Bon, ça commence à prendre tournure mon protocole. Je viens de passer le brassage d'une tentative de bière brune et non plus noire, que j'aurais voulu dans les 6,5 volts. La dunkles Weizen de mes rêves. Description complète :
1) Le samedi à 23 heures, j'ai "démoli" au moulin à café électrique mon malt, à savoir :
- 4 fois "riz 400 grammes" donc paraît-il 215 grammes de malt münich
- 3 fois "riz 400 grammes" de blé malté (probablement plus de 215 grammes, ça me paraît plus dense)
- 2 fois 215 grammes de malt caramel
Tout ceci donnant peu ou prou deux kilos de malt, moyenne assez foncée. J'ai mis ça à tremper dans un bol à punch avec une bouteille de 1,5 litres d'eau de source.
2) Le dimanche à 17 heures, on (j'ai recruté trois arpettes) a versé cette salade à froid dans la cocotte SEB (r) inox 8 litres, et là

argh je découvre qu'un litre et demi ce n'était pas assez, il restait de larges quantités de malt qui n'avait pas trempé. A revoir pour la prochaine
3) J'ai ajouté de l'eau pour bien détremper cette fois. De l'eau sortant de la bouilloire, mais pas seulement et j'ai eu un peu de mal à atteindre le palier à 55°C que j'avais envie d'atteindre. Moralité, j'ai fini par monter la température sur ma plaque vitro, et je me suis retrouvé stabilisé plutôt à 58°C. On a fait un long palier de 45 minutes, puis une petite demi-heure à 63°C environ. Une cassure à 85°C pendant une dizaine de minutes, et c'est parti pour le plus pénible : le filtrage.
4) La passoire en fil posée en travers de mon fût de fermentation, on a versé la maïsche petit à petit. Une fois que l'essentiel du liquide est sorti, on presse la maïsche restante dans une presse à purée, pour exprimer tout ce qui est possible. Vache d'extraction ! C'est long et fatiguant, mais efficace et assez propre, surtout si je repense aux horreurs que j'avais faites avec mon sac à houblon la première fois. Bien entendu, il y a des morceaux qui tombent, mais ça sera refiltré lors des opérations ultérieures.
J'utilise un machin dans ce genre-là (le mien est en plastoc, pas en inox c'est trop cher pour moi)

5) Le rinçage des drêches : avec de l'eau bouillante, rinçage des drêches précédemment pressées. Le jus qui sort est très clair, même au pressage qui suit. Et oui, on ne s'est pas arrêtés en si bon chemin.
6) Ebullition (en filtrant donc au moment de reverser dans la cocotte), avec un bon 30 grammes de hallertau et autant de saaz, en cônes. Mon problème c'est que j'avais un tout petit peu plus que la cocotte minute à faire bouillir, et j'ai du attendre que ça réduise pour finir de tout verser. Ca m'a fait perdre un peut de temps, mais c'est ça le sport. Une bonne heure d'ébu dont tout compté, avec une partie qui aura moins longtemps travaillé, mais je ne pense pas que ça pose de gros problème. Mais après tout ça c'est à 99°C, ce foutu moût !
7) La cocotte posée dans l'évier qu'on remplir d'eau du réseau, qui est en ce moment à un petit 11°C. On remplit l'évier, et en touillant à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, après 5 petites minutes, il y a déjà une belle transmission de chaleur. Il est important de bien faire tourner l'eau de l'évier aussi ! Trois changement d'eau ainsi, et la température était bien en-dessous de 45°C.

Ensuite on verse toujours à travers la passoire, pour éliminer les cônes. J'ai ajouté une bouteille d'un litre et demi d'eau de source stockée au réfrigérateur, puis une bonne poignée de glaçons. Miracle : on est à 25°C, je peux mettre ma levure qui attendait du précédent brassin dans sa bouteille. Et j'ai peu ou prou dix litres : les huit de la cocotte qui était archi-pleine, et ce que j'ai ajouté pour refroidir.
9) Tout semble parfait. Vraiment ? Et bin non, la densité est à 1070.

Il y a une nouille dans ce moût !

A votre avis chers brasseurs émérites, je laisse cela ainsi, ou j'ajoute une bouteille d'eau de source (ou même deux) pour éviter d'avoir une bière trop concentrée ? J'ai un peu peur d'avoir le même problème de mesure de densité que la toute première fois, où le densitomètre me promettait 1045 alors que je ne les avais évidemment pas. Qu'en pensez-vous ?
"La cacahouète, c'est le mouvement perpétuel mis à la portée de l'homme" (Jean-Claude Van Damme)