respirait" tout l'oxygène apporté!

L'oxygène ne sert pas à la respiration mais à d'autres réactions oxydatives (hors métabolisme) permettant de se préparer à une multiplication (notamment en participant à la transformation des acides gras en stérols).
D'ailleurs pour un départ de fermentation plus rapide, je vous conseille plutôt d'oxygéner votre pied de cuve à la place de moût, perso je trouve ça moins risqué (avis aux afficionados de l'oxydation :D ) et tout aussi efficace.

voilou

pS aux modos: à mon avis y'a du découpage de post dans l'air... dsl
Aussi pour éviter de pourrir ce post je propose à ceux que cela intéresse d'entammer une discussion ailleur, non?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 26 mai 2011 0:37
par vitendo
se pourrait il qu'il y ait du savoir, et peu de doute :?:
bonne nuit

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 26 mai 2011 11:25
par vitendo
j'adore les sujets qui déchainent les passions
Les sujets sont bien ce qu'on en fait...Perso je privilégie la confrontation à l'affrontement, fut il jubilatoire. Un débat éventuel sur ce forum s'enrichit de la confrontation des idées et des réajustements successifs. La lecture des pages suivantes illustre bien ce que je veux dire :
viewtopic.php?f=76&t=6265&hilit=capsuleuse&start=20
-->Petit à petit on parvient à identifier le pb et une solution apparait ; bénéfice immédiat me concernant, je n'entre pas dans les détails pour éviter une sous digression supplémentaire.
avant tout, je tiens à préciser que ne possède pas la science infuse et que ce que j'essaie de fournir comme explications est issu de ma propre expériences (cours, boulot, recherche...)
Pourquoi cette précaution? on en est bien tous là, et on assume j'espère. Par contre on se doit essayer d'éviter des incohérences, et un minimum de précision(s), de clarté et de rigueur sont nécessaires pour un contenu surtout destiné aux autres.
Et quand on lit par ex
car c'est lui qui fournira les protéines nécessaires à cette synthèse d'acides aminés
, on peut se poser des questions sur ce contresens. D'autant que la lecture du reste du msg n'était pas d'une évidente clarté (bon, je suis peut être le seul).
Ou encore qu'il faut
bosser le palier protéolytique en fonction de votre levure
en précisant dans le message suivant que finalement c'est trop prise de tête...

J'ai un peu regardé / effet crabtree, c'est bien vu Head. Heureusement que la science n'est pas figée, et je me demande honnêtement comment on a pu passer à côté d'un truc aussi gros pendant tout ce temps (à priori ça semble pas démentiel de suivre les différents paramètres sans des moyens ultra-modernes). Si 1 jour je retrouve mes cours, faudra que je regarde, aussi bien on en parlait déjà...
Il n'en reste pas moins vrai que la chaîne respiratoire est la voie principale de consommation d’O2, et que je reste étonné que la croissance de la biomasse soit plus explosive en métabolisme fermentaire.
Faut avouer que c'est pas non plus très facile de te suivre (effet raccourcis?) quand on lit :
D'ailleurs pour un départ de fermentation plus rapide, je vous conseille plutôt d'oxygéner votre pied de cuve à la place de moût
(En quoi sera t elle + rapide ensuite? : apport + important de biomasse (donc croissance)? ou déjà franchir la phase d'adaptation (mais re-dilution dans le mout de fermentation = nouvelles conditions?))
Et 2 lignes + haut on lit :
1- la quasi totalité de l'oxygène est consommée durant les 12 à 20 premières heures qui suivent l’ensemencement, ce qui correspond à la phase de latence, soit en d'autre terme : multiplication cellulaire quasi-nulle. 2- la phase de croissance exponentielle (multiplication à donf!) correspond à la phase de chute de densité... fermentation=multiplication?
??

De plus, c'est pas ce que dit palmer
Immediately after pitching, the yeast start adjusting to the wort conditions and undergo a period of high growth. The yeast use any available oxygen in the wort to facilitate their growth processes. They can use other methods to adapt and grow in the absence of oxygen, but they can do it much more efficiently with oxygen.
Ceci dit, palmer ne détient peut être pas la vérité non plus. :notworthy:
Le point 2 n'est pas une preuve irréfutable non plus, la chute de densité pourrait aussi être expliquée par une consommation de glucose en aérobiose pour la croissance, parceque résultant en prod d'H2O et CO2. Baisse de densité qui s'accentuera ensuite avec l'effet ethanol (masse volumique etc..).

