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Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

10 Juin 2019 10:49

En fait, de mon expérience dans le vin, il y a des vignerons qui font un boulot de fou et te sortent des vin très (très) bien à des tarifs moindre que des vin"réputé" qui se repose sur un terroir/une réputation et moins sur un travail d’exception (et puis il y en a qui travaillent à font un produit avec une base d'exception et la c'est la fête).
Je pense qu'il en va de même avec la bière, certaines ont de meilleurs rapport q/p que d'autres parce que les lois de l’offre et la demande, etc.

Maintenant, il y en a bcp que je trouve trop cher pour le plaisir que j'en retire (ça me fait ça depuis que je brasse les miennes), mais il y en a qui vallent carrément le coup et cela me dérange pas d'aller chercher du 15€ les 33cl (mais pas tout les jours)... Et j'avoue que sur une monster ale (brooklyn brewery), une mashtag 2014 (brewdog), une yellow belly peanut butter biscuit stout (buxton x omnipollo) ou une hot and spicy (de molen), je craquerais volontiers (voir j'ai déjà acheter de celle la par demi-douzaine et plus) mais ils en font plus :'(

Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

10 Juin 2019 11:06

Il me semble que le prix de la quille ici est justifié, même s'il peut paraître élevé rapporté à la gorgée ! ça ne me dérange pas trop de devoir débourser une telle somme pour découvrir un produit d'exception. A l'inverse, je suis réticent à l'idée d'acheter une quille dans le même ordre de prix quand il ne s'agit que d'un phénomène commercial et du marketing délirant qui ne repose pas sur un produit qui vaille véritablement le coup (la Tokio de Brewdog humhum...).

Cette vidéo est super ! J'aurais aimé avoir le nom des bières en question pour pouvoir reproduire le test ! Après, ce n'est pas hors de portée de le reproduire avec des bières qu'on trouve en France dans les caves à bière.

Sinon, voici une chaîne YouTube qui propose un contenu un peu similaire, 2 types qui font découvrir le craft beer au Royaume-Uni (et au delà parfois). C'est pas mal de voir ce qu'il se passe un peu à l'étranger (et pas uniquement aux US/ Canada):
https://www.youtube.com/user/TheCraftBeerChannel/featured

Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

10 Juin 2019 12:38

ScatCat12 a écrit:A l'inverse, je suis réticent à l'idée d'acheter une quille dans le même ordre de prix quand il ne s'agit que d'un phénomène commercial et du marketing délirant qui ne repose pas sur un produit qui vaille véritablement le coup (la Tokio de Brewdog humhum...).

Comme quoi il y a une grande subjectivité, parce que moi, la Tokyo* (enfin celle ), je l'aime bien (par contre je les enchainerais pas) et sont pris a ralenti ma consommation mais le rapport plaisir / prix est pour moi acceptable (ou du moins la dernière fois que j'en ai bu, donc sous cette étiquette)

Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

10 Juin 2019 14:13

Nanarf a écrit:Nota
Pour les anciens rappelez vous la volée de bois vert qu'avait reçu Dany06hd quand il voulait vendre sa bière à 16 € le litre, il en a tellement pris dans la gueule qu'il est parti du forum.
https://www.brassageamateur.com/forum/ftopic17357-50.html#p195269


16€/L c'est très loin des ordres de prix que l'on "critique"...

Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

10 Juin 2019 20:15

Nanarf a écrit:Exemple type d'une discussion à la con stérile.


Pourquoi stérile ?
Tes/vos arguments font avancé le débat et ont une répercussion sur l'opinion de ceux qui les lisent.
A mes yeux une discussion stérile c'est lorsque chacun reste dans ses tranchées sans faire un pas vers celui qu'il considère comme "un adversaire". Je ne crois pas avoir ressenti ça dans le discussions qu'on a eu jusque-là.

Nanarf a écrit:Le mec il vend sa bière au prix qu'il veut, il n'a pas à justifier son prix de revient s'il se fait des couilles en or tant mieux pour lui.
Si la bière lui reste sur les bras il baisera ses prix ou fera autre chose et voila.


Moui...c'est une vision libérale que je ne partage pas. Si on gonfle les prix de vente, on coupe de facto la possibilité à tout un pan de la population d'avoir accès à notre produit si qualitatif. Et je trouve ça dommage. Alors oui, il est possible que chaque individu puisse avoir la possibilité de trouvé LA bonne idée pour sortir de sa condition, gagner plus d'argent et pouvoir se payer les bières qu'il veut mais bon... force est de constater que la société d'oppulence ne touche pas tout le monde et ne fait pas envie à tout le monde.

