suite à certaines questions qu'on m'a souvent posé, je vais essayer de détailler un peu ma manière de filtrer la maîche avec un manifold homemade par soutirage puis je développerai un peu sur la manière de mettre en place un système de filtration complet qui fonctionne tout seul sans faire d'asservissement.
1 - le manifold et sa conception
le manifold dans sa cuve
les tubes et les raccords du corps sont à la base des éléments servant faire des rambardes sur les voiliers, c'est donc à la fois très rigide et bien résistant à la corrosion. La partie qui remonte le mout est tout simplement une canne de soutirage brouwland 9mm découper à la bonne hauteur.
la canne s'emboite dans le corps via deux bouts de tuyau silicone de diamètre ad-hoc. C'est un peu système D mais l'étanchéité est nettement suffisante. Un jour peu être je ferai un système de fixation plus rigide et dévissable...
le manifold se démonte entièrement grace à un système de mini boulon au niveau des raccords Té et Coude qui viennent serrer le tube intérieur. On les voit ici:
Les ouvertures et les découpes ont été faites à la scie à métaux avec une lame large ainsi qu'une dremel pour faire les encoches pour scier.
Et pour finir un simple tuyau silicone qui plonge dans la cuve tampon et qui fini sur une grosse seringue permettant l'amorçage
2 - mise en situation
le manifold en attente de la fin du mash out
Un fois fini il suffit de mettre en mouvement la maîche et de laisser tomber le manifold dans la cuve (le poid du machin assure un placement au fond sans intervenir dessus)
Puis on amorce avec la seringue et ça filtre.
Ici les premiers litres sont récupérer dans un récipient pour les recirculer manuellement ce qui ne demande pas un gros effort sur des pico de taille amateur et évite d'encrasser inutilement le circuit de pompage en l'utilisant pour recirculer
Un fois fait, on commence le remplissage du tampon
3 - La filtration dans son ensemble
Point que je tenais à aborder en ayant vu fonctionner une pico sur la vidéo du brassam de cette année
Pour profiter du moment de la filtration à boire une bière (brasser donne soif) il est assez facile de mettre en place un système autonome. Il y'a trois débit à considérer: la sortie cuve eau chaude, la sortie filtration cuve d'empatage et l'entrée cuve ébu avec une marge de manoeuvre dépendant de la taille du tampon et de l'espace libre dans la cuve empatage. Il suffit de fixer un des débit et de faire correspondre les deux autres suivant nos paramètres. La vrai raison à faire ça est que remplir proprement la cuve ébu sans malmener le moût n'est pas si évidant que ça si on ne synchronise pas le tout, en effet un pompage par alternance va faire apparaître des poches d'air dans le circuit de pompage ou encore engendrer des conflits de sens de circulation (la pompe fonctionne le liquide monte, la pompe s'arrête le liquide est aspirer en arrière).
Dans mon cas le débit sorti de manifold (quand tout va bien) me satisfait complètement donc je le considère comme référent fixe. Je règle l'ouverture de la vanne sortie eau chaude sur un débit légèrement supérieur au référent (à fond même si j'ai beaucoup de marge). la boule de lavage évite de creuser le gateau par endroit (un simple tuyau de longueur suffisante pour le faire flotté fera très bien l'affaire).
Pour le débit d'arrivé en cuve ébu, j'ai choisi maintenant d'utiliser une pompe (de chez hugh) qui permet de régler le débit simplement par une vanne situé en sortie sans que cela n'esquinte la pompe (d'après ce même vendeur). Pas cher et performant.
Et le mout fini sa course tout en douceur en cuve ébu
(photo impossible à joindre)
Filtration les mains dans les poches ou plutôt sur verre, un mout qui n'est absolument pas mal mené. Pas besoin de capteur ni de régulateur complexe.
Si on y parvient pas reste à remonter le tuyau au fur et à mesure des arrêts de la pompe ou de mettre ça en fin de course:
(photo impossible à joindre)
En espérant que ce sera utile à ceux qui monte leur pico homemade