By the way, faudra quand même qu'on prévienne l'inra (et peut être d'autres) qu'ils continuent à propager des trucs des siècles précédents :
http://www.inra.fr/la_science_et_vous/a ... rmentation

Je trouve qu'il y a des trucs vraiment intéressants dans ce que tu écris, mais c'est vraiment pas facile à suivre, et parfois un peu dans le définitif non?.

Je note quand même en conclusion que le diacétyle, sous sujet qui à généré cette discussion parasite, est un faux problème, et jusqu'à ce que j'expérimente le contraire dans mes prod, je concentrerais mon attention sur d'autres choses. C'est ça de pris...

Et comme j'ai l'impression qu'on tourne en rond je vais passer à autre chose, pour quelques temps au moins. :thumbup:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 11:49
par macisa
Sil l'on peut réutiliser le houblon servit en DH pour une EBU suivante, en va t'il de même dans le sens EBU -> DH

Je m'explique :

Est-il possible d'utiliser le houblon mis en dernier dans la cuve EBU
Par exemple, celui à 5 minutes de fin EBU ?
Et si oui, jusque qu'aux quels remonter ? 15 minutes.

Mis en filet en cuve EBU :) Cela va de soi.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 12:09
par villager
macisa a écrit :Sil l'on peut réutiliser le houblon servit en DH pour une EBU suivante, en va t'il de même dans le sens EBU -> DH

Je m'explique :

Est-il possible d'utiliser le houblon mis en dernier dans la cuve EBU
Par exemple, celui à 5 minutes de fin EBU ?
Et si oui, jusque qu'aux quels remonter ? 15 minutes.

Mis en filet en cuve EBU :) Cela va de soi.
En voilà une question qu'elle est bonne :wink:

Moi pour ma part je ne peux te répondre... avis aux avisés :D

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 13:10
par amateurcurieux
macisa a écrit :Sil l'on peut réutiliser le houblon servit en DH pour une EBU suivante, en va t'il de même dans le sens EBU -> DH

Je m'explique :
Est-il possible d'utiliser le houblon mis en dernier dans la cuve EBU
Par exemple, celui à 5 minutes de fin EBU ?
Et si oui, jusque qu'aux quels remonter ? 15 minutes.

Mis en filet en cuve EBU :) Cela va de soi.
Le houblons même ajoutés lors d'ajouts tardifs vont perdre un peu de leurs huiles essentielles. On parle de fraction d'hydrocarbure de l'huile essentielle qui est perdue - elle s'évapore - pendant l'ébullition, même de courte durée ; de plus la chaleur qui est fournit lors de l'ébullition va provoquer des réactions chimiques sur les huiles essentielles !!! et donc, les propriétés de ton houblon vont être modifiées. Sachant que le houblon utilisé pour le dry hopping doit être le plus frais possible ( sous-entendu qu'il doit être riche d'arôme donc intact), je ne pense pas que réutiliser du houblon qui a subit une courte ébullition soit une bonne idée !!!
Stef

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 15:41
par Le nain brasseur
Oui par contre je pense qu'il est beaucoup plus facile de réutiliser un houblon de DH en guise de houblon amérisant où l'on recherche plutôt l'extraction de l'amertume.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 17:26
par Tibouli
Vu les quantités que nous brassons pour la plupart d'entre nous, je trouve que réutiliser du houblon de DH en amérisant est un peu dommage. Pour quelques euros, autant utiliser du "neuf" qui malgré tout apportera quand même quelques arômes.
Mais bon, c'est un point de vue personnel.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 09 nov. 2011 18:18
par leurne
En principe et vu la volatilité des huiles essentiels, ca apportera près de 0 en arome... Après je sais pas si ils auront tout à fait le même potentiel aromatisant vu que j'imagine que la lupuline aura quand meme tendance à partir un peu dans la bière.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 10 nov. 2011 8:39
par Head
Je partage l'avis de Tibouli.