Re: Epicurious - Comparatif bières chères et pas chères

11 Juin 2019 9:19

[HS] Le prix coté producteur, c'est la matière, le temps (souvent sous-évalué par les micro), les charges (yc salaires), etc. Dans les bières d'exception, un paramètre dont il faut tenir compte, outre l'investissement matériel très important, c'est l'immobilisation de celui-ci qui grève le coût : un fermenteur que vous remplissez/videz tous les 15 jours sera vite amorti. Un fût de chêne que vous remplirez/viderez tous les 2 ans et remplacerez tous les 2 ou 3 brassins, c'est une autre paire de manche, sans compter le stockage des futs (ça coute aussi, on ne stocke pas ça dans un hangar en tôle exposé au cagnard en été et aux vents de nord en plein hiver, c'est plus encombrant, etc).

Le prix coté acheteur (je n'ai pas dit consommateur), c'est avant tout le reflet de l'idée qu'on se fait du produit.
Le producteur peut avoir le meilleur produit du monde, si celui-ci n'envoie pas du rêve, il n'y aura pas d'acheteur.
Corollaire, il peut avoir la pire daube possible mais une jolie image, ça se vendra super bien même à prix d'or (vous avez entendu la pub pour "bud" à la radio ???...)

Le juste prix, c'est quand les 2 cotés sont d'accord ;)

Quand le client se retrouve tout seul à choisir, il n'a que 2 critères pour juger : le prix, et l'image (visuelle, et désormais sociale). Ces 2 paramètres doivent le flatter lui, pas le brasseur. Les vignerons ont bien compris le truc (étiquettes, communication, prix, etc) : le nombre de vins bof-bof qu'on vous propose aux repas de famille mais avec une jolie étiquette VS le petit vin d'indépendant, goûtu, délicieux, mais avec une étiquette bien moins travaillée... Le principe est le même partout : en high-tech, en automobile, et dans plein d'autres domaines. Un prof appelait ça "la méthode japonaise" : ce qui importe au départ c'est le papier cadeau, pas le cadeau. On achète d'abord un produit parce qu'on CROIT en ses qualités, parce qu'on pense qu'une partie des qualités PROJETEES par celui-ci nous conforteront dans notre statut (de connaisseur, de précurseur, statut social, etc ) et on renouvelle l'achat si le produit a répondu à UNE PARTIE importante de l'idée qu'on s'en faisait. Il n'y a que l'INITIE qui arrivera en partie à dépasser le stade "papier cadeau". Or coté bière, surtout dans les pays où c'est assimilé à une boisson "festive" (les pubs de Bud / Inbev / HK / Kro n'aidant pas il est vrai), on est très loin du verni de connaissance minimum pour parler de connaisseurs (donc encore plus loin de l'initié ou de l'expert)...

Il y a une chose qu'on apprend en école de commerce (peu importe le niveau, du CAP au Bac+5) : le prix et l'étiquette ne reflètent JAMAIS toutes les qualités intrinsèques d'un produit.
Si c'était le cas, il n'y aurait pas besoin de faire des pubs avec des gens à moitié à poil pour vendre des yaourts ou des voitures. On n'aurait pas besoin d'artifices pour vous vendre un jambon tradition "cuit au torchon de façon traditionnelle" tout rose (un jambon trad', c'est blanc/gris, comme du lard cuit en saumure) → mention en passant : un cochon ce n'est pas rose non plus :whistle: ...
Il y a les qualités réelles et il y a les qualités qu'on y projette en tant que producteur ou en tant qu'acheteur. Le client achète une image (dans le sens large) avant un produit. A charge pour le producteur de faire que l'image renvoyée par son produit en rayon (visuel et prix) reflète les qualités qu'il veut mettre en avant, et surtout que le client souhaite y voir. D'expérience, il y a des gaps très larges à chaque étape ("je veux faire passer cette idée" → "mon étiquette/prix/image fait passer cette idée" → "cela renvoie cette image" → "le client comprend cette chose (généralement, c'est très éloigné de ce que le producteur veut faire passer"[i]→ EDIT : sauf à utiliser des codes de communications tellement intégrés à notre société qu'ils en deviennent "standardisés", par exemple une étiquette très sobre en noir et or pour un coté chic, le coté "tissus vichy, petites fleurs et paysages colorés" pour le coté "campagne", ou une écriture "asiatique" pour donner un coté zen, etc)[/i]

PS : désolé pour le post un peu très brouillon :oops:[/hs]
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