de binouze le 11 Déc 2007 9:37
Les échangeurs à plaques font partie des échangeurs qui ont la meilleure efficacité. Ils n'étaient jusqu'à il n'y a pas longtemps utilisés uniquement dans l'industrie. Une surface d'échange importante pour un encombrement réduit, c'est une très bonne solution. Le soucis principal est l'encrassement d'où la possibilité de les démonter.
On voit apparaitre depuis quelques années des échangeurs à plaques soudés en inox, 10 à 20 fois moins chers que les démontables. Cela est dû en grande partie au développement de la production d'eau chaude sanitaire instantanée en guise de moyen de lutte contre la légionellose.
Ces échangeurs sont aussi performant,...mais non démontable. Ils sont très bien adaptés à l'eau, ou tout autre fluide non chargé.
Voilà, je pense donc que le mout est un peu trop chargé pour ce type d'échangeur --> encrassement --> infection (au moment le plus critique, avant l'ensemencement).
L'échangeur immergé, même si son rendement est moindre, est une solution facile à nettoyer. La solution la plus efficace qui reste sans trop de risque d'infection est le contre courant (tube cuivre dans tuyau d'arrosage). Pour refroidir nos volumes (15 à 50 l en général) un tuyau de 5 à 10 m est suffisant.
Ca fait moins "techno" que l'échangeur à plaque, mais je n'ai jamais eu aucun soucis d'infection et je n'ai pas peur.
Quant au dimensionnement pour les adeptes inconditionnels ou les futurs pros, j'essaierai de faire un papier dessus, en attendant, voici quelques idées :
Si on veut refroidir par exemple 7 hl (c'est ça Olivier ?) en un temps raisonnable, disons 0,5 h pour l'exemple.
Le moût est à 100 °C, on veut le ramener à 20°C.
Il faut donc échanger une quantité de chaleur équivalente à 0,7 x 1,16 x (100 - 20 ) = 65 kWh
Il nous faut donc une puissance d'échange de 65 kWh/0,5h = 130 kW.
Si on prend un coefficient moyen d'échange de l'ordre de 6 kW/m².K (à vérifier suivant les conditions, mais ça ne doit pas être trop faux, c'est disons un minimum).
Si on considère que la différence de température moyenne (les initiés pourront calculer la DTLM) entre les deux fluides est d'une vingtaine de degrés, cela nous donne la surface d'échange.
S = 130/(6 x 20) = 1,08 m²
Voilà, ça c'est à la louche, mais ça donne une idée. Si la surface d'échange est plus importante, ça augmente l'efficacité globale de l'échange (dans les grandes lignes) mais ça crée plus de pertes de charges (mais ça on s'en tape un peu à notre niveau).
Donc 1,2 m² d'échange ça me semble plutôt bien Olivier.
La thermique c'est fantastique...
Binouze alias Boris...encore un