Par contre Leurne, la volatilité des huiles essentielles n'est pas instantanée, en tout cas pas à ce point. Si l'ébullition a pour effet d'en évaporer une grande partie, elle permet aussi de fixer certains composés aromatiques du houblon (notamment certains composés qui à la base étaient combinés à du soufre... au passage, c'est la proportion de composés soufrés du houblon "frais" qui permet de déterminé sa "qualité").

Sinon pourquoi utiliser tant de variétés amerisantes?

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 janv. 2012 13:19
par Passecoul
Je reviens sur le sujet de la ficelle abordée plus haut et sur le post du BrassamTV de Agathez.

Je comprends bien qu'il est mieux de mettre la chaussette lestée directement dans la cuve sans ficelle.
Mais désirant faire quelques brassins successifs avec DH avec une récupération de levure en fin de secondaire, je me dit qu'il faut bien accrocher la chaussette pour éviter que la chaussette soit au fond avec la levure qui tombe et qu'elle soit "en suspension"; ça ne sera surement pas évident également de récupérer la levure avec la levure au fond une fois le transfert en cuve d'embouteillage réalisé si la chaussette n'était pas accrochée.
Comment faites-vous pour récupérer la levure avec le DH?
Peut être faut-il mieux récupérer dans ce cas la levure de fin de primaire...
Merci pour votre aide

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 janv. 2012 13:35
par choussinga
Passecoul a écrit :Peut être faut-il mieux récupérer dans ce cas la levure de fin de primaire...
Oui, je toute manière si tu veux avoir des levures fraiches et en quantité abondante, il faut récupérer après la primaire. Tu auras bcp moins de cellules et elles seront un peu moins vives en fin de secondaire. Donc pas de soucis pour lester la chaussette sans sa corde. Il faut juste aller la récupérer avec un instrument bien désinfecté.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 janv. 2012 15:06
par muntjac
choussinga a écrit :
Passecoul a écrit :Peut être faut-il mieux récupérer dans ce cas la levure de fin de primaire...
Oui, je toute manière si tu veux avoir des levures fraiches et en quantité abondante, il faut récupérer après la primaire. Tu auras bcp moins de cellules et elles seront un peu moins vives en fin de secondaire. Donc pas de soucis pour lester la chaussette sans sa corde. Il faut juste aller la récupérer avec un instrument bien désinfecté.
Mais tu auras sélectionné les souches les plus aptes à mieux atténuer ta bière...
... bière qui sera plus dure (plus longue) à bien clarifier.
(après primaire ou après secondaire, vaste débat :D )

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 16:34
par Passecoul
Hello,

J'ai fait mon 1er Dyr Hopping week end dernier sans ficelle et avec les billes.
J'ai Mis 180 grammes de billes pour une chaussette de houblon de 50g. Je pensais que ça suffisait amplement (soit 3,6 fois la masse de houblons) mais la chaussette est restée semi immergée à la surface.

Vu que je met 2 brassins cette fin de semaine en dry hopping je ne voudrai pas refaire la même bêtise.

D’après vous quelle est le ratio Poids Billes / Poids houblon pour que la chaussette coule? (en tout cas plus que 3,6 fois)
Particules indique 700 à 800g de billes mais pour quelle quantité de houblons?

Merci pour votre aide.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 17:09
par villager
Ben plus tu en mets et mieux c'est :wink: Moi aussi en fin de fermentation je retrouve souvent la chaussette qui flotte à la surface :(

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 17:46
par Tibouli
J'ai eu une fois un souci : j'avais bêtement jeté mon houblon du DH dans le seau de fermentation et forcément, vu qu'il flottait à la surface, et que je l'avait laissé au moins 4 semaines ( pendant l'été ! ) dedans, je me suis retrouvé avec de la moisissure et un brassin foutu. Résultat, mon premier brassin foiré, et bien foiré !!!
Sinon, les billes de particules ( le plus possible ), ça marche vraiment bien sous réserve de bien positionner le houblon dans le sac pour qu'il ne se retrouve pas à flotter ( c'est plus simple quand tu as 23 l dans le seau que 10 ! ).

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 21:58
par Le nain brasseur
Ah l'éternel problème de lest ! ça me fais penser à des répliques du film c'est arrivé près de chez vous ;)
Je me suis fais avoir plusieurs fois aussi sous estimant la force du houblon :)
Même quasi totalement immergé je n'ai jamais constaté de pb de moisissure

Sinon faut appliquer la technique Rudolph7 : attacher le sac avec une ficelle au pas de vis du robinet qui dépasse côté intérieur de la cuve, là au moins il reste totalement immergé et se retrouve en suspension au milieu du moût.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 22:04
par choussinga
Le nain brasseur a écrit :Ah l'éternel problème de lest ! ça me fais penser à des répliques du film c'est arrivé près de chez vous ;)
Je me suis fais avoir plusieurs fois aussi sous estimant la force du houblon :)
Même quasi totalement émergé je n'ai jamais constaté de pb de moisissure

Sinon faut appliquer la technique Rudolph7 : attacher le sac avec une ficelle au pas de vis du robinet qui dépasse côté intérieur de la cuve, là au moins il reste totalement immergé et se retrouve en suspension au milieu du moût.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 22:11
par Le nain brasseur
C'est le verre à moitié vide ou à moitié plein :)
Je voulais dire, comme un iceberg, même s'il reste une partie émergée, la plus grosse partie est immergée et la diffusion se fait quand même.
:jesors2:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 01 mars 2012 22:17
par villager
Sympa la référence à c'est arrivé près de chez vous... Il est excellent ce film :clap:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 02 mars 2012 10:30
par Passecoul
Le nain brasseur a écrit :Ah l'éternel problème de lest ! ça me fais penser à des répliques du film c'est arrivé près de chez vous ;)
Je me suis fais avoir plusieurs fois aussi sous estimant la force du houblon :)
Même quasi totalement immergé je n'ai jamais constaté de pb de moisissure

Sinon faut appliquer la technique Rudolph7 : attacher le sac avec une ficelle au pas de vis du robinet qui dépasse côté intérieur de la cuve, là au moins il reste totalement immergé et se retrouve en suspension au milieu du moût.

Héhé la préparation du "cocktail petit G...", mythique :) c'est une fois le poids car les os sont poreux :) dans c'est arrivé près de chez vous.

Pour l’attacher au robinet, oui Fabien, ce n'est pas que je ne t'avais pas lu à ce sujet, mais c'est que mes seaux actuel sont sans robinet :( (plus pratique à stocker en appartement car ils s'empilent)

Bon ba du coup je vais partir sur un lest de 400g voir 500 , pour mes 50g de dry Hopping; c'est juste qu'il faut que je regarde si j'ai suffisamment de billes pour faire 3 ou 4 dry hopping en même temps (donc autant que possible :) mais pour pouvoir en faire plusieurs).
Je vous dirai donc ce week end si 8 ou 10 fois le poids du houblons cela suffit (en tout cas 3,6 fois suffisait pas)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 02 mars 2012 10:32
par villager
Est-ce que le fait que ça ne touche pas le fond n'est pas plus mal...

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 02 mars 2012 13:05
par lamouette
une simple pierre genre silex ou autre non poreuse, bouillie péralablement, fait l'affaire.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 mars 2012 12:01
par Passecoul
villager a écrit :Est-ce que le fait que ça ne touche pas le fond n'est pas plus mal...
Et bien Gaëtan ça je ne sais pas mais ça m'intéresse bien.
Car au final je me demande si je ne vais pas remettre le même poids ce soir et laisser la chaussette semi immergée/émergée au lieu de lester à fond pour qu'elle reste bien au fond.
Quoi qu'il en soit si elle doit être au milieu du seau il faudra utiliser une ficelle et la se repose le problème de la capillarité.
lamouette a écrit :une simple pierre genre silex ou autre non poreuse, bouillie péralablement, fait l'affaire.
Ce n'est pas le problème du type de lest qui se pose ici mais plus le poids de ce dernier en fonction du poids du houblon

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 mars 2012 15:16
par G-Rhum
Passecoul a écrit : Quoi qu'il en soit si elle doit être au milieu du seau il faudra utiliser une ficelle et la se repose le problème de la capillarité
Il faut utiliser du fil de pêche et le problème de capillarité est résolu... :D

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 mars 2012 23:13
par Ramouch88
Passecoul a écrit : mais c'est que mes seaux actuel sont sans robinet :( (plus pratique à stocker en appartement car ils s'empilent)
les robinets sont démontables (c' est mieux aussi pour le lavage), donc pas de prob pour le stockage :)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 03 mars 2012 23:42
par rudolph7
Oui merci Fabien de faire référence à la technique que j'avais évoquée mais qui ne fonctionne en effet que si on a un seau avec un robinet....j'avais essayé avec un sac de billes mais ça n'était pas assez lesté donc j'avais coincé la ficelle au niveau du robinet d'un seau de 30L broubrou et ça marche bien.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 11:13
par Passecoul
G-Rhum a écrit :
Passecoul a écrit : Quoi qu'il en soit si elle doit être au milieu du seau il faudra utiliser une ficelle et la se repose le problème de la capillarité
Il faut utiliser du fil de pêche et le problème de capillarité est résolu... :D
Oui j"avais vu cela dans un autre post. Mais je m’étais dit que pas besoin de l'accrocher en fait au final. Mais j'ai changé d’avis au dernier moment :)
J''ai quand même regardé dans mes placards juste avant de faire le transfert et la bonheur j'ai retrouvé du fil de pêche mono-brin 6,3kg :) que j'ai fait trempé dans un bain de chemipro.

Pour le lest au final j'ai mis 400g de billes pour mes 50g de dry Hop (Centennial); cette fois ci, ça me semble pas mal :dance: Les Billes sont bien au fond du seau et la chaussette est "droite comme un piquet" au milieu du seau avec le noeud qui lui est juste à la surface des 20L de moût. La chaussette s'étend sur tout la hauteur du moût :) je pense que ça va bien diffuser :drunken:
Du coup pour mon transfert de ce soir (Single Hop Nelson Sauvin), je vais faire exactement pareil. Je verrai bien si au final les chaussettes sont remontée dans 3 - 4 semaines :) Mais je ne pense pas...

Ramouch88 a écrit :
Passecoul a écrit : mais c'est que mes seaux actuel sont sans robinet :( (plus pratique à stocker en appartement car ils s'empilent)
les robinets sont démontables (c' est mieux aussi pour le lavage), donc pas de prob pour le stockage :)
Oui c'est vrai, j'ai d'ailleurs 3 seaux avec robinet que j'avais monté mais n'ose pas les monter/démonter régulièrement par peur de les "abimer". J'ai d'ailleurs dû en changer un il n'y a pas longtemps car il fuyait (je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs; ils sont fragiles....)
Après si tu me confirme qu'a chaque utilisation tu les enlèves et et tu les remets sans problème et bien je ferai de même c'est certain ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 11:40
par rudolph7
Passecoul a écrit :
Oui c'est vrai, j'ai d'ailleurs 3 seaux avec robinet que j'avais monté mais n'ose pas les monter/démonter régulièrement par peur de les "abimer". J'ai d'ailleurs dû en changer un il n'y a pas longtemps car il fuyait (je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs; ils sont fragiles....)
Après si tu me confirme qu'a chaque utilisation tu les enlèves et et tu les remets sans problème et bien je ferai de même c'est certain ;)
Il faut les démonter, car la crasse traine dedans et il faut les nettoyer....il faut savoir que les robinets sont entièrement démontables pour pouvoir les nettoyer....

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 11:49
par G-Rhum
idem, je les démonte à chaque fois pour bien enlever la crasse du filetage, joint et robinet...sinon c'est l'infection assuré! :whistle:

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 13:03
par muntjac
Moi au début, je faisais du dry hopping en lestant avec une pièce en inox ou en verre, avec une ficelle.
Désormais, je ne leste plus et n'utilise plus de ficelle, et naturellement le houblon finit par se gorger d'eau par capillarité et à couler tout seul (au bout de plusieurs jours).
Je ne suis donc finalement plus trop convaincu par la nécessité de lester le sachet de houblon.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 19:06
par Le nain brasseur
rudolph7 a écrit :Oui merci Fabien de faire référence à la technique que j'avais évoquée mais qui ne fonctionne en effet que si on a un seau avec un robinet....j'avais essayé avec un sac de billes mais ça n'était pas assez lesté donc j'avais coincé la ficelle au niveau du robinet d'un seau de 30L broubrou et ça marche bien.
Ben tu vois, tu l'as ton +1 :)

J'ai juste corrigé l'orthographe du mot SEAU

Pascal : un conseil démonte et vérifie le contenu des robinets de cuve, surtout après la primaire il reste pas mal de choses dedans !
De temps en temps je les passe à la Javel, comme les seaux d'ailleurs, ils redeviennent banc car se teintent quand même un peu avec le temps et les pigments de la bière (surtout les brunes).

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 04 mars 2012 21:26
par Ramouch88
je sai que ce n' est plus trop en rapport avec le DH
mais j' ai quand même réussi à teinter mon seau avec une blanche ???
DSCF3063.JPG
DSCF3123.JPG
pourtant la bière est plutôt claire

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 05 mars 2012 17:45
par Le nain brasseur
Dans tous les cas ça teinte un peu, et ça se voit plus avec les brunes encore ! Preuve qu'il y a quand même une petite porosité du plastique.
Tu peux frotter avec de la Javel si tu veux blanchir un peu. D'expérience je n'ai jamais eu de pb d'infection lié à l'utilisation et la réutilisation des seaux même "teintés". Tant que le process de nettoyage/stérilisation est bon.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 06 mars 2012 12:37
par dvermd
Ramouch88 a écrit : Image
Ça donne envie cet apéro blanche, bretzels, jambon cru.

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 06 mars 2012 18:31
par Passecoul
Hello,

Au final au bout de 2-3 jours j'ai ré-ouvert rapidement avec précaution pour couper le fil de pêche (avec des ciseaux trempés dans le chemipro).
Mon fil de pêche pourtant pas gros (mono brin 6,2 kg) ne semblait pas bon; alors que j'appuyais a fond sur le couvercle, il devait laisser passer un peu d'air je pense; provoquer je pense une petite fuite car Les niveaux restaient équilibrés....
Depuis que j'ai ouvert et coupé, puis refermé les niveaux sont bien décalé ;) avec le couvercle enfin gonflé comme j'ai l"'habitude ne début de secondaire.
Du coup je laisse tombé l'idée d'attacher/pendre le sac à houblon.

EN tout cas ça sentait super bon. Je n'ai pas peur d'une infection j'ai pris les précautions nécessaires.

Pour l'histoire des seaux avec robinet, je ne m'inquiète pas trop car en faite je ne me sert que d'un seul robinet sur un de mes seaux et seulement pour l'embouteillage car je me sert autrement d'un siphon.
Après je suis sûr qu'en faisant circuler du chemipro dans le robinet ça doit le "désinfecter".
Je suis tellement parano aux infections que je lave je pense très bien mes seau sans même démonter le robinet. En même temps vu que je ne m'en sert pas il n'y pas grand risque.
Après je pense du coup que pour le stockage je peux démonter ce dernier et ce sera d'autant mieux pour le laver ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mars 2012 19:09
par Passecoul
Hello,

Après le dry Hopping, je nettoie la chaussette à houblon à l'eau dans un premier temps pour enlever tous les petits bouts de houblons puis je la fait baigner 2 fois dans du chemipro. Au bout de 2 fois le chemipro se teinte moins en vert.
Après je rince à l'eau froide, je presse la chaussette pour l’essorer et la fait sécher.

D'après vous, je peux ré-utiliser cette chaussette pour un dry Hopping en prenant le soin de la faire bouillir avec les billes ou il faut mieux utiliser une chaussette neuve pour le dry Hopping?

Merci par avance pour les conseils ;)

Re: Dry-Hopping facile

Publié : 25 mars 2012 19:17
par leurne
a partir du moment ou tu fais bouillir ta chaussette, no problemo!